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tomber que sur les giiostiques, qu'il eon- " fondait mal à propos avec les véritables chrétiens.
L'exactitude avec laquelle Origène rapporte les propres paroles de Ce/se, prouve que nos anciens apologistes n'ont cherché ni à supprimer les ouvrages de leurs adversaires, ni à déguiser leurs objections, ni à les rendre odieux. Sans les livres d'Origène, qui saurait aujourd'hui ce que Celse a écrit? Ce philosophe était très- voisin des faits, puisqu'il a vécu au milieu du n* siècle, cinquante ou soixante ans seulement après la mort du dernier des apôtres. Il pouvait consulter les Juifs, vérifier si les disciples de Jésus-Christ avaient été des imposteurs, il dit qu'il connaît parfaitement le christianisme, qu'il s'est iuforu.é de tout; il fait même parler un juif; cependant il n'oppose aux chrétiens, ni aucun fait décisif, ni aucun témoignage contradictoire au leur, ni aucun argument fort redoutable. S'il y avait eu de l'imposture de leur part, il serait incroyable que Celse ne l'eût pas démasquée. Tout considéré, son ouvrage est un des monuments l'es plus honorables et les plus avantageux à notre religion. Si l'on veut voir un extrait plus exact des objections de Cehe et des réponses d'Origène, on le trouvera dans le Traité historique et dogmatique de la vraie Religion, t. X, 2e édit.
CENACLE. Noire Sauveur, la veille de sa passion, dit à ses disciples d'aller préparer le souper de la pâque à Jérusalem ; qu'ils y trouveraient un cénacle tout prêt, c'est-àdire, une salle à manger, avec les tables et les lits sur lesquels on se plaçait pour manger. Dans les siècles postérieurs, on a montré à Jérusalem une salle, qui fut changée ( n église par l'impératrice Hélène, où l'on prétendait que notre Sauveur avait fait son dernier souper, et avait institué l'eucharistie ; mais il y a lieu de douter que cette salle ait été garantie de la ruine de Jérusalem, lorsque celle ville fut prise par les Romains ; on pouvait tout au plus connaître, par tradition, le sol sur lequel le cénacle avait été placé.
Mais le respect que l'on eut pour le lieu dans lequel on croyait que Jésus-Christ avait institué l'eucharistie, prouve assez la haute idée que l'on avait conçue de celte action de Noire-Seigneur. Si l'on avait envisagé pour lors la dernière cène du même œil que les protestants, ou ne se serait pas avisé de changer le cénacle en église.
CEN DU K. Le mercredi des Cendres est actuellement le premier jour de carême. 11 est probable qu'il a été ainsi nommé, à cause de l'usage dans lequel étaient les pénitents, dans les premiers siècles, de se présenter ce jour-là à la porte de l'église, revêtus de cilices et couverts de cendres.
Mais quel rapport y a-t-il entre la cendre et la pénitence ? C'est un monument des anciennes mœurs. Se laver le corps et les habits, se parfumer la tête était le symbole de la joie et de la prospérité : au contraire, la marque d'une douleur profonde était de se rouler dans la poussière, et d'y demeurer
DlCÏ. VU TUÉOL. DOGMATIQUE. 1.
couché. Cela se voit encore quelquefois parmi le peuple des campagnes, qui se livre violemment aux impulsions de la nature. Un homme qui se montrait avec le corps., les cheveux et les habits couverts de po issière, annonçait, par cet extérieur négligé, le deuil et l'affliction. Les exemples en sont fréquents dans l'Ecriture sainte; Job, l'histoire des Rois, les Prophètes, l'Evangile même en parlent. — David, pour exprimer une douleur amère, dit qu'il mange. lit la cendre comme le pain, ou plutôt avec le pain {Psal. ci, 10). Comme les anciens cuisaient leur pain sous la ceudre, ne pas se donner la peine de secouer la cendre dont le pain était couvert, était une marque d'affliction.
Aujourd'hui, dans l'Eglise romaine, le jour des cendres, le célébrant, après avoir récité les psaumes pénitenliaux et d'autres prières, bénit des cendres, en impose sur la tête du clergé et du peuple, qui les reçoit à genoux, et à chaque personne à laquelle il en donue il adresse ces paroles : Homme, souviens-toi que tu es poussière, et que tu y retourneras. C'est la sentence terrible que Dieu prononça contre le premier pécheur [Gen. m, 19). Lorsque la coutume de brûler les morts subsistait, un peu de cendre tirée du bûcher et appliquée sur le front d'un homme était un symbole encore plus énergique; c'était un arrêt de mort encore plus sensible.
Superstition ! disent les protestants ; momerie des prêtres ! s'écrient les philosophes. Nous leur répliquons : Vous ne savez pas seulement ce que signifie le rile que vous blâmez. Dans la bénédiction des cendres, l'Eglise prie Dieu d'inspirer des sentiments do pénitence à ceux qui les recevront, et do leur pardonner leurs péchés; le fidèle qui se présente vient ratifier pour lui-même celte prière de l'Eglise, se frapper de l'image de la mort, afin de se détacher du péché. Où esl la superstition? Retrancher du culte religieux les symboles les plus naturels et les plus expressifs, c'est étouffer tout à la fois la religion el la nature.
CÈNE, souper, du latin cœna, et du grec xotvu, repas commun d'une famille rassemblée. Pourquoi les anciens ont-ils donné ce nom au repas du soir, plutôt qu'à celui du malin, ou à celui du milieu du jour ? Parce que la famille d'un laboureur esl dis; ersée pendant tout le jour pour les travaux de l'agriculture; elle prend ses repas au hasard et dans la campagne, elle ne se rassemble que le soir : c'est le souper qui la réunit.
Le nom de cène a été spécialement donné au dernier souper que fil Jésus-Christ avec ses apôtres rassemblés la veille de sa mort, dans lequel il mangea la pâque avec eux, el après lequel il institua l'eucharistie; l'Eglise en célèbre la mémoire le jeudi saint. Pour nous remettre sous les yeux l'humilité de Jésus-Christ qui, après la cène, lava les pieds à ses apôtres, il esl d'usage dans chaque église de laver les pieds à douze pauvres. Nos rois renouvellent aussi celte cérémonie louchante et majestueuse, et c'est ce que l'on appelle faire la cène. Apres un sermon cou-
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voiial.lo.in sujet, et après l'absoute faite par un évêque, le roi, accompagné des princes du sang cl ùes grands officiers do la couronne, lave et baise les pieds à douze pauvres, les sert à table, cl leur fait une aumône. Après midi la reine fait de même à douze pauvres filles.
C'est une question parmi les théologiens cl les commentateurs de l'Ecriture sainte, de savoir si, daus la dernière cène, Jésus-Christ mangea la pâque avec ses apôtres; quelques auteurs modernes ont soutenu qu'il ne la mangea point : nous prouverons le contraire au mot Paque.
Lorsque les protestants ont donné le nom de cène à la manière dont ils célèbrent l'inslitulion de l'eucharistie, ils se sont écarlés de l'ancien usage de l'Eglise, et ont abusé du terme par nécessité de système. Ils ont voulu donner à entendre par là que toute l'essence du sacrement consiste dans le repas religieux que font les fidèles en communiant ; mais toule l'antiquité dépose contre eux. Dès io icr siècle de l'Eglise, l'usage a été de nommer eucharistie l'action de consacrer le pain et le viu, et d'en faire le corps et le sang du Seigneur. Aucun des anciens Pères de l'Eglise ne s'est avisé d'appeler celle action la cène ou le souper du Seigneur. Celle cène était finie, lorsque Jésus-Christ consacra l'euchariNtic pour la donner aux apôtres [Luc. xxii, 20 ; / Cor. xj, 25). Il est absurde de regarder l'action des apôtres, et non celle de Jésus-Christ, comme la partie essentielle et principale de la cérémonie. Voy. Eucha-
IUSTIK, § 3.
CÉNOBITE, religieux qui vit dans une communauté, sous une règle commune, avec d'autres religieux ; ce mol vient de xoî os-, lommun, et de pioç, vie. Un cénobite est ainsi distingué d'un ermite ou d'un anachorète qui vil dans la solitude.
L'abbé Piammon parle de trois espèces de moines qui se trouvaient en Egypte dans la Thébaïde ; savoir, 1< s cénobites,i\ui vivaient rassemblés en communauté ; les anachorètes, qui demeuraient seuls, el les sarabaïtes, qui étaient vagabonds ; ces derniers ont toujours été regardés comme de faux moines. Il rapporte au temps des apôtres l'institution des cénobites : c'est, selon lui, une imitation de la vie commune des fidèles de Jérusalem ; mais ces fidèles étaient des gens mariés qui n'avaient pas renoncé au monde. Saint Pa- » orne passe pour te premier instituteur de la \ ie cénobitique, parce qu'il est le premier qui ail fondé des communautés réglées. Avant lui, les moines étaient anachorètes ou solitaires. On prétend cependant que saint Antoine avait bâii un monastère vingt ans l>!us lot que saint Pacôme ; mais celui-ci esl Io premier qui ait écrit une règle monastique.
Dans le Code théodosien, I. xi, lit - 30, De Appellat. l.eg. 57, les cénobites sont appel s synobitCB, à la lettre, gens qui marchent ensemble, qui suivent le mémo chemin ; Ce ne .sont (tonte pas les domestiques des moines, comme l'ont imaginé quelques glossatcurs,
mais les cénobites. iRinghim, Orig. eccl., lom.m, I. vu, c. 2, § 3.)
Quelques écrivains modernes, qui ont considéré les cénobites sous un aspect purement politique, ont conclu qu'il esl de l'intérêt public de faire subsister un grand nombre d'hommes à moins de frais qu'il esl possible, que la vie commune est beaucoup moins dispendieuse pour chaque individu que la vie particulière ; qu'à cet égard les couvents sont un moyen d'économie : l'expérience confirme celte observation. Pour nous, qui ne devons envisager cel objet que du côté des mœurs, nous pensons que plusieurs hommes rassemblés, qui vivent sous une règle commune el sont assujettis aux mêmes devoirs, ont dans l'exemple de leurs frères un puissant moyeu de plus pour se soutenir dans la vertu; que malgré les censures lancées par la malignité contre ce genre de vie, il est utile el louable à tous égards. Voy. Moine, Etat monastique.
CENSURES ECCLÉSIASTIQUES. Ce sont les peines que l'Eglise inflige à ceux qui ont désobéi à ses lois. Puisqu'en vertu de l'institution de Jésus-Christ, les pasteurs de l'Eglise ont droit de faire des lois, ils ont aussi le pouvoir d'infliger des peines, de retrancher aux chrétiens réfractaires les biens spirituels, qui sont accordés aux fidèles soumis et dociles. Voy. Lois ecclésiastiques. Mais comme laulorilé de l'Eglise est celle dune mère tendre, elle ne se résout à punir que pour des cas graves, et après avoir tâché d'intimider par des menaces ses enfants désobéissants.
On distingue trois espèces de censures,
l'ExCOMMUNîCATION, la SUSPENSE, l'iNTEBDIT.
Voy. ces mots en particulier. Il y a des censures réservées, et d'autres non réservées ; tout prêtre approuvé peut absoudre des secondes, et non des premières, pour lesquelles il faut un pouvoir spécial du supérieur ecclésiastique qui les a portées. Dans le tribunal de la pénitence, le prêtre, avant d'absoudre le pénitent de ses péchés, l'absout des censures non réservées qu'il pourrait avoir encourues. Voy. VAncien Sncramentaire par Grandcolas irc partie, p. 55'*.
Il se peut faire que dans les siècles peu éclairés, lorsque les peuples ne pouvaient être retenus que par la crainte, les supérieurs ecclésiastiques aient quelquefois abusé des censwes, surtout en les employant pour des intérêts purement civils, ou pour des cas qui n'étaient pas assez graves ; mais cet abus n'est pas une raison de contester à l'Eglise le pouvoir que Jésus-Christ lui a donné, pouvoir nécessaire pour conserver la discipline ecclésiastique.
Censure de liviuîs ou de doctrine. L'Eglise, qui a reçu de Jésus-Christ la commission el l'autonlé d'enseigner les fi tèles, a conséi|uemmenl le droit de condamner tout ce qui est contraire à la vérité et à la doctrine de son divin maître. Si elle se bornait à donner à ses enfants les livres propres à les instruire, sans leur ôter ceux qui peuvent les égarer, elle ne remplirait que la moitié
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(Je son objet. Tout homme qui publie des écrits esl donc soumis à la censure de l'Eglise, et s'il refuse de s'y conformer, il esl coupable de désobéissance à l'autorisé légitime. Dès qu'un ouvrage quelconque esl condamné comme pernicieux, il n'est plus permis de le lire ni de le garder; s'obstiner à en faire l'apologie, c'est se révolter sans raison contre l'autorité de Jésus-Christ même. — Depuis que les livres sont multipliés à l'infini, aucun ouvrage particulier de doctrine, de morale, ou de piété n'est absolument nécessaire aux fidèles ; dès qu'il est condamné, il ne peut plus leur être utile.
Sous le nom de censure, on n'entend pas ordinairement la condamnation d'une doctrine portée dans un concile, mais celle qui a été l'aile, soit par le souverain pontife, soit par un ou plusieurs évoques, soit par des théologiens ; l'on appelle qualifications les notes qu'ils ont imprimées aux propositions qui leur ont paru répréhensibles, soit qu'ils aient appliqué distinctement ces notes à chaque proposition en particulier, soit qu'ils les nient censurées seulement en général ou in ylobo. — Une proposition peut être condamnée comme impie, blasphématoire, hérétique, sentant l'hérésie, erronée, fausse, scandaleuse, captieuse, téméraire, dangereuse, mal sonnante, offensive des oreilles pieuses ; il esl à propos de donner une idée nette et précise de chacune de ces qualiGcalions. — Une doctrine ou une proposition est impie et blasphématoire, lorsqu'elle attribue à Dieu des qualités ou une conduite qui déroge à ses infinies perfections : telle est celle qui exprime que Dieu est l'auteur du péché, conduite contraire à la sainteté de Dieu et à sa justice. Celle note esl la plus flétrissante que l'on pui.ssc imprimer à une proposition ; elle donne lieu de juger que l'auteur a méconnu une vérité non-seulement révélée, mais dictée par la droite raison, et qu'il a perdu tout sentiment de respect pour la Divinité. — La doctrine hérétique est celle qui est directement contraire à une décision formelle de l'Eglise. II peut arriver à un écrivain quelconque de contredire une vérité révélée sans tomber dans l'hérésie, lorsque l'Eglise n'a pas encore expressément décidé que tel est le sens de la révélation ; mais lorsque l'Eglise a prononcé, il y a de l'opiniâtreté, et c'est une hérésie de résister à sa décision. — Quand on dit qu'une proposition s'nt l'hérésie, on approche de l'hérésie, on entend qu'elle donne lieu de juger que l'auteur nie et veut combattre un dogme décidé par l'Eglise. Si un théologien soutenait que l'eucharistie n'est que la figure du corps et du sang de Jésus- Christ, celle proposition serait hérélique, puisque l'Eglise a solennellement décidé la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie. S'il se bornait à dire que c'est la figure ou le signe du corps et du sang de Jésus- Christ, sans faire entendre que c'est quelque chose de plus, cette façon de parler sentirait l'hérésie ; elle ferait soupçonner que l'auteur n'admet pas la présence réelle, à moins que dans le reste de son ouvrage il n'eût professé
distinctement cet article de notre foi.— Lorsqu'une proposition ésl flétrie comme erroné, il semble que c'est quelque chose de plus que si elle était condamnée cornue fausse. Une fausseté peut être sans conséquence, lorsqu'il n'en résulte rien contre la foi ni contre les mœurs ; mais on appelle erreur une fausseté qui attaque l'une ou l'autre. Cependant toute erreur n'esl pas une hérésie formelle. Il est faux, par exemple, que saint Pierre n'ait pas été à Rome ; mais on ne taxerait pas d'hérésie un homme qui se bornerait à contester ce fait. S'il affirmait que le souverain pontife n'est pas le successeur de saint Pierre, ce serait une doctrine erronée, de laquelle il s'ensuivrait que le souverain pontife n'est p:ts le chef visible de l'Eglise. Or cette dernière proposition sentirait l'hérésie, parce que c'en est une de soutenir qu'il n'a pas un pouvoir de juridiction sur toute l'Eglise ; le contraire est formellement décidé par le concile de Trente. — Une doctrine est scandaleuse ou pernicieuse au salut des âmes, lorsqu'elle tend à diminuer dans les fidèles l'horreur du péché, le respect pour les choses saintes, la soumission à l'Eglise ; une proposition fausse en fait de morale est ordinairement dans ce cas. On doit regarder comme scandaleux des éloges prodigués par certains écrivains aux hérétiques et aux ennemis de l'Eglise, dans le dessein de persuader qu'ils ont été condamnés mal à propos, que leur doctrine était vraie et innocente ; affectation très-commune chez nos auteurs modernes. — Lorsqu'une opinion est contraire au sentiment du très-grand nombre des théologiens, et à la croyance commune des fidèles, qu'elle n'est fondée que sur des conjectures et sur des raisonnements trèspeu solides, elle est téméraire; c'est la note que mériterait un écrivain qui attaquerait la conception immaculée de la sainte Vierge. Sa doctrine offenserait encore les oreilles pieuses, parce que tout chrétien qui fait profession de piété, honore singulièrement l'a Mère de Dieu, et ne peut souffrir que l'on attaque ses augustes privi'éges. — On appelle doctrine dangereuse celle dont les hérétiques peuvent abuser pour sou'enir leurs erreurs; mais ce qui est dangereux dans un temps peut cesser de L'être ; ainsi le mot consubslantiel fut rejeté par un concile d'Anliochc, parce que les partisans de Sabellius en abusaient pour confondre les personnes divines elles réduire à une seule; mais lorsque ce danger n'exista plus, le concile de Nicée consacra ce même terme pour exprimer la divinité de Jésus-Christ. — Si une proposition exprime une vérité en termes durs, indécents, capables de la rendre odieuse, elle es notée comme mal sonnante. Lorsqu'un théo logien dit que la grâce, a manqué à saint Pierre, il donne à entendre que toute grâce lui a manqué, ce qui est faux. Saint Pierre a manqué d'une grâce efficace, et non d'uno grâce suffisante ; autrement sa chute n'aurait été ni libre, ni imputable à péché. Par la même raison, celte même proposition esl captieuse, parce que, sous des termes que
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l'on peut prendre eu bonne pari, el'e cache le veiiin île l'erreur (Bolden, de Résolut, fidei, I. il, c. 8, iect. 1 ; Canus., de Lotis J fteol., i. xii, c. 10). [Voy. Qualifications. J
Dans noire siècle, on a sérieusement mis en question si le souverain pontife et l'Eglise peuvent condamner un nombre de propositions in qlobo, comme respectivement fausses, scandaleuses, hérétiques, etc., sans appliquer à chacune en particulier la note ou la qualification qui lui convient. On disait : Que nous apprend une pareille condamnation? Elle nous apprend qu'il n'est aucune des propositions comprises dans la censure qui ne mérite quelqu'une des notes ou qualifications qui leur sont données en général; par conséquent, qu'il n'est permis «l'en soutenir aucune telle qu'elle se trouve dans le livre condamné; elle nous apprend ijup la leciure de ce livre est pernicieuse aux fiilèlcs cl n'est plus permise a aucun. Qu'importe au simple fidèle de savoir si telle proposition est hérétique, ou seulement erronée et fausse? Quand clic ne serait que mal sonnante ou eaplieuse, n'en est-ce pas assez pour qu'il faille s'en abstenir? C'est l'affaire des théologiens de voir en quels termes chacune doit être notée. — 11 est liés à propos, sans doule, de recommander l'équité, la modération, le désintéressement, l'indulgence, la timidité même, aux théologiens chargés de censurer des livres; il faut les prier de se souvenir que dans cette circonstance ils sont juges et non disputeurs; qu'ils doivent renoncer à tout système, à loule prévention contre un auteur et contre le corps dont il est membre, à tout esprit de parti ; qu'une censure infectée de l'un de ces défauts est nulle et sans autorité. Mais il ne faut pas oublier non plus de prêcher aux écrivains la sagesse et la docilité. Lorsqu'un auteur n'a point écrit dans le dessein de dogmatiser, de faire du bruit, d'inquiéter les paslcurs et les théologiens, il mérile de l'indulgence, s'il consent volontiers à s'expliquer ou à se rétracter; s'il avait des intentions contraires, il n'a droit d'exiger aucun ménagement. La censure à laquelle un auteur se soumet sans résistance ne le flétrit point aux yeux da ses contemporains ni de la postérité : Fénelon s'est acquis | lus de gloire par sa soumission qu'il n'aurait pu faire par une apologie complète. Celui qui résiste cl déclame contre ses juges est un plaideur de mauvaise foi. — Dans un siècle où la plupart des écrivains semblent saisis de l'esprit de vertige, ne respectent aucune religion ni aucune autorité, s'excitent les uns les autres à braver toute censure, ce n'est pas le cas de les ménager. L'iuliépidilé dont ils se parent ne les mettra point à couvert de l'ignominie qu'ils méritent; leurs ouvrages tomberont (fins l'oubli, la censure subsistera. Cent auteurs qui ont fiil autrefois du bruit ne sont plus connus aujourd'hui que par la flétrissure dont leur nom est chargé ; les ailenl.ils de nos premiers incrédules ont été effacés par ceux de leurs successeurs, et déjà on ne se souvient
• de ceux qui oui précédé : il en sera de
même dans tous les temps. Voy. Livufis dépendus.
* CENTRE D'UNITÉ. Il foui à l'Eglise un centre d'unité. Le siège «le saint Pierre est ce centre, connue nous le munirons aux mois Pape, Primauté. f\ou^ nous contenions de rapporter ici les belles paroles de
Bossnet : « L'.iuiorilé ecclésiastique, d'après saint Césaire d'Arles, premièrement établie en la personne (Tun seul, ne s'est répandue qu'à condition d'eu : toujours l'amenée au principe de son unité, el que tous ceux qui auront à l'exercer se doivent tenir inséparablement unis à la même chaire. L'est celle chaire romaine tant célébrée dans les Pères, où ils ont exalté comme à l'envi ta principauté de la chaire apostolique ; la principauté principale ; la source de l'unité et dans la place de l'ierre t'émineul degré de la chaire sacerdotale , l'Eglise mère, qui lient en sa main la conduite de toutes les autres Eglises, le chef de l'épiscopat, d'où part le rayon du gouvernement ; la chaire principale; la chaire unique, en laquelle seule tous gardent l'unité. Vous entendez dans ces mois saini Optai, saint Augustin, saint Cyprien , saint lréuée, saint Prosper, saint Avil, saint Théodoici, le concile de Clialcedoine et les autres ; l'Afrique, les Gaules, la Gièce, l'Asie, l'Orient et l'Occident unis ensemble. >
CENTURIES DE MAGDEBOUUG , corps d'histoire ecclésiastique composé par quatre luthériens de Magdebourg , qui le commencèrent l'an 15'JO. Ces quatre auteurs sonl Malhias Flaccius, surnommé Illyricus, Jean Wigand, Matthieu Lejudiu , Basile l'aberl, auxquels quelques-uns ajoutent Nicolas Gallus, et d'autres André Corvin. Illyricus conduisait l'ouvrage, les autres travaillaieutsous lui. On l'a continué jusqu'au xur siècle.
Chaque centurie contient les choses remarquables qui se sont passées dans un siècle. Celte compilation a demandé beaucoup de travail ; mais ce n'est une histoire ni fidèle, ni exacte, ni bien écrite. Le but des centuriuteurs était d'attaquer l'Eglise romaine, d'établir la doctrine de Luther, de décrier les Pères et le> théologiens catholiques. Le cardinal Baronius entreprit ses Annales ecclésiastiques pour les opposer aux centuries.
On a reproché à Baronius d'avoir été trop crédule el d'avoir manque de crilique. Ceux qu'il réfulc avaient péché par l'excès contraire : ils avaient reje'é et censuré lout ce qui les incommodait. Le P. Pagi, eordelier, Isaac Casaubon, le cardinal Noris, Tille. nout, le cardinal Orsi, etc., ont relevé les fautes de Baronius, el ou a réuni leurs reniarqui dans une édition des Annales eccléiiastiques donnée à Lucques. Au contraire, les erreurs el les calo. unies des centuriuteurs ont été répétées, commentées, amplifiées par la plupart des écrivains protestants el par les incrédules, leurs copistes. On a beau les réfuter par des preuves invincibles, ceux qui ont intérêt de les accréditer ne se rebutent point, cl à force de renouveler les mêmes impostures , ils parviennent à les persuader aux ignorants. Voy. IIisioiiu: BCCLBSUSTIQI i:.
CÉPHAS, nom que Jésus-Christ donna à Simon, lils de Jean, lorsque son frère André le lui amena (Juan, i, 'ri).
Ccphas,ci\ syriaque, signifie Pl'«#T«, comme l'cxp'ique saint Jean. De là, les apôtres qui