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CON
concil<s généraux en matière de dogme. 2° Si celte autorité est la même en fait de dis-
rel Institut célèbre qui ont brillé ei par leurs vertus cl par leurs talents; il dresse une longue liste île tous c t-iix qui se S0"t accordés r,0,|r maintenir intact ce glorieux privilège de la Verge; il la clôture par >.;■«! Alexandre et Vincent Juslinien, rapportant au long leurs raisonnements graves et solides, qui prouvent invinciblement sa proposition.
< Il joint à ces noms illustres les noms des saints les plus remarquables «le tous les ordres qui ont fleuri depuis celle époque jusqu'à nos jours, et il cite en pailiculier saint Bernardin, saint Laurent Juslinien, saint Thomas de Vi leneuve, saint Alphonse de Liguori, qui, embrasés d'un zèle aident pour honorer la Mère de Dieu, ne cessaient de prêcher qu'elle a toujours éié pure, toujours immaculée.
« Le parallèle qu'il fait ensuite des théologiens qui ont combattu pour l'un nu pour l'autre, de ces ili ux sentiments opposés est tout à notre avantage ; car il en résulte clairement que ceux qui détendent le privilège de Marie, tant par leur autorité imposante, que par leur grand nombre, l'emportent de beaucoup sur < euv qui le nient. En ellei, parmi ceux-ci on en compte à peine cinq qui aient quelque réputation, tandis que ceux-là sont si nombreux et non moins célèbres que, vouloir les nommer tous, serait commencer une œuvre dont on ne verrait jamais la (in.
i Mais ce n'est pas seulement :ux individus que se restreint le nombre de ceux qui ont revendiqué pour la Vierge la prérogative dont nous [tarions, il i'éiend encore aux ordres tout entiers; le savant auteur l'ait une mention particulière de l'ordre des chartreux, des franciscains, et de la compagnie de Jésus, dont les membres, comme nous l'atteste le péie Georges, ont défendu ce rare privilège de Marie, semper et ubique. Parmi ces derniers, il en choisit irois, dnni il cite les paroles, et qui sont éminemment distingués par leurs talents ; Suaiez, A-Lapide, Pétau ; il leur joint Barradas et liellarmiu, qui ne sont pas moins célèbres. Et, quoique ce dernier ne l'ail pas expressément enseigné dans ses écrits, il déclara néanmoins qu'il détendait le privilège de la Vierge, non-seulement dans ses controversés, mais encore, d'après le témoignage du cardinal Sfrondati, dans l'assemblée de lieule-six cardinaux qui se tint à ce sujet en présence du souverain pontife Paul V. Il devait naturellement parler des célèbres théologiens barnabiies, qui ont lait cause commune avec tous les défenseurs de l'immaculée conception. De ce nombre se trouve le plus savant d'entre eux, le cardinal Ceidil, qui, par le grand nombre de ses é* i ils, n'illustra pas moins son ordre que le sacré collège, le siège apostolique et l'Eglise entière. Gerdil, dans les observations et les notes qu'il a ajoutées à l'ouvrage de l'illustre évéque d'Are/zo, Mgr d'Albergolli, ouvrage intitulé La voie de la Sainteté, fait connaître sa nr.iinère de penser et déploie le zèle ardent qui l'animait pour propager la pieuse croyance que nous détendons; il insiste même pour que l'on in ère dans les leçons de saint Maxime le passage où ce même Père enseignait la pureté originelle de Marie; voici ce passage : Eumque idvneum plane ChriilO hnbilaculum, non pro habita corporis, sed pro ijratia oriijinalt pradicuvit.
« Molie savant disserlaleur poursuit sa marche; un vaste champ s'ouvre devant lui : il s'agit d'éuumerei les universités les plus célèbres de l'Europe, même du momie catholique, qui ont voulu s'aslreindre p;ir des constitutions et môme par serments à détendre notre cauM sacrée; de citer les évoques, les cardinaux, les souverains pomifés eux mènes favorables a l'immaculée conception ; de parier «les monarques, culm de tous les peuples catholiques
cipline. 3° Ce qu'il faut pour qu'un concile soit censé général, et combien il y a eu de
conciles
répandus sur la surface du globe qui, par les transports de la dévotion la plus affectueuse et la plus tendre, par des abstinences rigoureuses et volontaires, se préparent à célébrer dignement la fêle de la Vierge immaculée.
« Ici, le savant auteur rapporte tout au long un document précieux sur le témoignage du père Georges, dont nous avons parlé plus haut, homme d'une vaste érudition. Ce document prouve que, sous le pontificat de Clément XII, tandis que le catholicisme était dans un état florissant, le corps épiscopal presque tout entier fit les plus grandes instances pour que le même pontife définît solennellement la vérité de noire p euse croyance, de sorte que personne ne pût la mettre en discussion ni avoir un sentiment contraire. Les originaux pleins d'intérêt qui renferment le vœu de ces prélats, des académies et des sujets de ce royaume, originaux retrouvés en 1801, furent présentés à l'immortel Pie Vil, qui les reçut avec la plus grande joie, comme le prouve clairement la lettre adressée par le même cardinal au père Georges, du consentement de ce pontife.
< Ici notre auguste dissertateur, pour donner plus de poids à cette masse de témoignages historiques, les accompagne des réflexions les plus judicieuses : il prend pour guide saint Augustin, qui, dans sa cent quarante-troisième lettre, adressée au comte Marcelrin, et dans sa cent soixante-quatrième, adressée à l'évêque Evodius, établit clairement que l'on doit regarder comme vrai ce qui a l'assentiment commun des fidèles, quand même l'Ecriture garderait sur ce point un profond silence.
« Le P. Pétau développe longuement et démontre la justesse de celle proposition par quelques exemples que lui fournit le saint évéque d'ilippone , exemples dont il se sert pour prouver que Dieu se plaît, par des révélations secrètes, ou, si l'on veut, par des inspirations, à répandre une connaissance plrrs distincte de quelques vérités qui restaient enveloppées auparavant d'une certaine obscurité. Les Grecs ont coutume d'appeler celle connaissance plus claiie 7r).u^oyopi«v, elles Latins, ferme persuasion, ou conviction, qui consiste à croire fermement comme vrai quelque chose qui n'est pas encore devenu un dogme catholique (De Incarnat., lih. xtv, c. 3, § 10 et 11). Or ce consentement si unanime, si imposant des lidèles, touchant le privilège de la Vierge, qu'ils regardent exemple de la moindre souillure, où peutil iivoir sa source, si ce n'est dans l'esprit de Dieu, qui éclaire et dirige l'Eglise catholique ï Aussi notre i lustre cardinal avoue, avec auiaul de candeur que de justesse, que, pour ce qui le regarde, il a éié porté à adopter celle pieuse croyance, principalement à cause de ce consentement unanime des lidèles, conoboré par l'assentiment des papes ei du concile de Trente.
< En effet, celui qui aura présente à son esprit la série des preuves que nous ne faisons qu'effleurer, et qui sont si largement exposées dans l'ouvrage que nous analysons, conclura sans peine que la pieuse opinion de l'immaculée conception de Marie est, pour me Servir d'une ligure connue, comme un rejeton faible dans son origine i*t ses commencements, mais qui, se développant successivement, sous la salutaire influence de la tradition ei des Pères, pousse, grandit, devient un arbre majestueux qui convie tout l'univers catholique de son verdoyant feuillage, île sorte que, d'un bout du monde à l'autre, des bouches liilèles répètent le titre glorieux de Vierge toute pure, toute sainte et immaculée. Kl d'unaulie côté, ne semble-l H pas que Dieu lui-même se plaise à confirmer du plus en plus cette conviction gêné* talc ? N'est-ce p;>s la ce que prouveul ks nombreux
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