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qui te tentait mourir? fin vérité, je crois que ces coup* de poing et ces coups de pied que, dans votre fureur dit* boiique, vous nous avec administrés la nuit passée, auront épouvanté la fièvre, qui se sera enfuie de peur d'en rèW* voir autant. * — Tous mes braves gens, qui étaient remis de leur frayeur et de leurs fatigues, coururent alors aehetets en remplacement de ma vaisselle «Tétain, des plats et det assiettes de terre dans lesquels nous dînâmes joyeusement Je ne me souviens pas d'avoir de ma vie mangé avec plttl d'appétit et de gaieté.
Après le dîner, tous ceux qui m'avalent aidé vinrent ttt troover. Ils se félicitaient et remerciaient Dieu de Ce qui était arrivé. Ils disaient qu'il* avaient appris et vu faire des choses que tous les autres maîtres tenaient pour impossibles. De mon côlé, je n'êiais pas sans être Un peu fier de l'habileté que j'avais déployée. Enfin > je mis la main à la poche et je payai et contentai tout mon mondet
Mon mortel ennemi, le maudit messer Pief Franeeseft Riceio, le majordome du due» avait le plus vif désir de savoir comment l'affaire s'était passée. Les deux traîtres que je soupçonnais d'avoir amené mon métal A l'état de gâteau lui dirent que je n'étais pas un homme, mais plu* tôt le grand dipble en personne, attendu que j'avais obtenu des résultats que l'art seul ne pouvait produire, et que j'a* vais accompli une foule de choses trop diniciles pouf un simple démon. Comme ils avaient beaucoup amplifié Gê qui était arrivé, sans doute afin de s'excuser de leur In» succès, le majordome, en écrivant au duc, qui était alors à Fisc, se jeta de son côté dans des exagérations encore plus terribles et plus merveilleuses.
Après avoir laissé refroidir le brome pendant deux jours, je commençai & le découvrir peu à peu. Je trouvai d'abord que la tête de la Méduse était parfaitement venue» grâce aux évents, et* comme je l'avais annoncé au duc,
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parce que le feu de sa nature tend à s'élever. En continuant de fouiller, je rencontrai l'autre tète, c'est-à-dire celle du Persée, qui était également réussie : j'en fus beaucoup plus étonné; car, on le sait, elle est infiniment plus basse que celle de la Méduse. La bouche du moule s'ouvrait sur la tête et les épaules du Persée. Par un bonheur inouï, le bronze qui était dans mon fourneau se trouva exactement suffisant pour terminer la tête : chose surprenante! il n'en resta pas un grain dans les canaux, et rien ne manqua à la mesure qui m'était nécessaire. Cela me parut un véritable miracle opéré par Dieu. Je poursuivis mon exhumation avec le même succès. Tout se présentait aussi heureusement. Lorsque j'arrivai au pied de la jambe droite qui pose à terre, je m'aperçus que le talon était venu, puisqu'il était entier. J'en fus très-content d'un côté, mais d'un autre côté j'en fus contrarié, parce que j'avais dit au duc que le pied ne pourrait réussir. En finissant de le découvrir, je vis qu'il manquait non-seulement les doigts, mais encore près de la moitié du pied. Bien que cet accident dût me donner un peu plus de travail, j'en fus enchanté, car il devait prouver au duc que je savais mon métier. Du reste, si le métal avait formé une plus grande partie du pied que je ne l'avais cru , cela tenait simplement à ce que le brouze avait été chauffe plus que les règles ne le prescrivent et à ces plats d'étain que j'y avais mêlés pour le liquéfier, procédé qu'aucun maitre n'a jamais employé.
Dès que je vis mon œuvre si bien venue, j'allai à Pisc trouver le duc et la duchesse, qui me firent l'accueil le plus aimable que l'on puisse imaginer. Bien que le majordome ne leur eût rien laissé ignorer, la chose leur parut encore plus étonnante quand ils me l'entendirent raconter. Enfin , lorsque je me mis à parler de ce pied qui n'avait pas réussi comme je l'avais annoncé, le duc fut émerveillé