‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 357 sur 607 · SCÈNE III FLORESTINE, SUZANNE, les PRi^.céDENTs · texte numérisé non relu

SCÈNE III FLORESTINE, SUZANNE, les PRi^.céDENTs

FLORESTINE, accoiu^nt.

Mon Dieu! maman, qu'avez-voiis donc!

LA C0MTE5SE.

Rien que d'agn'^able à l'apprendre; et ton parrain va t'en instruire.

LE COMrE.

Uélas! ma Florestine, je frc^mis du péril où j'allais plonger ta jeunesse. Grâce au ciel, qui dévoile tout, tu n'épouseras point Bégearss! Non, tu ne seras point la femme du plus épouvautable ingrat.

FLORESnNB.

Ah ! ciel !Léon!...

LéON.

Ma sœur, il nous a tous joués !

FLORESTINE, au Comle.

Sa sœur !

LE COMTI.

11 nous trompait. Il trompait les uns par les autres; et tu étais le prix de ses horribles perfidies. Je Ta*8 le chasser de chez moi.

LA COMTESSE

L'instinct de ta frayeur te servait mieux que nos lumières. Aimable enfant, rends grâces au ciel, qui te sauve d'un tel danger.

LiON.

Ma sœur, il nous a tous joués !

LA MfiRE COUPABLE, ACTE V, SCÈNE VU.

FLORESTIKE, au Comte.

Monsieur, il m'appelle sa sonir I

LA COMTESSE, ejLBllée.

Oui, Floresla, tu es à nous. C'est là notre secret chéri. Voilà ton père, voilà Ion frère; et moi, je suis ta mère pour la vie. Ah! garde-toi de l'oublier jamais ! (Elle tend la main au Comte.) Almaviva ! pas vrai qu'elle est ma fUle.

LE COMTE, exalté.

Et lui, mon fils; voilà nos deux enfants. (Tous se serrent

â»m les bras Tan de l'autre.)

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