MORGANA
A HEnSART UE LA VILLEMARgCÉ UN PATRE
« Debout, mes- bons seigneui^I c'est assez pour Morphée,
Allons voir Morgana la fée, Sur un char de vapeurs avec l'aube arrivée.
* Mor-gaua, Fille de la mer, — C'est à cette fée armoricaine que le
peuple attribue, en Galabre, le curieux phénomène de réfraction qui se
voit souvent daas le détroit de Messine. Les côtes de la Sicile viennent
ke réfléchir dans la mer comme dans un miroir; mais un miroir féerique
, uù Timagination sait trouver ce qn'elle désire.
Chaque été, prenant son essor, Légère, elle s'en vient des brumes de l'Arvor Bâtir ici ses palais d'or.
Au pâtre de Reggio si vous tardez à croire.
Gravissons le haut promontoire :
Là nous verrons la fée et dans tqute sa gloire.
Que de monde I ouvrez bien les yeux :
Le prodige veut naître , et déjà des flots bleus S'étend le miroir onduleux.
Place au pâle étranger! Car peut-être Morgane,
(Comme au pasteur notre Diane) Un soir lui dévoila sa beauté diaphane ?
UN VOYAGEUR
Non I — Pourtant d'aïeul en aïeul , Comme un saint talisman que l'atné portait seul , Mon nom me faisait son filleul.
Enfant, j'errai longtemps aux féeriques royaumes,-
AT enivrant de couleurs, d'arômes : Hélas! je suis encore un chasseur de fantômes !
Oh ! le caprice est mon vainqueur.
Sujet d'un bon Génie ou d'un Esprit moqueur, Je cède aux rêves de mon cœur.