‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 116 sur 268 · LES GATEAUX DE NOËL · texte numérisé non relu

LES GATEAUX DE NOËL

• Minuit est encor loin, la foule emplit l'auberge ; Venez rompre avec moi des gâteaux, jeune vierge,

Gâteaux de pur froment, parfumés et mielleux, Odeur de votre haleine, or de vos blonds cheveux Entrons. Sachez pourtant, fille jeune et charmante, Qu'on découvre à ce jeu l'âme la moins aimante. Heureuse ! Oh I vous avez la plus forte moitié. Encore, encore à vous? Et toujours! Ah! pitié!... Je l'avais dit, ce jeu, c'est l'image d'un autre : Vous prenez notre cœur sans rien donner du vôtre. »

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