ABR
lice après la communion, afin qu'il n'y reste rieu du vin consacre. Il convient de tenir dans la plus grande propreté les vases destinés à contenir l'Eucharistie.
ABNÉGATION. Renoncement à soi-même. Jésus-Christ dil dans l'Evangile: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il porte sa croix et me suite. Par là le Sauveur nous ordonne-t-il d'étouffer l'amour de nous-mêmes et de notre bonheur, de renoncer à notre intérêt bien entendu ? Non, sans doute, puisqu'il nous invile à la vertu par l'attrait de la récompense et du bonheur qu'il nous promet, conséquemment p;ir un motif d'intérêt très solide. 11 veut donc que nous renoncions à l'amour de nous-mêmes, aveugle, et mal réglé, à nos passions, à nos inclinations vicieuses, que nous confondons'mai à propos avec noire intérêt. Un ju^ie s'aime plus véritablement, et entend mieux ses intérêts qu'un pécheur; le premier cherche le vrai bonheur et le trouve ; le second le cherche où il n'est pas, et ne le trouve ni en ce monde ui en l'autre. Voyez Renoncement.
ABOMINABLE, ABOMINATION. Il est dit dans l'histoire sainte que les pasteurs de brebis étaient en abomination aux Egyptiens. Moïse répond à Pharaon, leur roi, que les Hébreux doivent immoler au Seigneur les abominations des Egyptiens, c'est-à-dire, leurs animaux sacrés, les bœufs, les boucs, les agneaux, les béliers, dont le sacrifice devait paraître abominable aux Egyptiens. L'Ecriture donne ordinairement le nom d'abominalion à l'idolâtrie et aux idoles, tant à cause que le culte des idoles est en luimême une chose abominable, que parce qu'il était presque toujours accompagné de dissolutions et d'actions infâmes. Moïse donne aussi le nom d'abominables aux animaux dont il interdit l'usage aux Hébreux.
L'abomination de la désolation, ou plutôt Yabomination désolante prédite par Daniel, ch. ix, v. 27, marque, selon plusieurs interprètes, l'idole de Jupiter Olympien qu'Anlothus-Epiphaue (il placer dans le temple de Jérusalem. La même abomination dont il est parlé dans saint Matthieu , ch. xxiv, v. 15, dans saint Marc, ch. vi, v. 7, et que l'on vit à Jérusalem pendant le dernier siège de celle ville par les Romains, sont les enseignes de l'armée romaine, chargées des ligures de leurs dieux et de leurs empereuis, qui furent placées dans la ville et dans le temple, lorsque Tile s'en fut rendu maître.
AISI'.A, dans L'Ecriture, signifie une tille d'honneur, une suivante, la servante d'une femme de condition. Ce nom est donné aux filles de la suite de Rébecca, à celles de la bile de Pharaon, à telles de la reine Eslher, à la servante de Judith. Ce n'est ni une simple esclave, ui une fille de peine, mais plutôt une femme de chambre ou unelille d'atour. ABUAIIAM. Les divers événements de la vie de ce patriarche, les discussions chronologiques sur son âge appartiennent à l'histoire ; nous ne devons parler que des Circonstance! qui peu veut donuer lieu à
des objections théologiques; le-* autres ont été éclaircies de nos jours par plusieurs savants (1).
Pourquoi Dieu a-t-il choisi un Chaldéen pour se faire connaître à lui et à sa postérité, pour se faire la tige de son peuple chéri, plutôt qu'un Grec, un Romain, un Chinois? Parce que Dieu était le maître de son choix ; quelque fût le personnage qu'il eût préféré, la même objection reviendrait. Ceux qui disent que c'est un trait de partialité, une injuste prédilection de la part de Dieu, n'entendent pas les termes. Dieu ne doit à personne telle ou telle mesure de bienfaits naturels ou surnaturels, de faveurs spirituelles ou temporelles; ce qu'il accorde à l'un ne diminue pas la portion qu'il veut donner à un autre, et ne lui porte aucun préjudice; la distribution inégale de bienfaits purement gratuits n'est donc ni une injustice, ui une partialité. Voyez Acception DE PERSONNES, JUSTICE DE DlEU, PAR- TIALITÉ.
Quelques auteurs ont avancé qu'Abraham, avant sa vocation, était idolâtre; ils ont cité en preuve ce passage de Josué, ch. xxiv, v. 2 : Vos pères ont habité au delà du fleuve, Tharé, pire d'Abraham, et Nachor; et ils ont servi des dieux étrangers. Mais celle, accusation ne peut tomber que sur Tharé et sur Nachor. Abraham est disculpé dans le livre do Judith, ch. v, v. 6 ; il y est dit : Les Hébreux sont un peuple originaire de la Chaldée: ils ont demeuré d'abord dans la Mésopotamie, parce qu'ils n'ont pas voulu suivre les dieux de leurs pères, qui étaient dans le pays des Chuldéens. Ainsi, en renonçant à la religion de leurs pères, qui admettaient plusieurs dieux, ils ont adoré le Dieu du ciel, qui leur a commandé de sortir de là et d'aller demeurer à Charan. Cela ne peut s'entendre que d'Abraham, puisque c'est à lui que Dieu ordonna de quitter son pays et sa famille; et il est probable que dès ce moment son père Tharé, qui le suivit, cessa d'être idolâtre. La fidélité d' Abraham à n'adorer que le seul Dieu du ciel peut être une des raisons pour lesquelles Dieu l'a choisi pour êire la tige de sou peuple.
Dans plusieurs endroits de l'Ecriture, Dieu est nommé le Dieu d'Abraham ; les auteurs sacrés ont-ils voulu insinuer par là que Dieu abandonnait les autres homuies pour ne protéger que le seul Abraham; que c'est un Dieu local dont la providence ne s'étendait que sur une seule famille ? Non sans doute. Cela signifie seulement que le vrai Dieu était seul adoré par ce patriarche, pendant que la plupart des peuplades déjà formées offraient leur encens à des dieux ima-
(I) Lu fou. liant dans les religions anciennes de l'Asie, on a trouvé, ù une époque antérieure à l'ère chrétienne, des ressemblances plus uu inouïs grandètf, des analogies plus ou moins parfaites avec nos croyances et nos pratiques, avec les personnages les plus fameux de l'ancien Testament. Les ennemis itu nuire foi oui cru y trouver une preuve que la religion juive et la religion chrétienne , sont des doctrines d'origine indienne, plus parfaite», plus épurée»,