‹ Œuvres completes de Bergier (volume 2)Chapitre 16 sur 183 · mis · texte numérisé non relu

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le panthéisme, en un moi; mais la personnalité et l.i liberté ne se trouveront jamais. L'histoire de la philosophie moderne le prouve. L'emploi de la méthode exclusive a priori, l'a conduite, de système en sysième, au panthéisme de Hegel, qui fait de la raison la substance et la cause de l'univers, Dieu luimême. Dans cette théorie, le concret, le déterminé, l'individu n'est qu'un phénomène éphémère; s'il se montre, c'est pour s'évanouir aussitôt sans retour. » Voilà les conséquences infaillibles de la doctrine de Vabsolu, la négation de Dieu. La réfutation de celle doctrine est intimement liée à la preuve de l'existence de Dieu... Nous y renvoyons pour la présenter. }l esi bon cependant d'entendre comment nos philophes sonl arrivés à leur prétendu absolu.

Ivant, cl à sa suite une multitude de philosophes allemands et français ont dit qu'ils trouvaient l'idée de Vabsolu dans le lemps et l'espace. Méditez, disentils, sur le temps et l'espace, vous arrivez nécessairement à un lemps el à un espace absolus. Nous nions celte assertion : nous ne percevons jamais, soit un temps, soit un espace auxquels la pensée ne puisse rien ajouter. Nous sommes même convaincus qu'on ne peut arriver à l'idée d'un espace ou d'un temps simplement imlélini, avant qu'on se la soit formée par une suite d'abstractions, fondées sur des conceptions dont la sphère s'agrandit de plus en plus. { Voy. Infini. ) Si l'on prétend, avec Fichle, que la conscience de sa propre individualité est identifiée avec celle de Vabsolu, ou avec Schelling, que nous percevons noire individualité comme consubslanlielle à l'absolu, el qu'ainsi nous ne pouvons avoir la conscience de nous-mêmes sans concevoir Vabsolu, nous répondions qu'il y a contradiction dans les termes : car ce raisonnement suppose l'existence individuelle de chaque homme. C'est le principe sur lequel il repose, et c'est pour arriver à la conséquence qu'il n'y a pas d'individu; puisque notre individualité e^t, selon Fichle, identifiée avec celle de Vubsolu, et qu'elle est consubslanlielle à Vabsolu, selon Schelling. Ce système tant vanté conduit donc au panthéisme le plus complet, doctrine contraire à la raison et à la saine morale. Voy. Panthéisme.

ABSOLUTION , rémission des péchés faite parle prêtre au nom de Jésus-Christ dans le sacrement de pénitence. Voy. Pénitence.

\Crilcrium de la foi catholique. — « Quoique l'absohilion du prêire, dit le concile de Trente, soit une dispensation du bienfait d'autrui, toutefois ce n'est pas seulement un simple ministère, ou une simple commission d'annoncer l'Evangile ou de déclarer que les péchés seront remis, mais un acte judiciaire, par lequel ie prêtre, comme juge, prononce la sentence. Analhèine donc à celui qui dil que l'absolution sacramentelle du piètre n'est pas un acte judiciaire, mais un simple ministère, consistant à prononcer et à déclarer que les péchés seront remis à celui qui se confesse. (Concil. Trid., sess. 14, cap. (i, cl can. y.)|

Absolution se prend encore pour la levée des censures et l'action de réconcilier un excommunié à l'Eglise : dans ce sens elle tient au droit canonique plus qu'à la théologie.

Enfin l'on nomme ai/solution une prière qui se dit à la fin de chaque nocturne de l'oltice divin, à la lin des heures canoniales, el une prière qui se lait pour les morts.

ABSOUTE. Cérémonie qui se pratique dans l'Eglise romaine le jeudi de la semaine sainte, pour représenter l'absolution qu'on donnai! vers le môme temps aux pénitents de l'J primitive Eglise.

L'usage de l'Eglise de Home et do la p!u-

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pari dès Eglises d'Occident, était de donner l'absolution aux pénitents le jour du jeudi saint, nommé pour cette raison le jeudi absolu.

Dans l'Eglise d'Espagne et dans celle de Milan , celle absolution publique se donnait le jour du vendredi sainl ; et dans l'Orient c'était le même jour ou le samedi suivant, veille de Pâques. Dans les premiers temps, l'évoque faisait l'absoute, et alors elle était une partie essentielle du sacrement de pénitence; parce qu'elle suivait la confession des faulcs, la réparation des désordres passés et l'examen de la vie présente. « Le jeudi saint, dit M. l'abbé Fleury, les pénitents se présentaient à la porte de l'église; l'évêque, après avoir fait pour eux plusieurs prières, les faisait entrer, à la sollicitation de l'archidiacre qui lui représentait que c'était un temps propre à la clémence.... 11 leur faisait une exhortation sur la miséricorde de Dieu, cl le changement qu'ils devaient faire paraître dans leur vie, les obligeant à lever la main pour signe de celte promesse; enfin se laissant fléchir aux prières de l Eglise, et persuadé de leur conversion il leur donnait i'absolulion solennelle. » Mœurs des chrét,ens, tit. xxv.

A présent ce n'est plus qu'une cérémonie qui s'exerce par un simple prêtre el qui consiste à réciter les sepl psaumes de la pénitence, quelques oraisons relatives au repentir que les fidèles doivent avoir de leurs péchés. Après quoi le prêtre prononce les formules Misereatur et Indulgentiam ; mais tons les théologiens conviennent qu'elles n'opèrent pas la rémission des péchés; et c'est la différence de ce qu'on appelle absoute, d'avec l'absolution proprement dite.

ABSTÈME, du latin abslemius. On nomme ainsi les personnes qui ont une répugnance naturelle pour le vin et ne peuvent en boire. Pendant que les calvinistes soutenaient de toutes leurs forces que la communion sous les deux espèces est de précepte divin, ils décidèrent au synode de Charenton que les cbslèmes pouvaient être admis à la cène pourvu qu'ils touchassent seulement la coupe du bout des lèvres, sans avaler une seule goutte de vin. Les luthériens leur reprochèrent celle tolérance comme une prévarication sacrilège.

De cette contestation même on a conclu contre eux qu'il n'est pas vrai que la communion sous les deux espèces soit de précepte divin, puisqu'il y a des cas où l'on peul s'en dispenser. Y oy. COMMUNION sons les deux espèces, Coupe.

ABSTINENCE. Le motif général de l'abstinence est de mortifier les sens et de dompter les liassions : l'on connaît assez les suites naturelles de la gourmandise. Selon M. de p.uifon, la mortification la plus efficace contre la luxure est l'abstinence el le jeûne. Jlist. Aat., loin. III, in- 12, c. k, pag. 105. Dieu, après avoir créé nos premiers parents, leur accorda pour nourriture les plantes el les fruits de la terre; il ne leur parla point do la ch.iir des animaux. 67*1». I, "i'J. .Mats vu les

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excès auxquels se livrèrent les hommes antérieurs au déluge, il n'est guère probable qu'ils se soient abstenus d'aucun des aliments qui pouvaient flatter leur goût. .

Après le déluge, Dieu permit à Noé et à ses enfants de manger la chair des animaux ; mais il leur défendit d'en manger le sang. (jen.\x,3tt suiv. Par les termes dans lesquels telle défense est conçue, il paraît que le motif ^lail d'inspirer aux hommes l'horreur du meurtre. L'habitude d'égorger les animaux el d'en boire le sang porte infailliblement l'homme à la cruauté.

Moïse par ses lois défendit aux Juifs la chair de plusieurs animaux qu'il nomme impurs; il exclut nommément tous ceux dont la chair pouvait être malsaine, relativement au climat, et causer des maladies. Quelques philosophes ont rapporté au môme motif l'usage des Egyptiens, de s'abslenir de la chair de plusieurs animaux.

L'usage du vin était interdit aux prêtres pendant tout le temps qu'ils étaient occupés au service du temple, et aux nazaréens pour tout le temps de leur purification.

A la naissance du christianisme, les Juifs voulaient que l'on assujettît les païens convertis à toutes les observances de la loi judaïque, à toutes les abstinences qu'ils pratiquaient. Les apôtres assemblés à Jérusalem décidèrent qu'il suffisait aux fidèles convertis du paganisme de s'abstenir du sang, des viandes suffoquées, de la fornication et de l'idolâtrie. Act. xv. Saint Paul dans ses lettres a donné sur ce po nt des règles très-sages. Itien'ôl même cette abstinence se trouva sujette à des inconvénients; Terlullien nous apprend que les païens, pour mettre les chrétiens à l'épreuve, leur présentaient à manger du sang et du boudin. ApoL, c. 9. Mais les abstinences prescrites à Noé, aux Juifs, aux premiers fidèles, démontrent l'abus que les protestants ont fait de la maxime de l'Evangile, quece n'est point ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme. Mallh. iv, 11.

Les manichéens faisaient déjà cette objection pour prouver que les abstinences prescrites par Moïse étaient absurdes, el saint Augustin a réfuté plus d'une lois ce sophisme. L. contra Adim., c. 15, n. 1 ; I. xvi, contra Faust., c. 6 et 31. Est-il donc permis de manger de la chair humaine, sous prétexte qu'aucune nourriture ne souille l'homme ? La pomme mangée par Adam le souilla sans doute, puisqu'il en fut puni, lui et toute sa postérité. Dès que les apôtres ont eu le droit de défendre aux chrétiens l'usage du sang et des viandes suffoquées, pourquoi les successeurs n'ont-ils pas eu celui d'interdire l'usage de toute viande dans certains jours et dans un certain temps.

Ce qu'il y a de singulier, c'est que les manichéens, qui tournaient en ridicule les abstinences prescrites par Moïse, ordonnaient eux-mêmes à leurs élus de s'abslenir du vin et de la chair des animaux. Pour justifier celle discipline, ils disent que ceux d'entre les catholiques qui faisaient la même chose, passaient pour être les plus parfaits. Saint

Augustin leur répond que ceux ci pratiquent Yabstincnce pour mortifier les passions, au lieu que les manichéens croyaient que la chair en soi était impure, parce que c'était l'ouvrage du mauvais principe. Beausobre, qui veut à toute force disculper les manichéens, passe sous silence leur contradiction touchant les abstinences judaïques, et soutient qu'ils raisonnent plus conséquemment que les catholiques. Il abuse d'une équivoque en appelant nourriture saine, celle qui n'est ni infecte ni corrompue, et celle qui ne nuit point d'ailleurs à la santé. Est-ce donc la même chose? Avec de pareils sophismes on peut prouver tout ce que l'on veut. Hist. des manich., I. ix, c. 11.

Lorsque l'Eglise nous a commandé V abstinence et le jeûne, elle n'a envisagé que le motif général de la mortification; elle ne s'est fondée ni sur les défenses faites aux Juifs, ni sur les rêveries de quelques hérétiques; elle se relâche même de la sévérité de ses lois, toutes les fois qu'il se présente des raisons d'user d'indulgence. Quelques philosophes sont convenus qu'en bonne politique il est très-utile de suspendre le carnage des animaux pendant quelques jours et quelques semaines de l'année.

Quant aux abstinences pratiquées par quelques sectes de philosophes, par les pythagoriciens, par les orphiques, etc , elles ne nous regardent point; les motifs pour lesquels Y abstinence est observée par les chrétiens n'ont rien de commun avec ceux qui dirigeaient la conduite de ces philosophes.

Quelques protestants ont soutenu que, dans les premiers siècles de l'Eglise, l'abstinente de la viande ne faisait pas partie essentielle du jeûne du carême, qu'il était défendu seulement d'user d'une nourriture délicate et recherchée, soit qu'elle lût grasse ou maigre; qu'il n'y avait rien de prescrit sur le genre des aliments, pourvu que l'on y observât la sobriété et la mortification. Le père Thomassin a fait voir le contraire par des preuves solides. Traité des Jeûnes, re partie, c. 10 el 11 ; ne partie, c. 3, etc. Comme il n'y avait point de loi positive et formelle touchant le jeûne, il n'y en avait point non plus concernant Y abstinence; c'est donc à l'usage établi qu'il a fallu s'en tenir dans tous les temps. Or, dès le troisième siècle, Origène nous apprend que plusieurs chrétiens fervents s'abstenaient pour toujours de la viande et du vin, non par les mêmes raisons que leî pythagoriciens, mais pour réduire leurcorpi en servitude et réprimer les passions. Liv. v, contra Cels., n. â9, ethomil. 19 in Jerem., n. 7. Nous voyons la même chose par le 5L canon des apôtres. A plus forte raison, le commun des chrétiens devait-il le faire les jours de jeûne.

Quand même cet usage n'aurait pas été établi dès l'origine parmi les Orientaux, il aurait encore été nécessaire de l'introduire à mesure que le christianisme a pénétré dans nos climats septentrionaux. Dans ces contrées les viandes ont toujours été les aliments les plus délicats et les plus suiculenls, poue

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lesquels foui le monde se sent le plus d'attrait et dont l'apprêt peut être le plus varié; ce sont donc ceux dont la privation a dû paraitre la plus dure les jours de jeûne. Si les peuples du Nord avaient étâ moins carnassiers , ils auraient été moins empressés d'adopter la morale des prétendus réformateurs touchant l'abstinence et le jeûne.

Barbeyrac, protestant Irès-peu modéré , reproche à saint Jérôme d'avoir condamné absolument l'usage de la viande, d'avoir jigé qu'il est aussi mauvais en lui-même que l'usagedu divorce. « Jésus-Christ, dit ce Père, ii remis la fin des temps sur le même pied que le commencement ; de sorte qu'auj>urd'hui il ne nous est permis ni de répudier une femme, ni de nous faire circoncire, ni de manger de la chair, selon ce que dit l'Apôtre : // est bon de ne point boire de vin et de ne point manger de la chair; car l'usage «lu vin a commencé avec celui de la chair , «îprès le déluge. » Adv. Jovin. , 1. t", page 30. Saint Jérôme, selon Barbeyrac, abuse ici du passage de saint Paul; et dans tout ce «tu'il dit de Y abstinence et du jeûne, il copie Terlul!ien devenu monlaniste. Traité de la morale des Pères, c. 15, § 12 et suiv. Tout cela est-il vrai?

En premier lieu, le texte de saint Jérôme n'est pas fidèlement rendu; il porte : Depuis que Jésus-Christ a remis la fin des temps sur le même pied que le commencement, il ne nous est pas permis de répudier une femme ; nous ne recevons plus la circoncision et nous ne mangeons point de chair. Saint Jérôme ne dit point que ce dernier usage ne nous est pas permis : remarque essentielle. Son intention est évidemment de dire : Nous ne mangeons pas tous delà chair, el dans tous les temps.

En second lieu, ce Père écrivait contre Jovinien qui soutenait, comme les pro!estanis, qu'il n'y a aucun mérite à s'abstenir de la viande, parce que c'est un usage indifférent ; pui que Dieu, qui l'avait défendu avant le déluge, le permit ensuite. Or, ce raisonnement est évidemment faux. L'Ecriture approuve les nazaréens, qui faisaient vœu île s'abstenir du vin el de ne point se raser la tête pendant un certain temps. Num. vi, 3. Les rét habites sont loués d'avoir observé la défense que leur père leur avait l'aile de boire du vin et d'habiter dans des maisons. Jerem. xxxv, 1C. Jésus-Christ a loué saint Jean Baptiste qui vivait de sauterelles et de miel sauvage. Les apôtres défendirent aux premiers lidèles l'usage du sang et des < hairs suffoquées, quoique cet usage fût en lui-même indifférent. Il y a donc du mérite à s'abslenirde choses indifférentes, lorsque le motif de celte abstinence est louable.

En troisième lieu, saint Jérôme ne compare point l'usa e de la viande à celui du divorce, quant à leur nature et à leurs effets, mais relativement à ta défense el & la permission de Dieu, sur lesquelles Jovinien argumentait. Celui-ci disait : Dieu a permis après le déluge la chair qu'il avait déd ndue auparavant; donc cel usage est indifférent

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en lui-même, donc il n'y a aucun mérite à s'en abstenir. Saint Jérôme attaque ces deux conséquences l'une après l'autre, el voici le sens de sa réponse. Votre raisonnement pèche par trois endroits. 1° Dieu a permis par Moïse le divorce qu'il avait défendu auparavant; il ne s'ensuit pas néanmoins qt:e le divorce soit indifférent en lui-même. 2° Quand l'usage de la chair sérail indifférent en soi-même, il suffirait que Jésus-Christ, qui a voulu rétablir la perfection primitive, nous eût déconseillé cet usage . comme il a défendu le divorce, pour nous faire abstenir de l'un et de l'autre. 3° Qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas une défense positive, saint Paul dit, Rom. xiv, 21 : Il vaut mieux ne point manger de viande, ne point boire de vin et s'abstenir de tout ce qui peut faire tomber le prochain, le scandaliser ou affaiblir sa foi. Donc il p:-ut y avoir de bonnes raisons de s'abstenir de ce qui est indifférent en soimême, et alors c'est un mérite; donc votre argument ne vaut rien. Barbeyrac, qui sentait le. poids de ces trois réflexions, les a confondues el a tout brouillé pour déraisonner à son aise.

Que l'on dise , si l'on veut, que la réponse de saint Jérôme n'est pas assez développée, soit ; il ne s'ensuit pas qu'elle est mauvaise el que sa morale esi fausse.

Il n'est pas vrai non plus qu'il ait mal entendu le passage de saint Paul : il a rendu mot à mol les premières paroles ; el en lui donnant le même sens que Barbeyrac, le raisonnement de saint Jérôme conserve toute sa force.

En quatrième lieu, qu'importe que ce Père ait copié Tcrtullien devenu monlaniste, pourvu qu'il ne soit pas lombé dans le même excès ? Les raisonnements que ce dernier a faits depuis sa chute ne sont pas tous des hérésies, el un raisonnement mal appliqué n'est pas toujours une erreur. Il y a sur l'u&stinence deux excès à éviter, et un milieu à suivre. Le premier excès est celui des hérétiques encratiles, monlauisles , manichéens, etc., qui soutenaient que l'usage de la viande est impur, défendu, mauvais en luimême ; saint Paul les a combattus, 1 lim. iv, 3. Le second esl celui de Jovinien et des protestants qui prétendent que V abstinence de la viande eslsansaucun mérite, superstitieuse, judaïque, absurde, etc. Le milieu est suivi par l'Eglise catholique qui décide que celle abstinence peut èlre louable, méritoire, commandée même pour de bons motifs el en certains cas. Tel esl l'esprit du klie ou 51e canon des apôlres : Si un clerc s'abstient du m -triage, de la viande el du vin, non par mortification, mais par horreur et en blasphémant contre la création, qu'il se corriqe ou qu'il soit déposé.

ï\ esl donc absurde d'alléguer aujourd'hui, contre l'a&s/tnençe pratiquée par mortification, ce que les apôtres et les anciens Pères ont dit contre celle «les hérétiques.

Si on nous demande pourquoi il c>l louable de se mortifier par l'abstinence, nous répondrons a»cc saint l'ait!, (Julat. v, 2i :

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