M. BRET
Le S9 mars 1788.
Je vous envoie, brave censeur, mon étrange opén pour l'approuver. Je vous demande en grâce qu'il « sorte pas de vos mains.
Si j'avais rais le véritable titre, il s'appellerait feLi>« Arbitre j ou le Pouvoir de la Vertu ; mais on m'eût accusé d'une prétention ridicule.
Sous cet aspect pourtant, j'espère que les choses fortes, sortant de caractères tranchants, troweroot grâce devapt vous.
Pour opposer la confiante piété de Tctrare et A\kda» aux fureurs du despote, à l'ambition du grand prêtre, et faire sortir de cet ensemble une profonde moralité, j'ai dû faire parler à chacun son langage : mais l'impie pontife est puni par la nîort de son ûls, le tyran par b sieime ; et le grand mot que ce prêtre dit en counHmaol Tarare : // eii des dieux suprêmes, etc., aveu qui lai est arraché par la force des événements, est le correctif puissant de son incrédulité. Ainsi, quoique nous De croyions point en Brama, il n'en résulte pas moins qu'a l'aspect d'une justice inattendue sur de grands cniiiinels, les honnues les plus impies sont ramenés \m\çt eux à reconnaître une Providence ; et cVst ce que jii voulu dire, il e^l consolant, mon ami, que la cooclusion de mon drame soit si vraie:
Mortel, qui que lu sois, brame, prince ou soldat, Homme! ta ^'randeur sur la terre ^'appartient point à ton état :
Elle est toute à ton caractère.
Au resle, mon ami, j'aimerais mieux que cette pièce ne fût jamais jouée que si elle était aplatie. Je vous salue, vous honore et vous aime.
Le reclus Beacmabchàis.
Cardez mon manuscrit le moins que vous ponrre:: voire ami n'en a pas d'autre.