‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 463 sur 607 · ARTICLE XI · texte numérisé non relu

ARTICLE XI

« Au moyen desquelles clauses ci-dessus énoncées, « remise, par mciulit i>mir de Beaumarchais, de titres, « papiers, reçus, billets au porteur, grosse du contrat de « six mille livres de rente viagère, résiliation du traité « sur les bois, reconnaissance de mes quittances, arrêté

ff de compte, etc., je reconnais mondit sieur de Ben- « marchais quitte de tout envers moi. »

Si le lecteur ennuyé n'a pas vingt fois jeté ce nèmoire, et s'il a dévoré le dégoût de le lire jusqu'à ai article xi, je le supplie de relire encore une fois, unie mémoire, mais rarticle, pour se bien pénétrer de b bonne foi, de la candeur avec laquelle mon advenaiei discuté cet acte.

£n le relisant, je supplie en grâce le lecteur de se rappeler que le comte 1^ taire n*a cessé de lui issonr

• qu'aucune pièce justificative n*a été remise de m « part ; que l'acte en fait foi ; et que si le contrat de

• six mille livres de rente viagère a jamais existé, c'ol î c moi de le montrer, puisque je dois TaToir dans nés « mains. » Enfin, je supplie le lecteur de comparer dn notions aussi infidèles avec cet article xi*, destiné pv N. Duverney à reconnaître q\M la < remise des titres, « papiers, reçus, billets au porteur, groue du cmtrà « de six mille livres de rente viagère, a été effectiêe « par mondit sieur de Beaumarchais. >

Et lorsque dans cet article, qui fait le résumé de teÉl ce qui précède, on voit N. Duvemey reconnaître eu lottes lettres que le traité sur les bois a été réêilié; qntsa quittances ont été par lui acceptées ; que notre amfk est clos et arrêté ; lorsque ce résumé Gnit par ces ïïkù si positifs : Je reconnais mondit sieur de Beaumarékm quitte de tout envers moi, peut-on s'empêcher d*ètre iadigné de la mauvaise foi avec laquelle le comte de h Blache s'est efforcé de verser le désordre et la oMilssion sur le plus clair, le plus juste et le plus lonÛMV des actes ?

Acte où tous les objets, présentés d'abord en nusse. puis en détail, puis en résumé, ont ensemble uner^ tion si exacte et si pure !

Acte dont le comte Falcoz a toujours avoué n aieir jamais connu aucun antécédent !

Acte qu'il n'en accuse pas moins, malgré cette ignorance, avec une intrépidité qui fait monter au certm des bouffées d'impatience...

0 monsieur le comte de la Blache ! en vous voyant faire un si indigne métier depuis quatre ans pour m^enlever quinze mille francs, qui pourrait être étonvik vous voir possesseur d'un legs de quinze cent nSk francs, sachant que vous y avez travaillé pendant quiov ans ?

Page 1