LIVRE SEPTIÈME
prendre mon fils, remettez-moi cent écus, et vous n'aurez rien à craindre, car le majordome est mon ami intime; ¥Oos pouvez compter que je lui ferai faire tout ce qu'il me plaira, pourvu que vous me donniez cette somme. » — Cette impudence m'enflamma d'une telle fureur, que je m'écriai : — « Sors d'ici, infdme prostituée ! Si ce n'était par égard pour le monde et pour l'innocence de ce malheureux enfant, je t'aurais déjà éventrée avec ce poignard sur lequel ma main vient de se porter deux ou trois fois. » — En même temps je lui administrai une sévère correction, et je la jetai hors de chez moi ainsi que son fils.
Après avoir réfléchi à la scélératesse et à la puissance de ce maudit pédagogue, je jugeai que le plus prudent était de reculer devant cette diabolique machination. En conséquence, le lendemain de bonne heure, je confiai à ma sœur des pierreries et divers objets valant deux mille éeus environ , puis je montai à cheval et je m'acheminai fers Venise, /emmenai avec moi Bernardino de Mugello. — Dès que j'eus gagné Ferrare, j'écrivis au duc que, bien que j'eusse quitté Florence sans prendre congé de lui, je reviendrais sans être rappelé.
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