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isil un véritable déisme déguisé sous le nom de religion. David Williams on fui le ermd pontife sous le nom de Prêtre de la nature. Ses leniples furent hieniôl déserts. Ses aileplcs passaient rapidement à un athéisme complet; Le luiipe des chrétiens ralionnels lut à peine ouvert pendant quatre ans.
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CHK1ST9LYTHS. hérétiques du x° .vif-vie; leur doni vieil! de xptaro?, el de Wm, je separe ; parce qu'ils séparaient la divinité de Jésus-Christ dVvee sou humanité. Ils soutenaient que le Fils de Dieu, en ressuscitant,
que le sens moral de ce qui e<l décent et honnête parut entièrement éteint, et l'homme sembla s'èire ravalé lui-même au-dessous île la bête immonde. La
violence, le meurtre, la luxure, l'intempérance et la iiéliauclie n'avaient plus rien de honteux et île repoussant aux yeux de ces hommes dépravés. Ou vit, en plusieurs contrées, Pimuooraiité poussée à un tel point de dégradation , mie , sous les noms île Mars, de Hn< chus et de Vénus, la vengeance , rivro;neiie el l'impureté, ces vices infâmes, furent déifiés et adorés publiquement par des actes aussi scandaleux que. criminels qu'on osa consacrer comme faisant partie des rites sacrés de la religion. Quelle sombre, quelle effrayante peinture de ces excès du monde païen nous est tracée par saint Paul, dans le premier chapitre de son Epître aux Homains , depuis le verset 1S jusqu'à la fin! Avec quelle énergie il en parle dans celle aux Ephésiens ! Ces (jeudis suivent dans /«<»• conduite la vanité de leurs pensées; ils ont l'esprit plein de ténèbres ; ils s(>nt éloignés de la vie de Dieu, à cause de rignorance ou ils sont, el de l'endurcissement de leur cœur; ayant perdu tout espoir de salut, ils s'abandonnent à ta dissolution et se plongent avec une ardeur insatiable dans toute sorte d'impuretés (Eph. iv, 17, 18, l'J). — Par suite de celta ignorance de Dieu, de cet ouldi des règles et des moiifs de nos devoirs, de cet abandon sans réserve à Unîtes les inclinations vicieuses, quel déloge épouvantable de crimes et de maux vint inonder la surlace de la terre! A quelle profondeur de limite et de corruption la nature de l'iiomme ne parut-elle pas descendue, et combien chaque jour, ajoutant à tant d'iniquités, ne dut-il pis ajouter aux naùèrés humaines!...
« Telles étaient, pour le genre hum in, les horribles conséquences du péché. Qui pouvait le délivrer de cet éiat affreux ? Etait-ie la piiilosoj hie? Won; tout le savoir, tous les efforts de ses sages y eussent échoué ; et que pouvait- elle cette philosophie , pour détruire, pour écarter la cuise funeste de tous ces désordres, de tous ces maux, le péché? Avait -elle une victime à offrir en expiation de ce péché? Etait-elle capable de dissiper ces nuages d'ignorance générale qui, en matière de religion, s'étaient épaissis et couvraient le monde païen , elle qui n'avait jamais eu rien de fixe et d'arrêté sur les vérités relatives aux idées religieuses : elle qui pouvait être accusée, peutêtre, d'avoir, pour sa part, contribué à entraîner les hommes dans ces routes ténébreuses? Etait-elle a même de corriger les hommes de leurs vices et de les guider dans la pratique i\ai véritables vertus , elle qui, en tant de circonstances , avait montré si peu de lumières, ou du moins tant d'incertitude sur les principes et sur les rsgles de. devoirs moraux ? Quels motifs assez, puissants pouvait-elle présenter à l'homme vicieux , pour le détourner du l'nabitudc. du mal? el à 11 mu: pratiquant la vertu, quel support oflïailellc contre les tentations , elle qui , par la voix de ses sages, par celle des Platon, des Ari- :-lote et de ses stoïciens, avait cme'gné el encouragé les plus grossières immoralités ? Non, la philosophie avait reconnu elle-même son impuissance à reformer les vices du inonde, et elle avait tout à fait désespéré de pouvoir jamais ariêicr ces torrents d'iniquilés qui, se grossissant de jour en jour, allaient engloutir la terre.
,1 lai p leniuni, prjnr aih>, tuJil
iNns nequiores, mon du tu nus
Progciucni ViUoHiorCui
Nos pères, plus méchants que n'étaient nosaïpnx, Ont eu pour siiecesseinsdes entants plus coupables , Qui seront remplacés par de pires neveux. (Lajioite.)
« Combien donc était désespéré l'étal où se trouvait le monde, quand les apôtres turent envovés à toutes les nations de la terre pour leur annoncer la rémission des péchés , pour les éclairer el pour les sanctifier, en répandant parmi elles el les lumières de la loi, el les grâces du Christ ! — Ce qui constitue l'essence du péché, c'est la désobéissance , et c'est par le grand sacrifice d'obéissance offert sur l'autel de la croix , que le Fils de Dieu a expié le pé.:hé. La destruction du péché fait disparaître la cause vie tous les maux qui pèsent sur le genre humain. La rémission des péchés réconcilie l'homme avec Dieu; lève l'arrêt de sa condamnation, le sauve des tourments étemels , le rétablit dans la dignité d'enfant de Dieu et dan» tous ses droits à l'héritage du royaume sans fin. — C'élaii ce bienfait, le plus grand de tous, c'ét il celle rémission des péchés qui avait été offerte à toutes les nations comme devant venir du Christ. // est écrit ainsi de moi, disait ce divin Médiateur, il fallait que le Christ soufl'ril de la sorte , qu'il ressuscitât le troisième jour, et qu'on prêchât en son nom ta pénitence et lu rémission des péchai parmi toutes les nations, en commençant par Jérusalem [Luc. xxiv, 4b\ 47). Ce l'ut aux apôires (pie Jésus-Chri-t donna le pouvoir el la mission d'aller répandre ce benfait. Il leur dit : Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez {Joan. xx , 22 , 23). Fidèles à leur mission, les apôtres remplirent avec zèle le ministère de la réconciliation, et ils s'empressèrent d'accorder la grâce de la rémission des péchés à tons ceux qui s'empressaient de silisfaire aux conditions imposées par le Christ. Dès le premier jour où l'Evangile est proclamé à Jérusalem, saiol Pierre s'adresse a la multitude assemblée, et dit: Faites pénitence, et que chacun de vous soil baptisé au nom de Jésus-Christ pour la rémission de ses péchés (Act. u, ."8). C'était là cette grande bénédiction promise depuis si longtemps , et que Imites les nations devaient recevoir par le Christ, en qui toutes devaient être bénies [Gen. su, 3; xvm, 18; xxn, 18; xxv, 4). « Ainsi , de même que le péché avait été pour l'homme la source de tous ses maux , de même la rémission des pêches devait èire pour lui le principe de tout son bonheur. Le péché avait fermé les portes du ciel, elles se rouvrent aujourd'hui à quiconque a SU , avant de inouï ir, laver dans le sang de l'Agneau toutes les souillures du péché. Quelle douce consolation répand dans les coeurs celle doctrine de la rémission des péchés! Que de bénédiction! précieuses émanent de ce ministère de réconciliation , quand il est exercé suivant les institutions de Jésus- Christ ! Et quel bonheur pour l'homme coupable de savoir avec certitude ce qu'il lui faut faire pour obtenir sa grâce, <i à quelles conditions il sera justifie! Les voilà ces bienfaits inestimables que le christianisme a portés chez toutes les nations, en se répandant parmi elles. — Avant que la grâce de la jusli (icaiion descendît dans le rœurdeS h mimes, il fallait que leur esprit lût éclairé par la connaissance des vérités célestes cl des préceptes de la morale surnaturelle que le Fils de Pieu avait précitée à ses apôtres, Instruises toutes Us nations, les baptisant •/ leur apprenant (outet les choses '/»<• je cous ni ordonné de leur apprendre (Matth. nviii). Lcuj instruction devait doue précédcl I ur lupieme.
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avait laissé dans les enfers son corps et son âme, et qu'il n'était monté au ciel qu'arec sa divinité. Saint Jean Damascène est le seul auteur ancien qui ait parlé de cette secte.
*CMUSTO SACRUM. L'immense fractionnement des églises protestantes d'Allemagne inspira à Jacob Hendrif Onderde-Wyng'ir'Canxieux la pensée de réunir toutes les sociétés chrétiennes en une seule : pour cela il (it le symbole le pins large pos-
< Mais quoi de plus consolant en soi, quoi de plus s.ilutaire po.ir l'homme, que le corps entier de ces dogmes sublimes, de ces préceptes moraux , de ces institutions sacrées qui constituent la religion chrétienne et que propagèrent uniformément les apôtres à l'époque où ils établirent le christianisme chez toutes les nations ? Quel dut être rélonnemcnt de ces hommes qui, si longtemps , étaient restés assis dans les ténèbres du péché et dans l'ombre de la mort , quand tout à coup ces dogmes et ces mystères leur lurent proposés et expliqués ! Quels transports de joie durent inonder et leur cœur et leur esprit ! Ce n'étaient point là de vaines fables savamment imaginées, ce n'étaient point les opinions vagues ou les conseils d'hommes ou ignorants ou trompeurs ; mais c'étaient les vérités et les ordonnances de D eu, confirmées et rendues certaines par le témoignage el par le commandement de Dieu, et de plus appuyées et consolidées par une série de faits d'une évidence telle, que toutes les attaques des sophistes les plus habiles n'étaient pas capables de les ébranler. Ce que nous avons vu, ce que nous avons entendu , voilà ce que nous vous déclarons, disait un apôtre (Joan. i, 5). C'était la doctrine qui , ayant été premièrement annoncée par le Seigneur lui-même, a été ensuite confirmée, parmi nous, par ceux qui l'avaient entendue de sa pitopiiE bouche, auxquels Dieu a rendu témoignage par les miracles, par les prodiges, par les différents effets de sa puissance el par la distribution des grâces du Suint- Esprit, qu'il a partagées comme il lui a plu (Hebr. Il, 3, 4). El cette doctrine si certaine, si sublime, si excellente, portail dans les esprits une lumière céleste, et dans les cœurs une chaleur vivifiante ei toute spirituelle !
f Qu'on imagine ce qui dut se passer dans l'esprit de cet enfant du paganisme, qui, plongé dans les ténèbres de l'infidélité, el ayant admis et adoré une multitude de dieux fantastiques , auxquels mille trimes infâmes étaient imputés, entendait développer cette doctrine qui annonçait un Dieu de gloire et de sainteté , seul vr.d , seul vivant, créateur el souverain Seigneur du c el et de la terre , éternel, immense , infini en pouvoir, en sages* e , en boulé, en toute sorte de perfections. Avec quel enchantement ses regards se tournèrent vers les rayons bienfaisants de ce jour qui , pour la première lois , commençait à luire pour lui, lui qui, si longtemps enveloppé dans une nuit profonde , se traînait errant et incertain dans les sentiers dangereux de l'erreur et du men>" songe ! Ceux que de tels bienfaits venaient trouver pouvaient dire avec vér.lé : Le Dieu qui a commandé que la lumière sortit des ténèbres a fait luire sa clarté d dis nos cœurs, afin que nous puissions éclairer les autres, et leur donner la connaissance de la gloire de Dieu, selon qu'elle parât en Jésus-Christ (II Cor. iv, 6).
< Mais ce qui répandit la lumière la plus celatante el la plus merveilleuse sur la connaissance de la gloire du vrai Dieu, ce fut la manifestation du redoutable et sublime mystère des trois personnes distinctes en une seule nature divine; mystère d'une vérité et d'une certitude irréfragables , puisqu'il a été révélé par ce grand Dieu lui-même, qui se connaît si parfaitement, el qu'il était attesté par ceux-là mêmes à qui son propre Fils en avait donné connaissance : mystère grand, profond, ineffable, et sur lequel repose tout le système du christianisme.
t Voyez maintenant quelle brillante perspective d'une gloire immortelle était développée aux regards de l'homme par la doctrine de l'Evangile. Ce n'était pa.> une vainc illusion propre uniquemeni à flatter
son orgueil; c'était l'espoir certain , indubitable, d'un bonheur parfait, éternel , assuré pour l'âme et pour le corps : espoir fondé sur la promisse solennelle que Dieu lai-même s'était engagé d'accomplir envers tous ceux qui rempliraient les conditions prescrites par son Fils Jésus-Christ. — Ceux que l'enseignement de cetle doctrine introduisait ainsi à la connaissance des desseins el des œuvres de Dieu, quelles puissantes consolations, que d'objets intéressants leur étaient présentés dans le grand mystère de la rédemption et de la sanctification de ce monde ! Si, d'un côté, elle exposait, dans toute leur étendue, la dépravation et la misère de l'homme , combien , de l'autre pari , elle faisait éclater la miséricorde et la clémence de Dieu ! L'homme , par son péché , s'était rendu indigne à jamais du bonheur qui lui était réservé dans les rieux ; ii avait encouru le terrible arrêt qui le condamnait à un châtiment éternel, el cependant ce Dieu offensé ne peut cesser d'aider sa coupable créature; il désire encore son bonheur, el tel est l'excès de ce désir, que son Fils bien-aime est envoyé sur la terre et condamné à se faire homme ; et c'est dans l'abaissement de celle huma ne nature (pie ce divin Médiateur deviendra victime d'expiation pour les péchés des hommes, el cause de salut pour tous ceux qui voudront lui obéir. 0 profondeur des mystères de la sagesse divine , ô prodiges de sa bonté el de son amour !.... Dieu a tellement aimé le monde , qu'il a donné son Fils unique , afin que quiconque croit en lui ne périsse point , mais qu'il ait la vie éternelle (Joan. vi, 16). Au temps marqué, ce Fils de Dieu est conçu dans le sein d'une vierge, il est mis au monde ; il meurt sur une croix pour obéir aux ordres de son Père et pour assurer le salut des hommes ; le troisième jour, il se ressuscite luimême, il monte aux cieux , et à la fin des temps il viendra juger tout le genre humain. C'est alors que seront rendus à la vie les corps de tous les hommes ; alors ceux qui auront lavé toutes leurs fautes dans son sang, il les récompensera par une gloire éternelle : mais il punira, par d'éternels tourments ceux qui seront morts dans les liens du péché. Voilà les dogmes , voilà les faits qu'annonçaient les apôtres. Tous découvrent à nos yeux les mystères les plus merveilleux d'une puissance, d'une justice , d'une clémence, d'un amour, qui n'ont point de bornes, et tous sont aussi certains qu'ils sont sublimes. Ceux qui se soumettaient à la loi-de Jésus-Christ , quelle pureté, quelle sainteté ne trouvaient ils p>s dans les préceptes de morale qui leur étaient prêches, préceptes qui enjoignaient l'éloignemeiil absolu de toute espèce dé péchés, soil en pensées, soit en paroles, soil en actions ; préceptes qui attaquaient , jusque dans leur principe , les mouvements de la concupiscence, en imposant la pratique du renoncement à soi-même; préceptes qui prescrivaient l'exercice de toutes les venus, de la pié.é, de la dévotion, de l'amour de Dieu el du prochnn, delà sincérité et de la juslhe, el qui commandaient ;e sacrifice héroïque de tous les avantages temporels , plaisirs, profil, honneur, dés que la loi deDeu avait parlé. Tous les devers , ceux de l'homme envers Dieu, ceux d'homme à homme, de supérieurs à inférieurs, d'inférieurs à supérieurs, d'égaux à égaux, étaient strictement spécifiés et ordonnes. La sobriété, la chasteté, étaient essentiellement recommandées, et surtout cette perfection morale à laquelle clia me individu devait tendre , el qu'il se doit à lui-même , comme membre de Jésus -Christ, et comme temple de l'Espiit-S •ini L'unité, l'indissolubilité, la s»iu-