‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 270 sur 356 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

leurs anciennes faiblesses ! font succéder un doux atta* chement aux passions orageuses, qui les avaient trop désunis. Rosine (c'est le nom que votre époux vous rend ) , allons nous reposer des fatigues de la journée. Monsieur Fal ! restez avec nous. Venez, mes deux enfans !... Susanne , embrasse ton mari ! et que nos sujets de querelles soient ensevelis pour toujours! (A Figaro.) I^s deux mille louis qu'il avait soustraits , je te les donne, en attendant la récompense qui t'est bien due!

FIGARO vivement.

A moi , monsieur ? Non , s'il vous plaît ; moi , gâter par un vil salaire le bon service que j'ai fait ! ma récompense est de mourir chez vous. Jeune , si j'ai failli souvent, que ce jour acquitte ma vie! O ma vieillesse ! pardonne à ma jeunesse, elle s'honorera de toi. Un jour a changé notre état ! plus d'oppresseur , d'hypocrite insolent ! Chacun a bien fait son devoir : ne plaignons point quelques momens de trouble ; on gagne assez dans les familles quand on en expulse un méchant.

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