‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 144 sur 285 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Arrivée i Veaitc. — Visite «i Tilien et «a SumovIbo. — Umilat é« Uédic». — Le prieor Leone Slrotti. — Retour à Florence. — Le b«*le de Goune Irr. — Fonte 4* la Médnee. — Manœuvres da Bandlnelli. — Trustât d'orfèvrerie. — Beat enoto- MtUranto. — F.«plicaltoM. — Tribal*, ttoni.

En arrivant à Venise , je ne pus m1 empêcher de réfléchir sérieusement à la prodigieuse variété de moyens qae ma cruelle fortune employait pour me persécuter; maïs comme je me trouvais encore robuste de corps et d'esprit, je résolus de lutter avec elle comme à mon ordinaire. — Tout en songeant ainsi à mes affaires, je passais agréablement mon temps dans cette belle et opulente ville. — J'allai visiter Titien, ce merveilleux peintre, et notre compatriote Jacopo del Sansovino, vaillant sculpteur et architecte auquel la Seigneurie de Venise donnait un riche traitement et que j'avais connu dans ma jeunesse, à Rome et à Florence. Ces deux illustres artistes m'accueillirent de la manière la plus gracieuse.

Le lendemain, je rencontrai messer Lorenzino de Médias, qui me prit aussitôt par la main cl me fit toutes les amitiés imaginables. Xous nous étions connus d'adord & Florence, quand je gravais les monnaies du duc Alexandre, puisa Paris, lorsque j'étais au service du roi. Il demeurait alors

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