M A RI A NI
Je ne vous demande pas de nom, monsieur; voilà mon manteau, et la porte est ouverte.
l'abbé.
C'était un coup monté de partir cette nuit en chaise de poste. Nous avons été surpris et obligés de fuir... — 0 ciel ! tandis que je parle, le comte Appiani, son odieux frère, promène ses torches de tous côtés! jamais Sa Sainteté ne me pardonnera ; — et mon oncle le cardinal ne me donnera pas un ducat.
Il met le manteau de Mariani.
Heureusement que ce frère ne saurait m'avoir vu nulle part; j'étais encore au séminaire dimanche dernier; d'ailleurs il n'a pu distinguer mon visage dans
2!iS MELANGES DE LITTER.VTIRE.
toute cette fuite. Monsieur, je vous confie la plus charmante femme île l'Italie.
Il sort.
MARIAM
Vous pleurez, mademoiselle?
JULIE
Non.
Un silonco.
MARIAM
Les torches approchent de la maison. Il est trèspossible qu'on y frappe, puisque vous y avez frappé vous-même. Que fera votre frère s'il vous trouve ici?
JULIE
Je n'en sais rien,