‹ Œuvres complètes de A. F. Ozanam (volume 3)Chapitre 44 sur 51 · I . De la meilleure forme de gouvernement · texte numérisé non relu

I . De la meilleure forme de gouvernement

Deux choses sont nécessaires pour fonder un ordre durable dans les cités et les nations. La première est l'admission de tous à une part du gouvernement général, afin que tous se trouvent intéressés au maintien delà paix publique, devenue leur ouvrage ; la seconde est le choix d'une forme politique où les pouvoirs soient heureusement combinés. Il existe en effet, comme l'enseigne Àristote, plusieurs formes de gouvernement. Toutefois, on distingue surtout la royauté, qui est la souveraineté d'un seul homme, assujetti lui-même aux lois de la vertu, et l'aristocratie, qui est l'autorité des meilleurs d'entre les citoyens, exercée aussi dans les limites de la justice. Ainsi la plus heureuse combinaison des pouvoirs serait celle qui placerait à la tête de la nation un prince vertueux, qui rangerait au-dessous de lui un certain nombre de grands chargés de gouverner selon les règles de l'équité; et qui, les prenant eux-mêmes. dans toutes les classes, les soumettant à Ions les suffrages de la multitude, associerait ainsi la socîélé entière aux soins du gouvernement. Un

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tel Etal rassemblerait dans sa bienfaisante organisation la royauté, représentée par un chef unique; l'aristocratie, caractérisée par la pluralité des magistrats choisis parmi les meilleurs citoyens; et la démocratie, ou la puissance populaire manifestée par l'élection de ces magistrats, qui se ferait dans les rangs du peuple et par sa voix. — Or cet ordre est précisément celui que la loi divine établit en Israël.

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