A M. D'OGNY, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES POSTES
Paris, le !•' septembre 1*90.
MOKSIEUR,
Je ne pourrai plus vous offrir que de stériles remerctroents pour tous les bons offices que vous nous avei
rendus dans les temps les plus difficiles. Ce volume de la Vie de Voltaire, que j'ai l'honneur de vous adresser, est le complément de noire ouvrage.
Mais , monsieur , je n'oublierai jamais que , sans votre obligeante assistance, nous serions restés en chemin, et que, morts à la peine, nous n'aurions pu donner à l'Europe impatiente la collection des œuvres du grand homme. Celte audacieuse entreprise me coûte plus d'un million de perte en capitaux et intérêts ; mais', grâce à vous, monsieur, j'ai tenu mes paroles données, et c'est une consolation pour moi. Quelques accessoires arriérés occupent encore nos presses. Tout ce qui en sortira vous sera présenté, monsieur, comme un léger tribut de ma reconnaissance.
Je vous salue, vous honore et vous aimp.
Beaumarchais.
LXXYI