‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 102 sur 268 · LA HARPE · texte numérisé non relu

LA HARPE

Sur les rochers noirs de TArvor, La harpe se taisait, la belle harpe d'or.

Elle gisait là sous les nues.

Son corps tout entr'ouvert et ses cordes rompues.

Hélas t à voir tant de malheur, Je sentis de pitié se fendre aussi mon cœur.

Et, pleurant, j'arrachai la fibre, Cette fibre d'amour qui dans moi toujours vibre ;

Puis sur la harpe j'attachai Le nerf mélodieux de mon cœur arraché.

Tour à tour plaintive et joyeuse, Elle sonne à présent, cette bonne chanteuse.

Çà donc! ma harpe, à vos chansons, £t qu'un peu de bonheur entre dans nos maisons!

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