LETTRE
Mes amis, est-il vrai que les absents ont tort?
Ce mot triste jamais n'entrera dans mon livre :
Car, tous mes cbers absents, en moi je les sens vivre.
Et plus d'un, qui n'est plus, pour mon cœur n'est pas mort.
De cet humble village aux nobles Tuileries, Ainsi nos souvenirs s'échangeront toujours ; Parfois vous mêlerez mon nom à vos discours.
J'emplirai de vos vers mes longues rêveries.
Et, si le grand Paris avec vous m'est rendu, Nos pensers se joindront sans effort, sans lacune : Tels de sages causeurs se quittant à la brune Reprennent au matin Tentretien suspendu.
LE BIEN-VBNO
« Oh I c'est lui I C'est notre poëte I c Lui, longtemps appelé! lui, pleuré comme mortt c Filles et jeunet gens, venez lui faire fête! » Et tous ils entonnaient mes vers avec transport : c Oui, nous sommes encor les hommes d*Armorique, c La race courageuse et pourtant pacifique ! » salut cordial I fraternel accueil I Et moi : « Mon bon Loïcl Anna pleine de charmes, « Je vous revois enfin, vous qui portiez mon deuil!...
« Quand vous pleuriez, j'étais en larmes. »