‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 268 sur 356 · ACTE V, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VII

personne ne trouve mauvais qu'on tue une bête enragée ; mais il se gardera de Toser ; l'homme capable de tant d'horreurs doit être aussi lâche que vil !

BIÊGEARSS tore de Uii.

Malheureux !

LE COMTE frappant du pied.

Nous laissez-vous enfin ? c'est un supplice de vous voir.

(Là comtesse est effrayée sur son siège; Florestine et'Susanne la soutiennent ; Léon se réunit à elles.)

B^GEARSS les dents serrées.

Oui morbleu ! je vous laisse ; mais j'ai la preuve en main de votre infâme trahison ! vous n'avez demandé l'agrément de Sa Majesté pour échanger vos biens d'Espagne, que pour être à portée de troubler sans péril l'autre côté des Pyrénées.

LE COMTE

O monstre ! que dit-il ?

BEGEARSS

Ce que je vais dénoncer à Madrid. N'y eût-il que le buste en grand d'un Washington, dans votre cabinet; j'y fais confisquer tous vos biens.

FIGARO criant.

Certainement ; le tiers au dénonciateur.

B^GEARSS.

Mais pour que vous n'échangiez rien , je cours chez notre ambassadeur arrêter dans ses majns l'agrément de Sa Majesté, que l'on attend par ce courrier.

FIGARO , tirant un paquet de sa poche, s'écrie vivement:

L'agrément du roi ? le voici ; j'avais prévu le coup ; je viens, de votre part, d'enlever le paquet au secrétariat d'ambassade ; le courrier d'Espagne arrivait !

( Le coin te avec vivacité prend le paquet.)

BIÉGEARSS^ furieux, frappe sur son front , fait deux pas pour sortir

et se retourne.

Adieu , famille abandonnée ! maison sans mœurs et sans honneur! vous aurez Fimpudeur de conclure un mariage abominable, en unissant le frère avec la soeur : mais l'univers saura votre infamie.

(Il sort.)

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