‹ Œuvres completes de Bergier (volume 2)Chapitre 134 sur 183 · III · texte numérisé non relu

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déploré comme nous le bannissement des missionnaires de la Chine; au contraire, ils en ont triomphe : il» en ont pris occasion de rendre odieux le christianisme même, aussi bien que ceux qui le prêchent. Ils ont dit que les empereurs de la Chine ont proscrit cette religiuu à cause de son intolérance, ou du droit que ses ministres s'attribuent de forcer les peuples à l'embrasser; à cause de l'indépendance dans laquelle ils veulent être à l'égard de la puissance temporelle; à cause de leur caractère séditieux et turbulent; à cause enfin du tort que le célibat fait à la population. Il n est pas possible de calomnier d'une manière plus noire. — Dans les mémoires présentés à l'empereur de la Chine par les mandarins, contre le christianisme, ils n'ont fait aucun de ces reproches aux missionnaires ; ils ont seulement représenté que celte religion est nouvelle el étrangère dans l'empire, qu'elle n'admet ni Divinité, ni esprit, ni ancêtres. L'ttres édifiantes, tome XXIX., pag. 217 ; tome XX\, pag. 150. On voit par là ce qui est encore prouvé d'ailleurs, que les lettré^ chinois font aller de pair le culte des esprits et des ancêtres avec le culte de la Divinité, et il est fort douteux s'ils admettent d'autre Divinité que les esprits qui président aux différentes parties de la nature. La lecture du Chou King, qui est leur livre classique, ne nous montre chez eux point d'auire croyance que celle des anciens polj théistes. — Quand le génie des missionnaires serait tel que les incrédules le représentent, ont-ils été a»s« i imprudents pour le faire connaître, pour piêcher l'intolérance, l'indépendance, la sédition et la révolte contre un gouvernement absolu et despoiique? Une accusation aussi atroce ne doit point être hasardée sans preuve; les incrédules ne peuvent en alléguer aucune. D'un coté, ils reprochent au christianisme de favoriser le despotisme des princes el l'esclavage des peuples; de l'autre, ils prétendent qu'un empereur despote a redouté les principes el la morale de celle religion : ce sont deux accusations contradictoires.

Une autre absurdité est de penser que les Chinois, qui font périr chaque année plus de trente mille enfants, ont craint que le christianisme ne nuisit à la population; qu'ils redoutent le célibat, pendant qu'il se trouve à la Chine des millions de bonzes qui vivent dans le célibat. Un général, le gouvernement chinois crainl plus 1 accroissement de la population que sa diminution. Yoy. Mission (1)

(I) Pour compléter cet article, nous avons besoin de (humer Une Idée de la religion chinoise dans ses rapports avec nos croyances. Dans la Rédemption annoncée par tes traditions ( Yoy. Dcmonsl. évunj., édit. aligne), Sel i m il t montre qu'il y a un grand i oui hre. de croyances qui viennent, de la révélation primitive. Il serait en cfl'el étonnant qu'un peuple qui remonte t-i haut n'coi rien conserve de la loi de i, os premiers parents. Voici l'exposition de Schniill : I. Croyaneet des Chinois.

« Outre une morale excellente, ces froments et les livres canoniale-, des Ciduois offre»! ces irrites reinirq ables'de Vérifés révélées. Au in dieu de Ij-

CHIROTONIIï. Foyer Imposit on des mains. CHOiiUll, dans nos églises, est un espace

blés incohérentes , nous lisons que Tao créa le ciel ci la terre, et connue Tao sgnilie trois personnes dans ime, ces ouvrages di-ent que rime lira l'iiniv-rs du néant , que l'autre sépara les êires confondus dans le ciians, que la troisième lit le jour et la nuit.

< On y trouve la création de l'homme, foi nié avec de la terre jaune. On y trouve un p .radis terrestre, placé à la porte du ciel fermée à >es habitants , arrosé par quatre fleuves qui jaillissent d'une source jaune (le jaune est la couleur sacée des Chinois). Un le oinine le Jardin, doni la vue et l'enliée sont également interdites, mais d'où la vie s'esi répandue. On y liou\e un arbre . duquel ■ Ile s'est , ;our ainsi dire, déiachée comme son Iruii naturel : on trouve encore la description d'un à^e d'or. « Le dé-ir immodéré de la science, observe lloinauisee, u perdu le genre i umain. >

t L'n ancien proverbe dit : i 11 ne faut pas écouter le5 discours «le la femme. • La glose ajoute : « Car la leinme a été la sour e et la racine du mal. »

t Apre-, la dégradation de l'homme, dit Lopi , les animaux, les oiseaux , les insectes et les seipe.us commencèrent à l'envi à lui faire ta gnèrre. Après que l'homme eut acquis la se eice, toutes les créatures lurent ses ennemies. En moins de trois chi de cinq heures, continue Lopi, le ciel cuangea el l'huinine ne lui plus le même. »

« Quand l'innocence eul élé perdue, dil lloiiianlsee, parut la mbéneorda. >

H. tmidèmes el dogmes divers.

« De pieux missionnaires oui cru reconnaître les mystères les plus élevés du Christianisme dans l'écriture figurée des Chimris. A nsi , relativement au signe qui indique uiièire dont' un attend la présume, et qui retrace un nuage auquel un eulanl se irouve suspendu, le l'ère uibul se rappelle la parole du prophète lsaïe : El nubes plmnil juslum. Cibol von le lédempteur , le Messie , dans plusieurs semblables ligures; un signe antique, incompréhensible pour les Chinois modernes , inexplicable pour les anc eus auteurs, lui représente même la chute du premier homme : c'est un arbre sous lequel sont placées deux personnes, et, au-dessus , la léle d'un démon. — A l'exemple de l'autel que l'apôtre saint Paul uouva , à Athènes , avec celle inscription : Jijnvto Ueo , ces emblèmes religieux pouvaient , soil dans le cours d'une prédication, soil même dans une simple conversation a\cc des CJaiuois, fournir à un pieux missionnaire l'occasion de préparer la voie aux vérités de l'Evangile. Il esi posible que le dernier signe ail réellement le sens que lui attribue Cibol (Mémites concernant tes Chinois) ; car , bien certainement , la do'lrine héréditaire de notre première chute dut se conserver longtemps au sein de la race séparée, de laquelle sont issus les Chinois actuels; mais les plus anciens éciivains de ce pays étaient déjà étrangers à celle interprétation. On no saurait méconnaître non plus fini pur alice du triangle équilaléial que le l'èie Cdiol regarde connue le symbole de V unité. D'après le uictiounaire composé par l'empereur kanghi, il indique aussi conjonction. Un livre , partit u leieineul estimé des Chinois , dit : < Le triang e sigmlie u ois , coiiloiidus en un. > Une savante explication des plus anciens carat tores , Lieufulsing, s'exprime aiiiM sur ce s ijci : < Lelriangleesi l'emblème d'une sei rèie coujoiu stiun, de l'harmonie , premier bien de l'nouuue , du ciel et de la terre, ("est la conjonction des trois Tsai (Tsai , d.l Ko, indique le principe générSlest , le pouvoir, la science dans Tao). Hennis et simiilaiiéincul , ils gouvernent, crée t et sou ieniicnl ce qui est créé, » — Un auire livre dil : < Autrefois IViiipeieur offrait, 16UI l« s trois nus, un sacrilice solen nel a l'cspiil du luiMJOirCthiU et d'unité. » — « Oc

CHOÊ

silué ou derrière l'autel, ou entrel'aulel et la nef, dans lequel est placé le clergé pour chanter l'ofGce divin. Dans la plupart des églises d'Italie, le chœur est placé derrière

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