‹ Œuvres complètes de Augustin Thierry (volume 3)Chapitre 14 sur 70 · DES ÉCOSSAIS · texte numérisé non relu

DES ÉCOSSAIS

celle nation apparaît dans son livfe toute formée , toute constituée, au moment précis où il la juge digne de figurer air la scène historique. Les faits nombreux et incontestables qui se rapportent à l'origine de la population et aux races dont elle se compose, tous ces faits dont la tracé est visiblement empreinte àûni son organisation sociale, ces changements de destinée politique, ces partis à des époques postérieures, sont négligé* par l'historien. Ne connaissant point la nature prifrrifive du peuple écossais, on comprend mal comment il agit et comment sa Conduite est d'accord avec son caractère national; l'on attri* bue à des Causes fortuites, à de ptfrs accidents du hasard, à des influences personnelles ce qui a deè racines profondes dans les instincts moraux et lestassions héréditaires des grandes masses d'hommes* . Un fait domine toute l'histoire d'Ecosse, c'est la différence primitive des race», non - seulement entre lés Ecossais et les Anglais, mais encore entre les deux branches principales de la population écossaise. Quoique les habitants des deux portions de la Grande- Bretagne } séparés parla rivière du Tweed et le golfe de Solvay, aient cessé depnis longtemps de former deux États distincts et hostiles l'un envers l'autre , ils se distinguent encore par des différences de mœurs et de caractère, qui sont le signe d'une origine différente* Au nord du Tweed, une plus grande promptitude d'esprit, un goût plus vif pour la musique , la poésie et les travaux intellectuels, une disposition plus marquée à tous les genres d'enthousiasme, indiquent une population Originairement celtique ; tandis que, sur la frontière anglaise, le caractère germanique domine dans les mœurs comme dans le langage.

Les nouvelles recherches physiologiques/ d'accord avec un examen plus approfondi des grands événements qui

Page 1