ACTE IV, SCÈNE XVin. SSg
d'une terrible lettre que je croyais brûlée avec les autres. Quelqu'un m'a-t-il trahie?
FIGAAO «'écriant.
Oui ! l'infaxne Bégearss : je Tai surpris tantôt qui la remettait à monsieur.
LS COMTE perlant vite.
Non y je la dois au seul hasard. Ce matin lui et moi, pour un tout autre objet , nous examinions votre écrin sans nous douter qu'il y eût un double fond. Dans le débat, et sous ses doigts, le secret s'est ouvert soudain à son très - grand étonnement. Il a cru le coffre brisé!
FIGARO ciaant plu fort.
Son étonnement d'un secret? Monstre ! C'est lui qui l'a fait faire.
LE COMTE
Est-il possible?
LA COMTESSE
Il est trop vrai !
LE COMTE
Des papiers frappent nos regards ; il eii ignorait l'existence; et quand j'ai vouhi les lui lire^ il a refusé de les voir.
SUSANNE s'écriaat.
Il les a lus ceut fois avec madame !
LE COBniS.
Est-il vrai ? les connaissait*il ?
LA COMTESSE
Ce fîit lui qui me les remit » qui les apporta de l'armée, lorsqu'un infortuné mourut
34o I.A MERE COUPABLE,
LE COMTE
- Cet ami sûr^ instruit de tout?
FIGARO y LA COMTESSE, SCSANNE, ensemble, criant.
C'est lui !
LE COMTE
O scélératesse infernale ! avec quel art il m'avait en> gagé ! A présent je sais tout.
FIGARO
: Vous le crovez !
LE COMTE
Je connais son affreux projet. Mais , pour en être plus certain , déchirons le voile en entier. Par qui savez-vous donc ce qui touche ma Florestine?
LA COMTESSE tite.
Lui seul m'en a fait confidence.
LÉON vite.
Il me Ta dit sous le secret.
SUSANNE vile.
Il me l'a dit aussi.
LE COMITE avec horreur.
O monstre! Et moi j'allais la lui donner! mettre ma fortune en ses mains !
FIGARO vivement.
Plus d'un tiers y serait déjà, si je n'avais porté, sans VQus le dire, vos trois millions d'or en dépôt chez monsieur Fal : vous alliez l'en rendre le maître, heureusement je m'en suis douté. J« vous ai donné son reçu....
LE COMTE vitement.
Le scélérat vient de me l'enlever pour en aller toucher la somme.