IV
Mais regardons plus haut! un jour, selon son œuvre, Chacun aura sa part, le maître et le manœuvre : Oui, mauvais laboureur qui fléchit sous un poids. Mauvais chrétien celui qui porte mal sa croix.
Tels de petits enfants serrés contre leur père, Bon saint, nous voilà tous devant vous en prière Plusieurs dans ce pays ont reçu votre nom.
Soyez leur père aussi , vous déjà leur patron.
Saint de notre pays, qu'aux sphères éternelles, Les anges radieux couvrent de leurs deux ailes, De ces nuages d'or où glisse votre pied Laissez tomber sur nous un regard de pitié.
Près du calvaire , ainsi tout un peuple rustique Le dimanche matin répétait ce cantique.
Qui pleurant sur leurs maux, fait luire aussi l'espoir, L'espoir, astre serein, lorsqu'au ciel tout est noir. Le cantique a passé du bourg dans les chaumières : Il se mêle, le soir, à leurs longues prières ; •
Le jour, il retentit de la lande aux vergers , Et les travaux peut-être en sont-ils plus légers. Vers moi, quand, tout pensif, je traverse un village, Des jeunes et des vieux c'est le salut d'usage ; Les yeux brillent, les fronts s'animent de gaîté ; Et j'entre : c'est le chant de l'hospitalité !