Les principaux membres de cette famille étaient le due dé
titres faux qui les rattachaient à la seconde race , et en prenant un point d'appui plus effectif dans le patronage des droits que le progrès social avait mis, depuis trois siècles , en litige avec la royauté. Ils eurent des promesses de restauration pour tous les privilèges, ceux du clergé , ceux de la noblesse , ceux des provinces et ceux des villes. Les villes de liberté municipale, qui se sentaient tomber, non sans regrets, sous le niveau de l'administration, saisirent avidement Tespérance de regagner leurs franchises perdues, et de rétablir leurs constitutions mutilées. Elles s'enrôlèrent à Tenvi dans la Ligue , dont leurs milices composèrent la principale force, et Paris fut à la tête de ce mouvement. Comme au temps d'Etienne Marcel, on vit se former une association.de corps municipaux sous l'influence et la direction de la démocratie parisienne; mais c'était dans un esprit de secte et de division , et non pour le grand intérêt national; c'était pour l'extermination d'une partie des Français, et non pour le salut de tous. En cas de victoire, le résultat de l'insurrection bourgeoise et populaire devait être une sorte d'assurance mutuelle entre le clergé , la noblesse et les communes contre l'action du pouvoir royal et le progrès vers l'unité, un régime d'intérêts spéciaux et de
Guise, ses frères le duc de Mayenne et le cardinal de Guîse, son fils aîné le prince de Joinville, et ses oncles les ducs d'Aumale et d'Elbeuf.
morcellement administratif, sous la haute protection de l'Espagne, puissance ennemie de la grandeur et de l'indépendance du royaume *.
I. Advenant le cas de la mort du roy sans enfants, les catholiques^ le plus diligemment qu'ils pourront, feront assembler les estais pour parvenir à Teslection d'un roy catholique et ordonner les loix du royaume pour remettre toutes choses au cours des anciennes
loix fondamentales de la France Il sera très-nécessaire d'adverlir
nostre saincl Père le Pape et le roy catholique de toutes nos intentions, afnn de les prévenir, et qu'au besoin Sa Saincteté nous assiste de sa saincte bénédiction et le roi catholique de ses forces et moyens pour une si saincte cause qui leur touche de près, voire où ils y ont intérest notable et principale deffense.
Le moyen advisé et résolu de tenir pour essayer en ce grand désor^ dre qui menace de toutes parts la ruine finale de nostre religion et de Testât de ce royaume est de mettre un si bon ordre que nous restablissions ceste monarchie et tous les estats d'icelle selon les anciennes fondamentales loix, sans nous dosparlir de la deue obéyssance que nous devons au roy, tant qu'il sera catholique ou qu'il ne se déclarera fauteur d'hérétiques .•
Premièrement c'est de faire que le plus que l'on pourra de provinces et de villes de ce royaume s'unissent ensemble de force et conseil et moyens... (Instructions du comité parisien de la Ligue, adressées en I5S7 à tous les comités des bonnes villes : Palma Gayet, Chronologie nojrennaire, Collect. Michaud et Poujoulat, f» série, t. III, p. 54-38.)
CHÀPITftE VI.