‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 6 sur 49 · TOME PREMIER · texte numérisé non relu

TOME PREMIER

P. 70, 1. 24, au lièu de et le seul mot que nous connaissions de lui est, lisez : et nous connaissons de lui. — M. Rosenbâäum, dans un article fort bienveillant où il a examiné le premier volume de cette édition d'Hippeëtate ( Archiv für die gesammte Medicin herausgegeben von Dr H, Hæser, B. 1, Heft 4) fait remarquer, p. 406, qu’il y @ une contradiction à citer un passage de Gésias relatif à l’ellébore, et à dire que Le seul mot que nous conusissions de lui, est une critique d'Hippocrate. Cela est juste.

P. 410, 1. 5, supprimez ou qu’il nous est arrivé une copie de l'édilion de ce médecin, ou.

P. 476, 1. 45, j'ai dit : Gruner a suivi à peu près les mêmes règles de critique que Mercuriali, M. Rosenbaum (ib., p. 409) rappelle cette phrase de la préface de Gruner : Uterque enim labor (à savoir, le livre de Lemos et celui de Mercuriali) nunquam ad manus venit, quidquid operæ in inquirendo consumpsimus. En conséquence, au lieu de Gruner a suivi ἃ peu près les mêmes règles de critique que Mercuriali; il a réuni, lisez Gruner a réuni,

P, 275, |. 4, supprimez cette dernière version est, comme le remarque Galien, très peu probable; car quelle foi de tels caractères auraient-ils méritée, s'ils avaient été ajoutés par un médecin inconnu et s'ils n'avaient été attachés primitivement au livre ? Voyez, au ‘sujet de ces caractères, t. 5, ἢ. 28, note 14.

. P. 398, 1, 11, au lieu de premier, lisez troisième.

P. 527, le manuscrit n° 4868 contient plus de choses que je n’en ai indiqué. J'ai êté trompé par une interversion de feuillets, Il faut rectifier cet article ainsi qu'il suit :

περὶ ἄρθρων, folio 575, verso,

περὶ ἀρχαίας ἰητρικῆς, f. 879, verso.

Continuation de περὶ ἄρθρων au feuillet 591.

Continuation et fin du περὶ ἄρθρων au feuillet 382.

Reprise, au feuillet 397, du περὶ ἀρχαίης ἰητρικῆς, qui est définitivement interrompu prés de sa fin,

Ῥ, 564, dans la note, j'ai dit que M. Ermerins et après lui M. Houdart avaient montré que les Prénotions de Cos avaient servi de matériaux au Pronostic. Je m'étais guidé sur la date de la Thèse de M. Ermerins et de la 45 édition des Études sur Hippocrate, de M. Houdart. Mais

ZxXVI Ν AVERTISSEMENT.

sa jeunesse et qui appartient aux doctrines de Pinel. Ἐπ un mot, dit M. Malgaigne, ce qui est d'Hippocrate, comme ce qui est de Broussais, ce sont les écrits qui renferment leurs idées , soit que la plume ait été tenue par eux ; soit, qu’elle l’ait été par leurs disciples.

IV. Après l'impression de l’Ærgument du troisième livre des Épidémies, ayant reçu l'ouvrage de M. Hæser, intitulé Historisch-pathologische Untersuchungen ( erster Theil, Dresden und Leipzig, 1839), jy ai vu une discussjou relative à l'antique existence de la peste en Égypte. L'auteur s'appuie, comme je l'ai fait, sur le passage deg Rufus’, conservé par Oribase (Voyez Argument. du 3° livre des Épidémies). Il ajoute les indications suivantes , sur les maladies pestilentielles, dont cette contrée a été le théâtre dans les temps anciens : « Un passage de Cicéron, dit M. Hæser; p. 38, montre que de bontie heure des affections de ce genre ont régné en Égypte : « Avertunt ( ibes) pestem ab Ægypto, cum volucres.angues ex vastitate Libyæ vento africo invectas interficiunt atque consumunt ( De natura deor. 1, 36). Posidonius, dans Strabon, liv. 17, p. 581, édit. Casaubon, décrit l'Égypte comme un pays sec, et il dit qu'il en résulte des pestes (λοιμικὰ ἐμπίπτειν). Théophraste , dans Athénée, Liv. 2, chap. 4, parle d’une qualité délétère que les eaux du Nil contraëtent parfois dans les grandes chaleurs de l'été, et qui cause la mort de beaucoup d'Égyptiens. Pline, 31, 4,.mdique ,16 même fait. — Ces mentions éparses , ces affections pestilentielles non caractérisées méritent d’être prises en considération par les historiens de la peste, du moment que l’on sait d’une manière positive que, dans la haute antiquité, le fléau n’a pas épargné l'Égypte. C’est d’après le texte de Rufus et aussi d’après l’identité constante du - climat d'Égypte , depuis une époque réculée, que M. Lorinser , auteur d’un ouvrage estimé sur la peste d’O-

AVERTISSEMENT. XXXVIH

rient (1), a soutenu que de tout temps cette maladie a afiligé l'Égypte. | |

M. Hæsér pense que la constitution qui est décrite dans lé troisième livre des Épidémies, se rapporte à i’année de la maladie pestilentielle qui ravagea l’Attique. Il remarqée qu’à cet égard il n’y a aucun obstacle dans l’âge d'Hippocrate, qui, né 460 avant J.- C., était âgé de 30 ans , lors de la peste d’Athènes. 1] ajoute que Tite - Live parle d’une peste qui désola Rome vers la même époque, et que l’on pourrait prendre pour l'extension de la même maladieæn Italie ( p. 48). Ces choses sont possibles; cependant il ne faut pas se fier aux mots constitution pestilentielle, Χατάστασις λοιμώδης, qui se trouvent en titre dans nos éditions. Ces mots ( voyez p. 66 de ce volume, note 39) n’appartiennent point aux anciens textes. Parmi les exemplaires, c’est Galien qui nous l’apprend, les uns n’avaient rien; les autres avaient seulement constitution, χατάστασιᾳ; enfin ceux d’Artémidore Capiton et de Dioscoride portaient constitution humide et chaude, κατάστασις ὑγρὰ καὶ θερμή.

M. Hæser continue : « Tout en convenant que la description d’Hippocrate peut appartenir à une autre année que celle de la peste d'Athènes, nous n’en maintenons pas moins qu’alie importe à notre objet, attendu qu’elle donne quelques éclaircissements sur le caractère des événements épidémiques durant un intervalle étendu qui, dans tous les

* Die Pest des Orients, Berlin 1837.— Je vois, dans le livre de M. Lorinser!, p. 20, l'indication de deux thèses sur les morceaux conservés par Oribase : Frid, Osann de loco Rufi Ephesii medici apud Oribasium servato, sive de peste libyca disputatio, Giessæ, 1835, in-40 ; Bussemaker, U. C., dissertatio philologico-medica inauguralis exhibens librum x1v collectaneorum Oribasii nuper ab Angelo Maio Romæ grœce editum , cum adjuncta versione latina annotationibusque, etc., Groningæ 1836 in-8°.

ΧΧΧΥῚ ‘ AVERTISSEMENT

sa jeunesse et qui appartient aux doctrines de Pinel. En un mot, dit M. Malgaigne, ce qui est d'Hippocrate, comme ce qui est de Broussais, ce sont les écrits qui renferment leurs idées , soit que la plume ait été tenue par eux, soit. qu’elle l’ait été par leurs disciples.

IV. Après l'impression de l’Æ#rgument du troisième livre des Épidémies, ayant reçu l'ouvrage de M. Hæser, intitulé Historisch - pathologische Untersuchungen ( erster Theil, Dresden und Leipzig, 1839 \, jy ai vu une discussion relative à l'antique existence de la peste en Égypte. L’auteur s’appuie, comme je l’ai fait, sur le passage de Rufus’, conservé par Oribase (Voyez Argument. du 3° livre des Épidémies). Il ajoute les indications suivantes , sur les maladies pestilentielles, dont cette contrée a été Île théâtre dans les temps anciens : « Un passage de Cicéron, dit M. Hæser; p. 38, montre que de bonne heure des affections de ce genre ont régné en Égypte : « Avertunt ( ibes ) pestèm ab Ægypto, cum volucres.angues ex vastitate Libyæ vento africo invectas interficiunt atque consumunt ( De natura deor. |, 36). Posidonius, dans Strabon, liv. 17, p. 581, édit. Casaubon, décrit l'Égypte comme un pays sec, et il dit qu'il en résulte des pestes (λοιμικὰ ἐμπίπτειν). Théophraste , dans Athénée, liv. 2, chap. 4, parle d'une qualité délétère que les eaux du Nil contractent parfois dans les grandes chaleurs de l'été, et qui cause la mort de beaucoup d'Égyptiens. Pline, 31, 4,. indique .le même fait. — Ces mentions éparses , ces affections pestilentielles non caractérisées méritent d’être prises en considération par les historiens de la peste, du moment que: l'on sait d’une manière positive que, dans la haute antiquité, le fléau n’a pas épargné l'Égypte. C’est d’après le texte de Rufus et aussi d’après l'identité constante du climat d'Égypte , depuis une époque réculée, que M. Lorinser , auteur d’un ouvrage estimé sur la peste d’O-

AVERTISSEMENT. XXXVH

rient (1), a soutenu que de tout temps cette maladie a affligé l'Égypte. -Ν | |

M. Hæsér pense que la constitution qui est décrite dans lé troisième livre des Épidémies, se rapporte à 1’année de la maladie pestilentielle qui ravagea l’Attique. Il remarqie qu’à cet égard il n’y a aucun obstacle dans l’âge d'Hippocrate ; qui, né 460 avant J.- C., était âgé de 30 ans , lors de la peste d'Athènes. 1] ajoute que Tite - Live parle d’une peste qui désola Rome vers la même époque, et que l’on pourrait prendre pour l'extension de la même maladieæn Italie ( p. 48). Ces choses sont possibles; cependant il ne faut pas se fier aux mots constitution pestilentielle, χατάστασις λοιμώδης, qui se trouvent en titre dans nos éditions. Ges.mots ( voyez p. 66 de ce volume, note 39) n’appartiennent point aux anciens textes. Parmi les exemplaires, c’est Gaïjen qui nous l’apprend, les uns n’avaient rièn; les autres avaient seulement constitution , χατάστασιᾳ; enfin ceux d’Artémidore Capiton et de Dioscoride portaient constitution humide et chaude, κατάστασις ὑγρὰ καὶ θερμή. ᾿

M. Hæser continue : « Tout en convenant que la description d'Hippocrate peut appartenir à une autre année que celle de la peste d'Athènes, nous n’en maintenons pas moins qu’alfe importe à notre objet, attendu qu’elle donne quelques éclaircissements sur le caractère des événements épidémiques durant un intervalle étendu qui, dans tous les

* Die Pest des Orients, Berlin 1837.— Je vois, dans le livre de M. Lorinser! p. 20, l'indication de deux thèses sur les morceaux conservés par Oribase : Frid, Osann de loco Ruft Ephesii medici apud Gribasium servato, sive de peste libyca disputatio, Giessæ, 1833, in-40 ; Bussemaker, U. C., dissertatio philologico-medica inauguralis exhibens librum x1v collectaneorum Oribasii nuper ab Angelo Maio Romæ grœæce editum, cum adjuncta versione latina annotationibusque, etc., Groningæ 1836 in-8°.

ZXXVUI AVERTISSEMENT.

cas , dépasse la différence possible entre l'époque de Thucydide et celle d'Hippocrate.

« Hippocrate raconte qu'il régna des angines, des pleurésies, des dysenteries, des diarrhées, et particulièrement cette maladie, encore énigmatique qu’il nomme érysipèle, dans laquelle des membres entiers étaient frappés de gangrène, et que plus tard on a désignée d’une manière fort indécise par les appellations de feu St-Antoine , de feu sacré, etc. Chez plusieurs, il se formait aussi des gonflements à la gorge, des inflammations de la langue, et des . abcès aux gencives. Nous nous hasardons à peine à exprimer une conjecture nosologique sur cette maladie, et surtout nous ne décidons pas si elle était d’une nature scorbutique, ou si dès lors certaines céréaleg produisaient des empoisonnemen(s analogues à ceux que le seigle ergoté a engendrés fréquemment d’une manièresiextraordinaire. Il faut remarquer aussi, que.des inflammations. érysipélateuses et gangréneuses se développaient très facilement à l’occasion de blessures accidentelles:’.. |

« Ce qui.est surtout important pour notre but, ce sont les renseignements sur une forme de fièvre qu’Hippocrate décrit dans un autre endroit : les affections locales , dans ce dernier cas, étaient très diversifiées ; toutefois La plupart étaient atteints d’affections abdomigales, particulièrement de diarrhées , dangereuses surtout pour ceux qui n'étaient pas encore arrivés à l’âge de puberté. Ces affections locales avaient toutes un caractère putride, ou du moins Hippocrate fait cette remarque à l’occasion des charbons. Il y nomme des affections aphtheuses et ulcéreuses de la bouche, des gonflements, des dépôts (ῥεύματα) sur les parties génitales, des abcès ( ἑλχώματα), des tumeurs (φύματα ) au dedans et à l’extérieur de ces parties et dans les aines. En outre, il régna des ophthalmies catarrhales de longue durée, produisant sur les paupières en dedans et en dehors, des végétations appelées oùxa, qui

AVERTISSEMENT. X2XIX

firent perdre la vue à béaucotüp.de personnes (1). Des végé-

tations semblables se montraient en général sur des plaies,

particulièrement aux orgañes génitaux. Dans l'été il y eut

des charbons et d’autres phénomènes dépendant d'états ΕἾ

putrides; il y eut de grandes tumeurs etde grands ἕρπητες

M. Hæser regarde la peste d'Athènes et l'épidémie observée par Hippocrate sur un autre théâtre, comme des émanatiqns dè la constitution pathojogique qui réghait alors avec une extrême énergie, et il en désigne le caractère commun par la dénomination moderne de typhoide, attendu que tous les symptômes morbides de ce temps portent une empreinte du caractère du typhus. Dans l’4rçument mis en tête du troisième livre des Épidèmies, j'ai, de mon côté, appelé l'attention sur la remarquable description laissée par Hippocrate ; le lecteur pourra rapprocher les remarques de M. Hæset et les miennes touchant un fait pathologique, dont l'appréciation véritable est encore en litige.

Rufus d’Ephése a incidemment, à propos des dépôts dans les fièvres, parlé d’accidents qui se réfèrent au 89 livre des Épidémies, bien qu’il ne le nomme pas.

« Dans fes fièvres pestilentielles, dit-il, les dépôts donnent [65 plus grandes chañces de salut; ils sont très divers, suivant ces fiévres,glles-mêngs. La plupart du temps ils se portent sur les extrémités,avec douleur, ulcération et perte des membres. J’ai vu les mâchoires dénudées, les dents frappées de nécrose, et des portioné considérables des os maxillaires se détachant à la Jongue :. » De ce passage il

" Ce passage, qui est resté presque complétement inaperçu , nous paraît être de la plus grande importance pour l’histoire de l'ophthalmie égyptienne ( note de M. Hæser ).

2 Ἐν δὲ τοῖς λοιμώδεσι “ruperdis «αἱ ἀποσχήψεις τὴν μηγίστην ἀσφάλειαν ἀνέχουσι" γίγνονται δὲ παντοδαπαὶ μὲν ὥσπερ τῶν τοιού-

Page 1