QUATRIÈME IMPUTATION CALOMNIEUSE
DE GUILLAUME KORNVAH, DOIIT JE DOIS HE JOSTIFIBE.
Sa faillUe.
J'ai causé, dit-il, sa ruine, forcé la cessation de ses payements, et sa fuite (qu'il ne veut pas qu'on nomme banqueroute) en le diffamant en tous lieux.
Ici ma justification est courte, elle est nette, elle est péremptoire.
Les affaires de cet homme étaient fort dérangées ; je m'intéressais à sa fenune, qui ne pouvait retrouver sa dot que dans le rétablissement du crédit délabré de son persécuteur. L'examen des Quinze-Vingts m'ayant apprit qu'elle avait tout à craindre, aurtis-je cherché à miner celui dont son sort dépendait ? Voilà ce que le seul bon sens (ait concevoir à tout le monde. Mais une accusation directe ne se repousse point par des probabilités.
MÉMOIRES
J*ai déposé, avec les autres pièces, la lettre circulaire que Frédéric Komman répandit dans le public» lorsque Guillaume son frère prit la fuite. Cette maison ne dit pas alors que mes diffamations avaient altéré son crédit. Voici les motifs qu'elle donne à sa faillite inattendue, dans cette lettre circulaire :
ff Notre discrédit provient essentiellement du fait de c notre frère cadet et associé, qui s'est livré personnelff lement k Tenlreprise de Texploilation des Quinze- « Vingts ; entreprise dans laquelle il a placé des fonds c considérables, à cause des bénéfices qu'elle présenc tait, et qui peuvent en effet en résulter. Le public a ff cru que c'était la maison de commerce qui y avait un ff intérêt direct. Cette opinion, jointe à des divisions ff domestiques dans la maison de notre frère cadet, a « répandu l'alarme, et donné sur notre maison des in- « quiétudes si fortes, qu'on nous à demandé des rem- « boursements de capitaux conséquenU*, » etc.
Et le 19 août intervint ordonnance de M. le lieutenant crimmel. Le procureur du roi joint aux plaintes de créanciers, etc., portant ces mots sacramentels.
ff Nous, vu les conclusions du procureur du roi, diff sons que les scellés apposés après Vabsence du sieur ff Komman parle commissaire Ninin, etc., seront le- « vés, etc., titres, papiers, registres, tendants à conff viction, etc., apportés, déposés au grelTe criminel, « pour servir à Vinslruction du procès , etc. £t dès à « présent , attendu Vabsence dudit Komman , il sera « par, etc., procédé à la vente des chet^aux trouvés en c la demeure dudit Kornman, et ce en présence de « M. Bélanger, l'un des substituts; etc. Signé : Ba-