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et la nef, cm iront» • d'une balustrade ou d'un mur, garni à droite el à gant lie de deux rangs de stalles, où se placent les ecclésiastiques elles chantres.
composé de deux parues, dont l'une inditjue l'action de descendre, de s'humilier ; l'autre , une naissance future : elle nomme ce signe l'incarnation de Fo, mais un ancien auteur prétend qu'elle ne l'in>erprèie ainsi que par abus; (pièce signe est de beaucoup antérieur à l'existence, en Chine, «'aucun adorateur de Fo ; qu'il désigne spécialement celui qui doit enrichir les hommes avec ses richesses, les ennoblir en leur communiquant sa dignité et sa grandeur.
« Mais l'abus même que font de ce signe les sectateurs de Fo, est très-reinar.quable. Comment sontils arrivés à imaginer l'incarnation de leur divinité? L'idée que Dieu prendrait une organisation matélielle, que, par là, il se trouverait abandonné à l'otage de ses lorces physiques, est bien éloignée de l'intelligence humaine, et il me semble tout à fait impossiblequc l'homme, livré àsespropres facultés, ait jouais pu la rencontrer. Jamais, d'ailleurs , les peuples païens plus modernes, les Grecs , les Etrusques, les Latins , ne prêtèrent une nature organique à leurs divinités : ils se bornaient à l'apparence, car il suffisait de faire illusion aux sens : or ce n'était point au-dessus de la toute puissance divine. Les adorateurs de Fo abusèrent de ce signe, mais son invention n'appartenait point au hasard, elle dérivait d'une lioctrine héréditaire qu'ils avaient seulement altérée. Probablement, lors de leur introduction en Chine, ils trouvèrent celte doctrine et le signe qui la représentait déjà enveloppés de ténèbres , mais leur secte même date d'une époque antérieure à cet abus; leurs idées sur Fo découlent précisément de (eue doctrine héréditaire, non moins connue des Indiens que des Chinois dans les temps primitifs, cependant défigurée beaucoup plus tôt et d'une manière plus déplorable par la délirante imagination des premiers et par les mensonges systématiques de leurs bramines.
i Avec ces idées se coordonne une doctrine aussi ancienne qu'incompréhensible chez les premiers peuples, les Indiens, les Chinois, les Egyptiens. Le Fo des Indiens, nommé au Japon Schaka (Xacaj, Uusd et Budso, lut engendré par une vierge, sans aucune cohabitation. Les anciens Chinois faisaient descendre de vierges les divers chefs des maisons qui ont successivement gouverné l'empire. Chez les poêles de la Grèce et de Rome, qui empruntèrent toutes leurs fables aux Egyptiens et aux Phéniciens, on trouve des héros issus de vierges, ou, du moins, conçus d'une man ère surnaturelle. D'où viendrait e-tte idée , si étrangère à l'ordre de la nature , commune à des peuples que séparait tant de dislance, malgré la diversité des détails qui -t'environnent dans les différentes contrées, si elle n'avait o.ig nairemeni jailli de la môme source? Parmi tous les peuples du paganisme, la virginité commandait la plus haute vénération. Partout, el à toutes les époque! de l'existence du genre humain, l'on trouve des vierges consacrées à la Divinité. Quelle institution efl'aça en gloire celle des vest.iles? Avec le culte de Ve>ta se soutint le lustre de l'empire romain; avec lui aussi on le vit s'éteindre. — Dans le temple de Minerve, à Athènes, des vierges entretenaient, comme à Rome, le feu sacré. — On a retrouvé les mêmes vestales chez d'autres peuples , notainme t aux deux Inde , et récemment au Pérou, où, chose merveilleuse, la transgression de leurs vœux était I unie de la même peine qu'à Home. On y regardait la virginité comme une dignité sainte, également agréable à l'empereur et aux di«ux. — Dans les Indes, la loi de Menu dispute que les têtes prescrites en l'honneur de la chasteté ne concernent (pie les
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Le chœur signifie aussi l'assemblée do ceux qui chaulent; ainsi le chœur répond au célébrant ; on chante à deux chœurs ; le hautchœur, ce soûl les chanoines ou les prêtres
vierges, el que les femmes auxquelles ce titre n'nppanient plus doivent demeurer étrangères à toutes les céré nonies qu'elle établit. — Généralement . parmi toutes les nations, on attachait le plus grand prix à la virginité.
< La source d'où se répandirent ces idées est . sans contredit, la doctrine antique et héréditaire d'un futur Messie, révélée a l'un des plus anciens pères du genre humain, enracinée par Noé dans l'esprit de sa postérité. Elle s'effaça depuis chez, les diverses races, disparaissant tout à liait, ou bien se dégradant par l'adjonction des plus monstrueux préjugés, des fables les plus ridicules : ce n'est qu'au sein du peuple élu qu'elle se conserva lumineuse et complète. — Une vierge, dit Isaie, conce vra et engendre, a un (ils, qui sera appelé Emmanuel. — Aucun interprète de l'Ecriture sainte ne donnerail un antie sens à ce passage, fût-il familiarisé avec le contenu de tous les ouvrages chinois. — ■ La Chine entière en avait lu de semblables ou d'analogues, tant dans ses livres canoniques que dans leurs commentateurs, quand, vers l'an 65 de notre ère , l'empereur Mim-Ti voulut envoyer à ia recherche du Saint des saints, ou du moins, s'il était déjà mort, de sa doctrine. — Malheureusement les connaissances géographiques de ce prince sur l'Occident se bornaient aux Indes. 11 fil paitir une ambassade qui devait eu ramener le Saint des saints, ou en rapporter la doctrine dans son empire. Les ambassadeurs y trouvèrent une divinité, objet du respect général, nommée Fo ou Foë, et une aulre, plus ancienne encore, appelée Omito , auxquelles les Indiens attribuaient les plus grands miracles, dont ils racontaient les choses les plus extraordinaires. Les ambassadeurs, croyant avoir rencontré le Saint des saints dans ces deux divinités , rapportèrent en Ciihe leurs images avec les livres qui les concernaient, et ramenèrent quelques prêtres voués à leur culte sous le nom de Talaponiens. Au Japon, où se propagea celle idolâtrie, ils retinrent celui de bonzes, dont se servent les missionnaires de la Chine, parce que nos relations antérieures avec le Japon l'avaient lait connaître aux Européens : leur véritable nom chinois est lloschaug. L'adoration de Foë émanait de l'empereur : il n'est doue poinl étonnant qu'en Chine, où presque chaque action, chaque mot el chaque pensée du monarque passent pour un oracle el une loi , ce genre d'idolàlrie se soil rapidement répandu.
« Dès lors la porie fut ouverte à toutes les absurdités de la superstition; les principes et la saine morale s'évanouirent bientôt. Celle abominable idolâtrie, qui règne encore aujourd'hui à Siam el à C< ylan, se propagea tellement en Chine depuis celte époque, qu'une grande masse de ses habitants en est maintenant infectée. >
IV. Contracte des deux religions de la Chine. < Autant il e>l consolant de penser que, durant une longue série de siècles, alors (pie tous les peuples, excepté celui d'Israël, scivaieul des idoles muettes, sourdes, aveugles, nue nation , séparée du reste des hommes, qui comptait plus d'habitants que l'Europe entière, persévérait néanmoins â honoier le vrai Dieu, autant l'on esl aflligé de v<>ir comment celle nation, trompée ilms son aileuie du S. uni des saints pur lu doctrine de Foë, tomba dans une houleuse idolâ ne, dont le joug pèse encore sur ses descendants. >
V. Maintien partiel de l'ancienne croyance. i Quand, vers le milieu du xur siècle, les Tartares envahirent la Chine cl fondèrent la dynastie actuelle, les idoles de la l'ai tarie suivirent les vainqueurs .
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qui occupent les stalles les plus élevées ; le bas-chœur, ce sont les chantres, les musiciens, les enfants de chœur qui remplissent les bas stalles. — Dans l'origine %op&s signifie une assemblée formée en rond, une enceinte; c'est pour cela qu'il désignait une troupe de danseurs qui se tenaient par la main, et formaient un circuit. II ne faut pas en conclure, comme ont fait quelques auteurs, que chorus a signifié, dans les églises, un espace où l'on dansait. Dans le second livre tfEsdras (xu, 31,37, 39), %opoç signifie évidemment des chautres et non des danseurs.
On prétend que le chœur des églises n'a élé séparé de la nef que sous le règne de Constantin. Gela signiGe seulement qu'il n'y a point de preuve plus ancienne de cette séparation. Alors il fut environné d'une balustrade , et même d'un voile ou rideau qui ne s'ouvrait qu'après la consécration. Dans le xii' siècle , on le ferma par un mur; mais comme cette séparation défigure une église et cache le coup d'œil de l'architecture , on est revenu à l'usage des balustrades. — Dans les monastères de filles, le chœur est une salle attachée au corps de l'église, de laquelle il est séparé par une grille ;
toutefois , la cour et les conquérants conservent seuls leur culte.
i Beaucoup de Chinois professent encore leur doctrine primitive, bien qu'entachée de pratiques superstitieuses. A leur idolâtrie tarlare les empereurs allient une profonde vénération pour Confuciu.s, à la morale duquel les Chinois sont redevables d'avor vu produire même à la nouvelle dynastie des souverains que leur sagesse, leur humanité, leur zèle rendent dignes du plus ancien et du plus puissant trô.ie de la terre. »