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tien» par un métropolitain avec les évéques de sa province.
blemcnl inférer qu'une chose, savoir : que le concile n'a pas voulu «létiniti vement trancher la question : ce que tout le monde avoue. Celte décision ne sert même qu'à mieux faire connaître la propension des Pères du concile de Trente à regarder Marie comme exempte de la moindre tache originelle dans sa conception. En effet personne n'ignore que les constitutions de. Six le sont plutôl favorables que nuisibles à noire pieuse opinion ; personne n'ignore aussi que ce même poniife a répandu parmi les fidèles le culte de la saute Vierge sous le litre d'immaculée, en permettant la messe et l'office propre, où se trouve une oraison qui fait une mention expresse d'un titre si glorieux et de l'exemption ab omni labe, eu ouvrant ce trésor des indulgences à tous ceux qui honoreraient sous ce titre la Mère de Dieu ; en frappant des censures et des peine-* les plus graves quiconque enseignerait ou piocherait quelque cbose de contraire à ce privilège.
« Les suece seurs de Sixte IV, saint Pie V, Paul V, Grégoire XV, Alexandre VII, ne s'arrêtèrent pus là, et, marchant sur les traces de Sixle et des Pères de Trente, ils concoururent tous, qui d'une manière, qui dVne autre, à consolider, à raviver el à répandre le culte de la Vierge honorée d'un litre si glorieux, ei à défendre que, même dans les entietieiis particuliers, il fût permis de révoquer en doute ce privilège de Marie. L'accord de tant de grands papes fournil à noire célèbre cardinal un nouvel argument eu faveur de sa proposition.
t Ainsi, fort, d'un côté, de I'autoriéde l'Ecriture, qui sert de fondement à noire opinion, après avoir mis en poudre la seule objection que l'on pourrait tirer des propositions générales qu'elle contient, de l'autre, fort de l'autorité non moins imposante des Pères et des docteurs de l'Eglise, noire illustre auteur reprend sa marche d'un pas assuré.
« El c'est ici que, déployant une vaste érudition, il passe eu revue tous les siècles du christianisme, el forme un corps admirable de témoignages pris, non-seulement chez les Pères grecs el latins, mais encore dans les liturgies les plus anciennes, où se trouve clairement exprimée l'opinion commune de l'Eglise sur ce rare privi ége dont Dieu a voulu honorer sa Mère. Dans < el'e comte analyse, je ne puis citer cette longue série de Pères et de docteurs, qui se lie étroitement et s'étend jusqu'au xiue siècle, comme il esi facile île s'en convaincre en lisant la dissertation du savant prélat. El, quoique quelques-uns des nombreux passages allégués puissent peut-être fournir matière à la critique, qui pourrait, en les considérant dans leur ensemble, réunis comAie une phalange en o;dre de bataille, qui pourrait, disje, se soustraire au poids si grave de leur imposante auior.lé ?
< Arrivé au siècle où vivait le saint abbé de Clair? vaux, tj ne suit de près le gr.md Thomas d'Aquin, il s'arrête pour examiner avec la plus grande attention el la critique la plus impartiale quel fut le sentiment de ces deux sainls, que les partisans de l'opinion opposée prétendent avoir élé contraires à celle qu'on Soutient ici. El d'abord, pour ce qui concerne saint Bernard, il fait observer que, dans s'a lettre céèbre adressée aux cba noiues de Lyon, il ne s'oppose pas tant a l'introduction de la nouvelle fêlo, comme il l'appelle,qu'a la manière don ton l'a introduite, c'est-à dbe sans consulter l'Eglise romaine. En outre, il esltrésvrai.-embl.ible que le saint docteur, parle mot de conception, n'entendailpas la conception passive, mais bien Wiaive. Après celte observation, l'illustre cardinal a raison de conclure qu'on ne doit pas mettre ce s.iinl au nombre des adversaires de sa doctrine; que du temps de saint Bernard le mol de conception fui employé dans lcie.;s ucii[i Mabillon lui-même eu convient, et il cite
Sur cet important objet, nous avons à examiner, 1° en quoi consiste l'autorité des
même pour le prouver divers témoignages des auteurs contemporains (Voy. Notœ fusiorets in opéra sancti Bernorai, ad l. I, in epist. 174 ad canon. Lug ■ dun. , n. 141). D'ailleurs, nous avons des témoignages directs du saint lui même, qui rendent évidente sa manière de | e iser sur le sujet qui nus occupe, et qui confirment notre précédente interpréialion. Enfin, puisque le saint docteur, en recommandant l'observation de la fête célébrée dans toute l'Eglise, de la naissance de Marie, en lirait cette conclusion, qu'une telle naissance doit être pure el sainte, nous sommes en droit de conclure, p r un raisonnement analogue, que, s'il eût vécu de nos jours, il se serait regardé certainement comme trèshenreux de pouvoir chauler, de concert avec l'Eglise entière : Jota pulclira es, Maria, el macula non est in le. El cela avec d'autant plus de raison qu'il termine sa lettre en soumettant loul ce qu'il écrit sur ce sujet à l'irréfragable autorité de l'Eglise romaine, la mère et la maîtresse de toutes les Eglises.
i II faut faire la mène observation à l'égard de saint Thomas, dont le savant prélat examine ensuite le sentiment. Mais, de plus, il est ceitain, d'un côté, que le Docteur angélique, dans ses autres écrits, enseigne ouvertement que la sainte Vierge a été exempte de toute souillure, soit personnelle, soit originelle, el il Renseigne en particulier dans le premier livre des Sentences, disl. 44, q. I, art. 3, et ailleurs ; d'un autre côté, il est aussi certain que plusieurs savants de l'ordre célèbre de Saint-Dominique se plaignent hautement de ce que, dans les éditions subséquentes des œuvres du saint docteur, on a tronqué et altéré plusieurs passages, d'après lesquels il semble professer une doctrine contraire, D;ins cet état des choses, il faut nécessairement, ou que ce sain, se soil grossièrement contredit, ou qu'il ait changé de sentiment, ce qu'il n'est pas facile de supposer dans un homme si grave. Donc nous sommes forcés de conclure, avec notre illustre auteur, que ses œuvres ont été altérées; mais, quoi qu'il eu soil de celte altération, il est hors de doute que dans la Somme n ême, où il semble le plus s'éloigner de noue pieuse croyance, le Docteur angélique y pose des principes tels, qu'il esi permis d'en tirer évidemment cette conséquence, que, s'il eût écrit de nos jours, il eùi soutenu un sentiment entièrement opposé; car voici ses paroles: Dubilari non posse beatissimam Virginem sine peccalo originali tiatam esse quia Ecclesia ejns nalivilalem célébrai. Aujourd'hui l'Eglise, obéissant aux décrets des souverains pontifes, célèbre la fê e de la Conception de la même manière que celle de la Nativité, el elle se contente de substituer le mot nativité à ceui de conception, pour se conformer au statut de Pie V. Donc, si saint Thomas eùi vécu de nos jours, en vertu de ses principes, il aurait soutenu noire pieux sentiment. C'est ainsi que raisonnait, d'une manière très-logique, un flambeau de l'école thomiste, Jean de Saint-Thomas, el voici s< s propre-, paroles citées par notre célèbre cardinal : Poslquam Eccl. ruma a célébrai fesluni Concepliunis, loquendo in vi doctrinal D. Tliomœ oporlel vice versa de his sententiis censere, el sic âivus Tho~ mas censcret.
c Api es celle explication, qui n'est pas sans importance, parce que réloqdent abbé de Clairvaux et le saint religeux d'Aquin soni, :iux yeux de nos adversaires, les plus fermes soutiens de leur opinion, l'illustre dissertate' r, à propos de saint Th imi6, expose la doctrine de l'ordre vénérable des pères prêcheurs sur le sujet qui nous occupe. Et, commençant par le saint fondateur lui-même, il démonré. par des documents incontestables qu'il a défend:» la pieuse opinion de l'immaculée conception de Main-.
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