‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 161 sur 285 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

\m parief di Florence. — Cellûii, iajéoicnr. — Le capitaine tomtod. — La ch^fu^f . — Bettaoratioo de 6garinet antiqoei. — La ducbeaac Leonora. — Vesaliops. — 1m Ib do àm. — le piMeetet de fartée, -r Lee quatre pet» 4a Bcmardino. —

Ver* eetl* époque eojninenca U guerre de Sienne. Le 4m, foulant fortifier PleWtnee, distribua les portes de la nll* entre ae# sculpteurs et ses arefcjteete*. Je fus chargé •a la perte al Prato et de la petite porta d'Arno qui conduit ttl moulins. I* porta de Saoï-Friaoo échut au chevalier *ftedi*eUjj c*U# 4* gen*>Pierr£attoIini, à Pasqualioo d'An* «nt (|); eeltedefteifc-Gtargta, au sculpteur eu DoisGiuliane, fibde Baeeio d'Agnolo ($) ; telle de Ban -Nieeolo, au Partidno rçilewent «Capteur an bois (3), Francesee de Sao-Galto,

(*) Ce oSaooatiao «ai reeté ceeaplrteioent inconoa. La Saraeeol n'en dH pe* un mol *«•• are ftefixic utofitt* *T Ae«w > * k U*W * 4*»a te* Q**er*oior* JbmUim», an pariant drt fortifications de Florence ceariniiles l'an 1552 , te contente de copier pres- ••• Ktlératenent ce paraage de £eNioi.

(9) fiioliaM avlttta avec «Mcee la neeJptere et l'arenikotare, à l'exemple de ton P*» Baacio, anqnel il «accéda dans la place d'architecte de Sa nta-Meria-del -Flore. I| MWn»fn )6*t. — V*j. Vaaari, *je dt fitccw d.ignolo, t. VUf , p. «a-W.

(1) Antonio Pariicini est appelé rare maaefra «U Jeguame par Vaaari dans m t>«re ««ri»» par eelnj*! a l'AcéSe. et insérée dose laa PUtoricke, vol, HJ, p. »».

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sculpteur surnommé le .tfargolla (1), eut la porte alla Croce, et G io van battis ta Tasso (2), la porte Pinti. Enfin, les autres bastions et les autres portes furent confiés à différents ingénieurs dont j'ai oublié les noms, ce qui est peu important.

Le duc, qui était un homme vraiment capable, fit luimême le tour de la ville. Quand il eut tout bien examiné, il s'adjoignit le payeur Lattanzio Gorini, qui s'occupait un peu d'architecture militaire, et il le chargea de dessiner les plans qu'il avait imaginés pour fortifier les portes. Chacun de nous reçut donc le dessin de sa porte. Celui qui me fut remis m' ayant paru très-défectueux, je courus aussitôt chez Son Excellence pour lui montrer par où il péchait. Mais à peine eus -je commencé à parler, que le duc, furieux, me dit : — « Benvenuto, quand il s'agira de statues, je t'accorderai que tu t'y entends parfaitement, mais ici je veux que tu me cèdes, conforme- toi donc ao dessin que je t'ai donné. » — A cette sèche admonition je répondis le plus modestement possible : — « Signore niio, Votre Excellence n'a pas été sans m' apprendre bien des choses dans le bel art de faire les statues, car nous avons eu ensemble de fréquentes conférences sur ce sujet. Je supplie Votre Excellence de me permettre de loi parler aussi des fortifications de la ville, ce qui est une affaire autrement importante qu'une statue. En conversant avec Votre Excellence, je comprendrai bien mieux la manière dont je dois la servir. » — Grâce à ces paroles adroites, le duc se laissa aller à discuter tranquillement avec moi. Par des raisonnements aussi clairs que solides, je lui démontrai que son projet était vicieux. — u Eh bien , me dit-il, fais-moi un dessin, et je verrai s'il me convient, » —

(1) Ce Pronceaco eit le ûli de Giuliono Gitmberti da Sao-Gallo, à l'école doqadtiftt se foraer le célébra Antonio <U San-GoUo.

(2) Il • déjà été porlé de Gbn-Battiita Touo. — Vof. t. I , chip. III.

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