RÉSUMONS NOS DEUX PLAIDOYERS
Le sieur Kornman vous dit que j'ai tr ses lettres, pour en détourner le vrai sen donne tout entières, pour qu'on en voie
11 dit que je les ai méchamment trans en faire prendre une fausse interprêtatioi transcris à leur date, et de suite, pour q\ bien que je n'y ai mis aucun fard.
Il dit avoir écrit plus de deux cents lettre: il nous défie de les montrer. Moi je prouve écrit que cinq, et non pas six. J'en transcr quatre qui donnent le ton de la cinquième.
Il dit que ces lettres étaient sévères, celle irrité. Et moi je prouve, en les montrant, les lettres d'un mari honteux de sa coiidu indignes projets.
Il dit que sa femme Fa supplié de la cx>m chez ses parents. Et moi je prouve, par : 27 juillet 1780, que c'est lui qui à propos comme une partie de platsir, et pour la cond bourg, où séjournait le sieur Daudet.
Il dit qu'il avait mis pour condition ri| voyage de sa femme, qu'elle chasserait les qui favoriseraient son intrigue avec le sieur moi je prouve, par sa même lettre, du 27 jui que non-seulement il l'a laissée maîtresse d anciens valets, ou d'en prendre d'autres à mais qu'il rend grâces au sieur Daudet d'ai une xi douce bonne à sa femme.
Il dit qu'il la menait chez ses parents à I préserver de Daudet. Et moi je prouve, par des lî», n et Tù août 1780, que Bâle nétail texte pour la mener à Slrasbourjj, car Stras point la vraie route de liàle. en venant de f*a trente-deux lieues de plus si l'on veut j>asser hou ru.
Il dit qu'il l'a conduite à Bâle. outré de se: avec Daudet à Strasbourg. El moi je prou lettre à >a femme du 14 septembre 1780, qui même Daudet d'avoir la délicate atte!itio5 visiTF.R à Bâle, après les scandales à Strasbou
Il dit qu il devint furieux quand il apprit ai retour, que le sieur Daudet y était venu de Si et av;iit passé des nuits avec elle. Et moijeprc sa lettre du \7^ septembre, de Bale, à son am que, loin ruil en soit furieux, il lui écrit bien ment «ju'il a lais>è sa feiiime à sa merci.
H dit ensuite, par un nouveau gahmatias,^^ de son rlier ami n étaient point dangereuses à n IHirre iju'etle t'iait chez ses parants à Bàlf. B prouve, par son premier libelle «p. 10), cp» ln,jre il t'auhcnje pour qu'elle y fût plus à ^«n
HÉMOIRËS.
pothése du libelle, l'auberge était très-dange-
il dit qu'à son retour à Paris, il a fait connaître t que ses visites l importunaient. Et moi je par sa letlre au sieur Daudet, du 14 novembre qu'il l'appelait son cher amiy deux mois après
de Bàle et les prétendues nuits avérées, out ceci, comme Ton voit, nulle mention d'un ranger ; cette fable était réservée pour com-
honte de son second galimatias. Ainsi, dans -eux libelles, pas un seul mot contre sa femme >oit un grossier mensonge. Et si j'ai pris la votre grand ennui, lecteur, de démêler ce qu'il le, d'éclairer ce qu'il obscurcit, c'est pour qu'il : démontré que l'ennemi que je combats est indigne de foi sur ce qu'il impute à sa femme, lu'ai-je besoin d'appuyer sur ces preuves de ) foi, lorsqu'ils viennent de faire plaider par at au Palais que tout ce qu'ils ont dit dans nier libelle n'est qu'un récit forgé dans la tète Bergasse, fruit de son imagination, controuvé les ses parties, et que lui, Kornman, n*a certable que par des excès de déférence pour son
écrivain ? Les huées mêmes de leurs partisans iioré cet aveu, je n'ajouterai rien à leur honte
)ns aux faits importants, derniers objets de ce , et traitons-les si clairement, que le lecteur, par la force de mes preuves, adopte mon exclaet s'écrie partout avec moi : 0 vil époux ! lâche re ! et misérables raisonneurs !
DEILNIÈRE PARTIE A ÉCLAIRCIR.
BMERT DES CARACTÈRES ET DéMONSTRATlON DE LEUR