M. Caro, Un apologiste chrétien, au xix* siècle
mieux que pendant les vacances ; c'était un moment de délassement bien gagné et il en jouissait infiniment, quoiqu'il sût encore dérober, à un repos si nécessaire, bien des heures de travail. Mais il aimait les longues promenades, les voyages à pied dont les petites aventures étaient mises en complaintes burlesques, que l'on chantait avec lui en y ajoutant chaque jour un couplet nouveau, et le soir quand la compagnie était réunie, il excellait aussi à raconter de bonnes vieilles histoires les plus plaisantes du monde.
Il n'oubliait pas non plus ce qui pouvait divertir sa chère petite Marie, et comme « sa vie intellectuelle se répandait sur toute personne et toutes choses autour de lui, » il se plaisait déjà à orner sa mémoire, et à développer son intelligence. Il l'entourait de la plus vive tendresse et d'attentions vraiment charmantes : à quatre ans elle eut un jour de légère indisposition causée par la chaleur. Cet aimable père lui apporta un petit éventail avec les vers suivants qu'elle ne devait comprendre que plus tard î