M. Ampère
laissés, avec la provinciale bonhomie, avec la charité de ses habitants, avec ses autels debout et ses croyances respectées.
La science et le catholicisme, voilà mes seules consolations, et certes cette part est belle; mais là encore, espérances déçues, obstacles à surmonter, difficultés à vaincre. Tu n'ignores pas combien je désirerais m> entourer de jeunes hommes sentant, pensant comme moi; or je sais qu'il y en a, qu'il y en a beaucoup, mais ils sont dispersés comme l'or sur le fumier, et difficile est la tâche de celui qui veut réunir des défenseurs autour d'un drapeau. Cependant j'espère dans ma prochaine lettre te donner des espérances plus positives.
Quelle semble être aujourd'hui la situation des idées scientifiques, quelles sont les écoles, les puissances belligérantes dans le champ de la philosophie?
ïl faut considérer d'abord qu'après toutes les discussions et toutes les luttes, après tous les problèmes partiels, un instant doit venir où la raison résume tous ses doutes en un seul et pose le problème général. Aujourd'hui ce problème est conçu en ces termes : Pour quoi l'homme est-il fait? Quel est le but, la loi de l'humanité? Relativement au siècle passé, il y a progrès, puisque les termes mêmes du problème supposent une Providence, un but, une pensée créatrice, conservatrice. Or, la
question en cet état relève de la philosophie de l'histoire; à la philosophie de l'histoire il appartient de la résoudre. Tu comprends, dès lors, l'importance donnée de nos jours aux études historiques. Jusqu'ici tout le monde est d'accord. Mais la scission commence au point même de départ; elle a pour objet les données mêmes de la question. Les uns prennent la psychologie pour base de leurs recherches, ils se font une sorte d'homme abstrait à la manière de la statue de Condillac : dans cet homme-là ils voient tout ce qu'ils veulent voir, et ils en déduisent une formule philosophique sur laquelle ils étendent l'histoire comme sur le lit de Procuste, coupant et meurtrissant tout ce qui a peine à entrer dans leur cadre inflexible. Ces genslà, qui ne font que renouveler Rousseau, Dupuis et Yolney ; ces gens-là, dis-je, ont fait cette admirable découverte : que les religions ont commencé par le fétichisme, et ils vont le répétant à qui veut les entendre, discourant sur la loi du progrès, sur l'extinction du christianisme et sur l'avènement prochain d'une religion nouvelle. Voilà ce que nous a prêché naguère M. Jouffroy, professeur de philosophie à la Sorbonne, cette antique Sorbonne que le christianisme a fondée et dont le dôme est encore couronné du signe de la croix.
Mais en face de cette école qui se décore du nom
de rationaliste, une au ire s'élève qui prend le nom de traditionnelle ; non pas qu'elle ait brisé avec la raison, mais parce que l'histoire est la base, et la tradition le point de départ de son système. Dans ses rangs apparaissent MM. de Chateaubriand, de la Mennais, d'Ekstein, Ballanche, de Bonald, et pour Y Allemagne, Schlegel, Baader, Stolberg, Gœrres. Ils distinguent deux objets des connaissances humaines : le fini et l'infini, la vérité philosophique et la vérité religieuse; deux manières de connaître : la raison et la croyance, l'analyse et la synthèse, ou peut-être, comme parle l'Église, l'ordre de la nature et l'ordre de la grâce. Or, le fini est pressé par l'infini de toutes parts. L'infini, c'est Dieu, c'est l'A et l'Q, le principe et la fin. D'où il suit que la synthèse est à la fois la base et le couronnement de l'humanité, et que la vérité religieuse est la source et la fin de la vérité philosophique. Sur ces données s'élèvent une vaste théorie des rapports de la science et de la foi, une large explication de l'histoire. Et comme la synthèse est le fait primitif qui précède toute connaissance, comme son temps est le temps de l'enfance où la raison dort, il suit de là que la psychologie est incapable d'en approfondir la nature, d'en saisir l'étendue. Donc, c'est dans l'histoire qu'il en faut faire la recherche, l'étude; c'est à l'histoire à nous
redire l'histoire du genre humain. Ils assurent encore que le fétichisme, loin d'être le premier pas de l'humanité, est le dernier degré de la corruption; que les souvenirs de l'âge d'or et de la faute primitive et de l'expiation par le sang sont semés parmi les peuples. Voilà ce qu'ils disent, et cependant notre œuvre à nous mûrit dans nos jeunes pensées, elle viendra dans son temps. Jamais une histoire des religions ne fut plus appelée par les besoins
sociaux. — Tempus erit
J'ai achevé de traduire de Mone ce qui concerne la mythologie des Lapons; rien ne confirme mieux nos idées. C'est plaisir de voir le bon Allemand se tordre pour expliquer par la physique les mythes les plus moraux et cherchant le culte des astres dans l'adoration du Dieu en trois personnes.
A SA MÈRE
Paris, 23 décembre 1831.
Ma bonne mère, .... Il faut d'abord que je vous remercie des bons conseils de toute espèce que vous voulez bien me donner. Mais malheureusement tous vos avis sur la
politesse se trouvent paralysés par ce bon M. Ampère, qui veut toujours être servi le dernier et qui s'impatiente quand on a l'air de lui faire quelque honnêteté. J'ai beau me débattre, il faut absolument que je me serve des premiers, sans quoi on se fâche. On a pour moi toutes sortes de bontés. L'autre jour M. Ampère m'a mené à l'Institut et a recommandé au concierge de me laisser entrer tant qu'il me plairait. Lundi prochain il doit m'y mener encore pour me faire donner la permission de venir à la bibliothèque de l'Institut, qui est fort riche et qui est moins éloignée que celle du Roi.
Vous êtes bien bonne de vous inquiéter de mes soirées du dimanche. Habituellement le papa Ampère, comme vous dites, travaille beaucoup et joue peu, et comme c'est lui qui est le boute-en-train de la maison, il en résulte que l'on se divertit rarement. Le dimanche soir se passe souvent comme les autres jours; c'est-à-dire qu'après avoir causé une heure ou deux, je vais m'enfermer dans ma chambre et je m'y désennuie comme je peux. Oh! je vous assure que vous me manquez bien, surtout dans ces moments-là; les lieues qui sont entre vous et moi me semblent bien longues; je pense à ma bonne ville de Lyon, à ceux que j'y ai laissés et que 'aime tant. Je pense à ces soirées des dimanches d'hiver, que je passais au milieu de vous, sous
l'aile de la famille, devisant avec mon cher Falconnet de mille choses, on jouant avec lui la fine partie de piquet, qui était quelquefois agréablement interrompue par le vin blanc et les marrons. Aujourd'hui, plus de tout cela. Certes, la famille qui m'entoure me prodigue bien des égards, mais je suis étranger à ses joies et à ses douleurs; je suis là dans une sphère qui n'est pas la mienne : plus de causeries ni d'épanchements, plus de fêtes. J'ai laissé passer inaperçue la douce solennité de l'enfance, ce 6 décembre, la journée du bon saint Nicolas, que nous fêtions naguère de si bon cœur. Je ne m'en suis souvenu que le lendemain, et je me suis souvenu aussi qu'il y avait un terme à toutes ces joies enfantines, et que les plaisirs naïfs, domestiques, ne sont point pour celui qui vit dans l'isolement de la capitale.
Ainsi je verrai passer lejour de l'an, ce jour tant aimé ; je le verrai célébrer autour de moi par une famille heureuse ; un bon père accablé de caresses, près d'un foyer où je ne m'assois qu'à titre d'hospitalité. Je verrai tout cela, et je songerai que moi aussi j'ai un excellent père, que j'ai une mère chérie et des frères bien-aimés, et que je ne les embrasserai pas. Oh ! si vous saviez tout ce que ces réflexions ont d'amer pour mon âme ! Dieu est généreux sans doute de m'avoir adouci l'exil par la
société où je me trouve placé ; mais Dieu fait bien toute chose, il a bien vu que le mal du pays me ferait souffrir, beaucoup souffrir, et que, faible comme je le suis, il me faudrait bien des consolations pour me soutenir jusqu'au bout.
Voici Noël qui approche : je prierai pour vous, vous prierez pour moi, ma bonne mère. Dieu nous entendra tous deux, il nous donnera force et courage ; son règne nous arrivera, et, quel que soit l'avenir, nous marcherons d'un pas ferme vers les destinées qui nous attendent.
A M. ERNEST FALGONNET.
Paris, 10 février 1831
Mon bon ami,
Ta lettre m'a causé un bien vif plaisir, c'est
une si douce chose que d'amicales causeries! J'ai vu que tu persévères dans les voies de la philosophie catholique et que tu te prépares à en être un jour le digne défenseur. C'est bien. Nos rangs sont plus nombreux que nous ne le croyions. J'ai trouvé ici
des jeunes hommes, forts en pensées et riches en sentiments généreux, qui consacrent leurs réflexions et leurs recherches à cette haute mission qui est aussi la nôtre. Chaque fois qu'un professeur rationaliste élève la voix contre la révélation, des voix catholiques s'élèvent pour répondre. Nous sommes unis plusieurs dans ce but. Déjà deux fois j'ai pris ma part de ce noble labeur en adressant mes objections écrites à ces messieurs. Mais c'est principalement au cours de M. X... que nous avons réussi. Deux fois il avait attaqué l'Eglise, la première en traitant la papauté d'institution passagère, née sous Charlernagne, mourante aujourd'hui; la seconde en accusant le clergé d'avoir constamment favorisé le despotisme. Nos réponses lues publiquement ont produit le meilleur effet, et sur le professeur, qui s'est presque rétracté, et sur les auditeurs, qui ont applaudi. Ce qu'il y a de plus utile dans cette œuvre, c'est de montrer à la jeunesse étudiante qu'on peut être catholique et avoir le sens commun, qu'on peut aimer la religion et la liberté; enfin c'est de la tirer de l'indifférence religieuse et de l'accoutumer à de graves et de sérieuses discussions.
Mais ce qui est le plus doux et le plus consolant pour la jeunesse chrétienne, ce sont les conférences établies à notre demande par M. l'abbé Gerbet. C'est maintenant qu'on peut dire que la lumière brille
dans les ténèbres : Lux in tenebris lucet. Tous les quinze jours, il fait une leçon de philosophie de l'histoire; jamais ne retentit à nos oreilles une parole plus pénétrante, une doctrine plus profonde.
Il n'a donné encore que trois séances, et la salle est pleine, pleine d'hommes célèbres et de jeunes gens avides. J'y ai vu MM. de Potter, de Sainte- Beuve, Ampère fils recevant avec transport les enseignements du jeune prêtre.
Le système de la Mennais exposé par lui n'est plus celui de ses provinciaux partisans : c'est l'alliance immortelle de la foi et de la science, de la charité et de l'industrie, du pouvoir et de la liberté. Appliqué à l'histoire, il la met en lumière, il y découvre les destinées de l'avenir. Au reste, aucun charlatanisme : une voix faible, un geste embarrassé une improvisation douce et paisible; mais, à la fin de ses discours, son cœur s'échauffe, sa figure s'illumine, le rayon de feu est sur son front, la prophétie est sur sa bouche.
Il est temps que je te donne quelques détails sur les livres allemands dont tu m'as parlé. Novalis est en traduction; c'est notre ami M... qui s'en occupe. On m'a conseillé deux ouvrages de Môssuer, une Vie de Grégoire VII et une Vie de saint Athanase, toutes deux pleines de curieux détails, toutes deux écrites dans un esprit catholique par un auteur
protestant. J'ai donc demandé la première pour moi, la seconde pour toi. Je sais que tu travailles beaucoup l'allemand. Quant à moi, je traduis, en attendant, un petit opuscule de Benjamin Bergman. Tu vois que c'est toujours dans le plan de nos communs travaux.
A M. ERNEST FALCONNET
Paris, 25 mars 1832.
Mon cher Falconnet,
J'ai vu avec plaisir, je dirais presque avec reconnaissance, l'intérêt que tu portes à mes efforts pour soutenir la cause de l'Évangile. Je continuerai de t'entretenir sur ce sujet et je te ferai savoir tout ce qui s'accomplira autour de nous pour le triomphe de cette divine cause. Je t'avais raconté nos premières escarmouches, je me réjouis de t'apprendre que nous avons livré, il y a quelques semaines, un plus sérieux combat. C'est la chaire de philosophie, c'est le cours de Jouffïoy, qui a été notre champ de bataille. Jouftroy,l'un des plus illustres rationalistes
5i LETTRES DE FRÉDÉRIC OZANAM.
de nos jours, s'était permis d'attaquer la révélation, la possibilité de la révélation même : un catholique, un jeune homme, lui adressa quelques observations par écrit; le philosophe promit d'y répondre; il attendit durant quinze jours, pour préparer ses armes sans doute, et au bout de ce temps, sans lire la lettre, il l'analysa à sa manière et essaya de la réfuter. Le catholique, voyant qu'il était mal compris, présenta une seconde lettre au professeur; celui-ci n'en tint pas compte, il n'en fit point mention et continua ses attaques, jurant que le catholicisme répudiait la science et la liberté. Alors nous nous réunîmes, nous dressâmes une protestation où étaient énoncés nos vrais sentiments; elle fut revêtue à la hâte de quinze signatures et adressée à M. Jouffroy. Cette fois, il ne put se dispenser de nous lire. Le nombreux auditoire, composé de plus de deux cents personnes, écouta avec respect notre profession de foi. Le philosophe s'agita en van. ^our y répondre, il se confondit en excuses, assurant qu'il n'avait point voulu attaquer le christianisme en particulier, qu'il avait pour lui une haute vénération, qu'il s'efforcerait à l'avenir de ne plus blesser les croyances. Mais surtout il a constaté un fait bien remarquable, bien encourageant pour l'époque actuelle. « Messieurs, nous a-t-il dit, il y a cinq ans, je ne recevais que des objections dictées
par le matérialisme; les doctrines spiritualistes éprouvaient la plus vive résistance : aujourd'hui les esprits ont bien changé, l'opposition est toute catholique. »
Il était triste de le voir s'escrimant à résoudre, par les seules forces de la raison, le problème des destinées humaines; chaque jour, des contradictions, des absurdités, des aveux involontaires, lui échappent. Dernièrement il osait soutenir qu'il était faux qu'il y eût des justes malheureux et des méchants épargnés dans ce monde. Hier, il confessait que les besoins intellectuels sont immenses; que la science, loin de les combler, ne sert qu'à en faire voir toute l'étendue et conduit l'homme au désespoir, en lui montrant l'impossibilité d'arriver à la perfection. Il confessait que les connaissances matérielles ne suffisent point à notre esprit, et qu'après les avoir épuisées, il éprouvait un grand vide et se trouvait invinciblement poussé à chercher des lumières surnaturelles. Il reconnaissait enfin qu'il faudrait à la raison un haut degré de développement pour qu'elle pût devenir la base de notre conduite morale. Tu vois que de ces trois faits résulte évidemment la nécessité d'une révélation.
Mon cher ami, ils font peine, ces philosophes du rationalisme! Si tu savais combien grand est leur orgueil, quelle haute idée ils ont d'eux-mêmes,
56 LETTRES DE F R É D É il I C OZANAM.
quel mépris pour les autres, quel amour-propre anime leurs paroles et leurs écrits! Si lu les voyais briguer les applaudissements de la jeunesse qui les écoute, et, au milieu de leurs forfanteries, reconnaître à chaque instant leur faiblesse et proclamer le désespoir qui les ronge : le désespoir! Si tu entendais leurs attaques contre le christianisme servilement renouvelées des vieilles déclamations voltairiennes et leurs propositions extravagantes; si, par exemple, tu leur entendais dire, pour combattre les miracles, que les lois de la nature sont hors de notre portée, et que par conséquent nous n'en pouvons apprécier les dérogations, et que la résurrection d'un mort n'offrirait rien de miraculeux aux savants d'aujourd'hui; ami, si tu entendais, si tu voyais tout cela, ne féliciterais-tu pas le christianisme d'avoir de pareils adversaires?
Courage donc, car nos ennemis sont faibles; courage, caries docteurs de l'incrédulité pourraient être confondus par le dernier de nos vicaires de campagne; courage, car l'œuvre de Dieu s'opérera, elle s'opérera parles mains de la jeunesse actuelle, peutêtre même parles nôtres.
Pour toi, prépare-toi à la lutte par la pratique de cet Evangile que tu es appelé à défendre. Prie, prie pour nous, qui commençons à prendre carrière et qui te tendons la main avec une grande et fra-
ternelle amitié; oui, tu as déjà ici des amis qui ne te connaissent pas, qui t'attendent et qui t'ouvriront leurs bras quand tu viendras te mêler parmi eux.
Vois quelquefois M. Noirot, use de ses conseils, abuse de sa patience. J'ai reçu de lui une excellent lettre.
J'ai achevé de traduire de l'allemand un opuscule curieux de Bergman sur la religion du Thibet. J'ai commencé la version d'un livre thibétain qu'il a traduit en allemand. C'est une genèse, un système cosmogonique où sont fortement empreintes les traces de la révélation.
M. de Goux a commencé son cours d'économie politique, plein de profondeur et d'intérêt. Je t'engage à souscrire. Il y a foule à ses leçons, parce que, dans ses leçons, il y a de la vérité et de la vie, une grande connaissance de la plaie qui ronge la société et un remède qui seul peut la guérir.
Je lis les ouvrages de M. Ballanche avec plaisir et, j'espère, avec fruit : ils renferment de grandes idées mêlées à un certain nombre d'erreurs sur la philosophie de l'histoire. Je lis aussi le célèbre Vico. Enfin, je poursuis l'étude de l'hébreu. Je t'en prie, occupe-toi sérieusement de recherches historiques et traditionnelles, car tout est là.
Souviens-toi toujours de ton ami.
■ Ce fut le désir d'un enseignement spécial, de nature
à détruire les mauvais effets du cours de M. Jouffroy et d'autres professeurs rationalistes, qui détermina la demande adressée l'année suivante, par les étudiants catholiques, à Msr de Quélen pour obtenir les conférences de Notre-Dame. Une pétition, couverte de cent signatures, fut remise à Monseigneur dans les premiers jours de janvier 1833 par MM. Ozanam, Le Jouteux et de Montazet, petit-neveu de l'archevêque de Lyon, tous trois étudiants en droit1. Monseigneur les reçut avec une grande bonté, les fit causer longtemps. Ils exposèrent le projet qu'ils étaient venus soumettre; on proposa quelques noms, ils insistèrent sur l'état des esprits. Monseigneur leur dit qu'il s'occuperait de leur demande, et qu'il croyait que le moment n'était pas loin où la religion sortirait triomphante de la lutte. « Oui, dit-il, j'en ai le pressentiment, quelque chose de grand se prépare, Dieu se ménage une victoire éclatante. » Puis il bénit ces trois jeunes gens, et, les embrassant avec effusion, il leur dit : c< J'embrasse en votre personne toute la jeunesse catholique. »
1. Monseigneur, depuis qu'il avait pu rentrer à Paris après le sac de l'archevêché, demeurait rue Saint-Jacques, n° 193, au couvent des Dames de Saint-Michel.