CHAPITRE III
Le sculpta» Tribolo. — Départ pour Venise. — Rixe de Cellini avec les exilés
lins. — Jacopo Sansovino. — L'hôtelier bourru. — Une petite vendetta. — Retour • Florence. — Travaux divers. — Querelle de Cellini et d'Ottaviano de Uédicie. — Le revers de Loremino de Médicts.
En arrivant à Florence, j'allai voir le duc Alexandre, qui me (il l'accueil le plus gracieux , et me pressa vivement de me fixer près de lui.
Il y avait, & celte époque, a Florence, un sculpteur nommé le Tribolo (1). Il était mon compère, car j'avais tenu un de ses enfants sur les fonts baptismaux. Un jour, il me dit que Jacopo del Sausovino , son ancien maître, l'avait appelé a Venise , et qu'il s'y rendrait avec plaisir, tant parce qu'il s'attendait & de bons bénéfices que parce qu'il n'avait encore jamais vu celle ville. Il me demanda si je la connaissais ; je lui dis que non. Il me pria alors de l'accompagner. J'acceptai sa proposition. C'est pourquoi je dus répondre au duc Alexandre que je voulais visiter Venise,
(I) Xiccolô , fils de Raffoello de* Pericoli, naquit à Florence, en 1.03. Dats son enfance , il reçut , à cause de sa turbulence, le surnom de Tribolo, qui s'accorde mal avec l'etlrëme timidité dont il fil preuve dans son voyage à Venisz avec Cellini. Il fut on des meilleurs élèves do Sansoviuo, ei laissa de nombreux outrages, qui lui assguenl un rang distingué parmi les sculpteurs et les architectes du s >itième sîècle. Il mourut en 1565. — - Yoy. Vasari, Vie du Tribolo, t. VII, p. 295 et sjiv.