‹ Œuvres completesChapitre 104 sur 121 · A L'AGRICULTURE · texte numérisé non relu

A L'AGRICULTURE

INTRODUCTION

Les doctrines qui condamnent les restrictions élevées contre F importation des blés étrangers ont fait depuis quelques années des progrès dont il est impossible de méconnaître l'importance; mais elles n'ont pu déraciner tous les préjugés qui obscurcissent cette question. Il est même à craindre que les erreurs qui dominent gé néralement l'esprit de ceux sur qui pèse le malaise de notre agriculture, ne conduisent à des mesures sans cesse plus prohibitives, et ne nous éloignent d'un système graduel de liberté commerciale qui est le seul remède efficace pour tant de désastres. C'est à la législation actuelle sur les céréales que nous devons attribuer les désordres de cette situation. J'espère parvenir à prouver que tant que l'on maintiendra le système restrictif dirigé contre les blés étrangers, rindustrie du fermier demeurera exposée à de continuelles vissicitudes et sera soumise, par rapport à toutes les autres branches de la production, à des désavantages particuliers. Car l'effet immédiat et constant de ces prohibitions est d'élever le prix de nos blés considérablement au-dessus des prix du dehors.

Toutefois , avant d'arriver aux conclusions principales de cet écrit, je crois devoir exposer quelques-unes des opinions dominantes qui sont chaque jour émises relativement aux causes de la détresse actuelle, et aux principes qui régissent le prix rémunérateur, l'im pot, la circulation monétaire, etc. Une fois ces prémisses bien établies, nous pourrons aborder plus facilement un problème qui se traduit ainsi : — Quelles sont, pour le commerce du blé, les règlements définitifs les plus propres à resserrer le prix de cette précieuse denrée dans des limites modérées et constantes et à la faire abonder dans notre pays.

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