‹ Œuvres completes de Bergier (volume 2)Chapitre 174 sur 183 · CHE · texte numérisé non relu

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pas en disposer. Cela est-il assez clair? Aussi Beausobre avoue que si ce Père a élé ( onslant dans ses principes, il faut qu'il ait cru la création de la matière {Ilist. du Munich., 1. v, c. 5, § 5). Or, saint Justin n'a pas puisé ce sentiment dans Platon, puisqu'il le réfute; ni dans les autres philosophes, puisqu'aucun d'eux n'a enseigné la création. Ce Père déclare qu'il a renoncé à leur doctrine pour étudier les prophètes {Dial.cum Tryph., n' 7 et S); donc c'est dans les prophè'es, ou dans les écrits de Moïse, qu'il a trouvé le dogme de la création. — Au reste, Beausobre n'a point dissimulé son intention ; il voulait justifier les sociniens accusés de nier la création de la matière; pour les faire paraître moins coupables, il a trouvé bon de soutenir que ce dogme n'est pas assez clairement enseigné dans nos livres saints ; qu'après tout, il n'est pas fort essentiel à la religion, puisqu'il ne conduit pas à l'athéisme; et quelques déistes l'ontainsi affirmé sur sa parole. Suivant ce beau raisonnement, il faut excuser toutes les erreurs, dès qu'elles ne détruisent pas absolument toute religion. Mais ce critique, si charitable à l'égard de tous les hérétiques, si ingénieux à faire leur apologie, aurait dû être plus indulgent pour les Pères de l'Eglise et pour les théologiens catholiques ; quand il s'agit de justifier les premiers, la moindre expression susccptibled'un bon sens lui suffit pour ne pas leur imputer une erreur; dès qu'il est question des seconds, jamais ils ne se sont exprimés assez clairement à son gré ; jamais ils n'ont raisonné assez exactement ; il ne faut leur faire grâce sur rien.

Brucker, moins entêté, avoue que la prévention des anciens philosophes contre le dogme de la création, leur a fait embrasser le système absurde des émanations, qui a élé la source de toutes les rêveries des gnosliques ; et que saint Irénée l'a très-bien compris en écrivant contre ces hérétiques. Hist. Philos., VI, p. 539, note (o). Ce dogme n'est donc rien moins qu'indifférent, et jamais il n'a paru tel aux Pères de l'Eglise.

Le P. Baltus, dans sa Défense des saints Pères, accusés de platonisme, livre m, page 319 et suivantes, a fait voir que tous ont professé celte importante vérité, et ont léfuté Platon, qui supposait la matière éternelle. Voy. Emanation.

CRÈCHIÎ. Il est dit, dans saint Luc, que la sainte Vierge et saint Joseph, n'ajani pas trouvéplacedans une hôtellerie deBethléhem, furent obligés de se retirer dans une étable ; que la sainte Vierge y mit au monde Jé^us- Christ, l'enveloppa de langes, et le coucha dans une crèche. Les anciens Pères, qui parlent du lieu de la naissance du Sauveur, disent toujours qu'il naquit dans une ca\erne creusée dans le roc. Saint Justin, qui était de ce pays-là, Eusèbe qui y a\aii sa demeure, disent que .ce lieu n'était pas dans la v.ille, mais dans la campagne près de la ville : saint Jérôme, qui vivait à Belhléhcm, place celle caverne à l'extrémité de la ville, du côté du midi. — La crèche était donc placée dans le rocher; celle que l'on conserve à

Lomé est de bois. Un auleur latin, cité par B.jronius, sous le nom de saint Chrysostome, dit que la crèche où. Jésus-Christ fut mis était de terre, et qu'on l'avait remplacée par une crèche d'argent. — Les peintres ont coutume de représenter auprès de la crèche du Sauveur, un bœuf et un âne; cet usage est fondé sur ce que dit Isaïe : Le bœuf a reconnu son maître, et l'âne la crèche de son Sciç/ncur; et Habacuc : Vous serez connu au milieu de deux animaux. Plusieurs anciens auteurs en ont fait l'application à Jésus naissant; mais ce n'est point le sens liiéral de ces deux passades.

CRÉDIBILITÉ. On appelle motifs de crédibilité les preuves qui nous convainquent qu'une religion a été révélée de Dieu, conséquement qu'elle est vraie, puisque Dieu, qui est la vérité même, ne peut rien révéler de faux. Dans l'article Christianisme, nous avons cité sommairement les motifs de crédibilité qui prouvent que c'est une religion divine ou révélée de Dieu.

C'est une grande question entre les théologiens et les incrédules, de savoir comment l'on doit s'y prendre pour prouver la vérité d'une religion. Ces derniers prétendent qu'il faut examiner les dogmes qu'elle enseigne, voir s'ils sont vrais ou faux en eux-mêmes, afin de juger s'ils sont révélés ou non. Les premiers soutiennent que l'on doit commencer par examiner si le fait de la révélation est prouvé ou s'il ne l'est pas; que s'il l'est, on doit conclure que les dogmes sont vrais, sans se croire en état de les juger en eux-mêmes. Il s'agit de savoir lequel de ces deux procédés est le plus raisonnable, et conduit plus sûrement à la vérité; il nous paraît que c'est celui des théologiens.

1° La religion est faite pour les ignoranls aus*i bien que pour les savants; elle doit donc avoir des preuves qui soient à portée des premiers aussi bien que des seconds ; celle conséquence est avouée et s-oulenuo par les incrédules même. Or, un ignorant n'est pas en état de juger si les dogmes du christianisme, par exemple, sont vrais ou faux; si la morale qu'il enseigne est bonne ou mauvaise ; si leculte qu'il prescrit est raisonnable ou superstitieux; si la discipline qu'il a rétablie est utile ou abusive. — Celle discussion est évidemment au-dessus de ses forces : donc ce serait de sa part une imprudence de vouloiry entrer. Autre conséquence de laquelle les incrédules conviennent. — Mais un ignorant peut être convaincu, par des faits incontestables, que Dieu a révélé la religion chrétienne. Il peut avoir une certitude morale des miracles de Jésus-Christ et des apôtres, du témoignage des martyrs, de l'établissement miraculeux du christianisme, des effets qu'il a produits et qu'il opère encore chez les peuples qui le professent, de ceux qu'il ressentirait lui-même s'il en pratiquait constamment les devoirs, etc. Donc c'est par ces preuves extérieures, ou par ces motifs de erédibilitéf qu'il doit juger de la vérité du christianisme. Vainement les incrédules s'imaginent que Dieu a établi, poujr

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les savant? et les philosophes, une aune manière île juger que pour les ignorants, les premiers peuvent avoir un plus grand nombre de preuves que les seconds ; mais Jos preuves qui sont vraies et solides pour « eux-ei, ne peuvent pas être fausses cl trompeuses pour ceux-là.

2* De ce qu'un dogme quelconque nous paraît vrai, il ne s'ensuit pas pour cela que Dieu l'ail révélé : donc de ce qu'il nous paraît faux, il ne s'ensuit pas non plus que Dieu ne l'ait pas révélé. 11 est beaucoup plus aisé de nous tromper dans l'examen d'une doctrine obscure et abstraite, quedans 1 examen d'un fait sensible et palpable. Par des raisonnements captieux, on peut facilement étourdir et égarer un homme qui n'est pas aguerri à la dispute ; mais à quoi. aboutissent les raisonnements , les conjectures , les soupçons contre des faits invinciblement prouvés? Il n'est pas une seule vérité spécula-tive contre laquelle on ne puisse faire des objections qui paraissent insolubles ; mais toutes les objections possibles ne nous dissuaderont jamais d'un fait dont la certitude morale est poussée au plus haut degré de notoriété. Les sophismes des sceptiques , des pyrrhoniens, des acalalepliques; ont pu l'aire paraître dou tcirs tous les dogmes philosophiques ; mais ont-ils jamais empêché personne de se fier au témoignage des sens et à celui des autres hommes? Les philosophes, même les plus incrédules, sont forcés d'y déférer dans le commerce ordinaire de la vie.

3° Dieu est certainement en droit de nous révéler des mystères ou des vérités incompréhensibles, puisque nous en apprenons de semblables par le sentiment intérieur, par nos raisonnements , par le témoignage de nos sens, par la déposition des autres hommes ; nous le ferons voir au mot Mystère. Il est même impossible de forger une religion exempte de mystères, aucun système de philosophie ou d'incrédulité qui n'en renferme un grand nombre. Or, quel examen pouvons-nous faire d'un dogme incompréhensible? C'est de voirsi celui qui nous l'annonce est croyable ou s'il ne l'est pas, si son témoignage doit être admis ou rejeté, s'il a ou s'il n'a pas droit de nous subjuguer. Que dirait-on d'un aveugle-né, qui, avant d'ajouter foi à ceux qui lui parlent des couleurs, d'un miroir, d'une perspective, voudrait concevoir par lui-même ce qu'on lui en dit? Tel est précisément le cas dans lequel nous nous trouvons lorsque Dieu daigne nous parler.

4* C'est une absurdité de vouloir être convaincus de nos dwoirs religieux autrement que nous ne le sommes de nos devoirs naturels et civils. Nous sommes instruits de ces derniers, non par un examen spéculatif de ce qui est bon, louable, utile, honnête, raisonnable en lui-même, mais par des preuves morales, desquelles il résulte que telle loi a été portée, que telle police et tels usages sont établis et observés dans la société. Sur co point, les objections et les raisonnements des philosophes ne server* à rien, ou n'y fait

aucune attention , eux-mêmes u 'oserai eut

s'y conformer dans la pratique. De quel droit prétendent-ils décider, par leurs spéculalions, de ce que Dieu peut ou ne peut pas nous enseigner, nous prescrire ou nous permettre ?

5° Ce n'est point à nous de prouver aujourd'hui le christianisme d'une autre manière qu'il ne l'a été par ceux-même qui l'ont fondé, qui ont converti les Juifs et leâ païens. Or, les apôtres ne sont point entrés en discussion de chaque dogme qu'ils annonçaient ; ils ont prouvé par des faits la mission divine de Jésus-Christ et la leur. Saint Paul dit aux Corinthiens : Je n'ai point appuyé mes discours ni ma prédication sur les raisonnements dont la sagesse humaine se sert pour persuader, mais sur les démonstrations d'un pouvoir divin et de l'esprit de Dieu (>-ur des miracles), afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes , mais sur la puissance de Dieu [I Cor. n, k). — En effet, la persuasion que nous avons d'une vérité, par le raisonnement, n'est pas la foi , jamais on ne s'est avisé d'appeler foi l'acquiescement à une vérité démontrée. Quel mérite peut-il y avoir à la croire? Mais Dieu veut que nous ajoutions foi à sa parole, c'est un hommage que nous devons à sa véracité souveraine. Le mérite de celte foi consiste a résister aux doutes que peuvent nous suggérer nos raisonnements et ceux des incrédules. Ceux qui voulurent raisonner contre les apôtres, furent les auteurs des premières hérésies, et l'on sait jusqu'à quels excès ils poussèrent l'absurdité de leurs opinions. Le même malheur doit arriver, jusqu'à la fin des siècles, à tous ceux qui s'obstiueront à suivre celle méthode perfide.

G° Les conséquences énormes qui découlent de la méthode des déistes, sont palpables. A force de soutenir que Dieu n<> peut nous révéler des vérités incompréhensibles, qu'il nous est impossible de croire ce que nous ne concevons pas, ils en sont venus au point de prétendre que Dieu ne peut rien révéler du tout; que quand il le ferait, nous ne pourrions jamais être certains du fait de la révélation. Par conséquent un sauvage, un ignorant, incapable de découvrir aucune vérité par ses raisonnements , est encore disp> usé d'écouler un prédicateur qui viendrait pour l'instruire de la part de Dieu ; il doit même s'en défier et lui résister, vivre et mourir dans l'abrutissement dans lequel il est né. lin vertu de l'examen spéculatif prescrit à tous les hommes par les déistes, il doit y avoir autant de religions dans le monde, qu'il y a de télés bien ou mal faites.

Ils objectent qu'en suivant notre méthode, un mahomélan, un païen, un idolâtre , doivent croire, avec autant de certitude qu'un chrétien, que leur religion est vraie; puisque tous doivent juger qu'elle leur a été annoncée par des hommes inspirés de Dieu.

Mais où est la preuve de l'inspiration de Mahomet et de ceux qui ont enseigné le paganisme? Les miracles attribués au premier sont absurdes ; et lui-même a déclaré, dan»

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l'Alcoran, qu'il n'élait pas venu pour faire des miracles ; les apologistes du paganisme, Celse, Julien, Porphyre, etc.., n'ont cilé que des prodiges desquels personne n'a été témoin. Ce n'est pas ici le lieu de pousser plus loin lé parallèle, entre les auteurs des fausses religions et les fondateurs de la nôtre. — N'est-ce pas plutôt la méthode des déistes qui doit confirmer tous les infidèles dans leurs erreurs? Un musulman qui ne sait pas lire, n'est certainement pas en état de se démontrer la fausseté des dogmes enseignés par Mahomet, ni l'absurdité des lois qu'il a établies. Un païen réussira-t-il à découvrir l'absurdité du polythéisme, pendant que Platon et Cicéron l'ont élayé sur des raisonnements philosophiques ? Jamais les raisonneurs n'ont établi une seule vérité, ni détruit une seule erreur en matière de religion.

Il n'est pas hors de propos d'observer, que la méthode selon laquelle les déistes veulent juger de la révélation , est précisément la même que celle des prolestants, et que celle-ci a frayé le chemin à la première. Un protestant veut voir dans l'Ecriture quelle est la doctrine que Jésus-Christ elles apôtres ont enseignée, et juger par lui-même du sens dans lequel il faut l'entendre ; tout comme un déiste veut juger par ses propres lumières de la vérité ou de la fausseté de cette doctrine, pour savoir ensuite si elle est révélée ou non. Un catholique, toujours constant dans ses principes, soutient qu'il faut examiner la mission de ceux qui se donnent pour envoyés de Dieu; que, s'ils la prouvent, c'est à eux de nous enseigner ce que Dieu nous a révélé, soit de vivo voix, soit par écrit , et de nous donner le vrai sens de celle révélation. Voy. Catholicité.

CREDO. C'est ainsi que l'on nomme le symbole des apôtres, qui est l'abrégé des vérités de la foi chrétienne, et qui commence par le mot credo y je crois. Tout chrétien qui le récite fait un acte de foi ; cependant l'on entend quelquefois des moralistes se plaindre de ce que les fidèles font trop rarement des actes de foi : ils supposent doue que les fidèles ne vont pas à la messe, ou ne disent point le symbole des apôtres dans leur prière.

Ckedo, désigne encore le symbole plus ample que celui des apôtres , et qui a été dressé par les conciles de Nicée en 325, et de Conslauiinople en 381, symbole que l'on chante ou que l'on récite à la messe, au moins depuis le commencement du vie siècle. On le dit immédiatement après l'Evangile, pour allester que l'on croit et que l'on reçoit comme parole de Dieu, ce qui vient d'être lu. On peut voir dans le père Lebrun une explication très-ample de ce symbole, et la variété des rites observés à ce sujet dans les différentes Eglises. Explication des cérémonies de la messe, tom. 1er, p. 2k0. Voy. Symbole.

CRÉTEN1STES. Voy. Soeurs de Saint- Joseph.

CRIME. L'on a souvent écrit dans notre siècle que les crimes qui attaquent directe-

ment la religion, tels que l'impiété, le blasphème, le sacrilège, doivent être punis par la privation des avantages que procure la religion, par l'expulsion hors des temples de la société des fidèles, pour un temps ou pour loujours ; par les admonitions , les excommunications, etc.; mais qu'il est contraire à la nature des choses de punir ces crimes par des peines afiliclives. D'autres disscrlateurs ont soutenu que les pasteurs de l'Eglise n'ont point le droit de retrancher de la sociélé des fidèles un citoyen, ni de le priver des sacrements, parce que celle peine emporte l'infamie et la perte de certains avantages civils. D'où il résulte, en dernière analyse, que les crimes qui attaquent directement la religion ne doivent être punis par aucune peine.

Celle rare jurisprudence mériterait plus d'attention si elle était proposée par d'autres que par des coupables intéressés à l'établir. Quelques réflexions suffiront pour en démontrer l'absurdité. — 1° La religion est le premier soutien des lois, sans elle les lois sont très-impuissanles ; quiconque allaque la religion , sape le fondement de la législation même; il mérite donc d'être puni par toutes les espèces de peines que les lois peuvent infliger, suivant la diyersilé des cas. La religion csl d'ailleurs autorisée par les lois, elle en fail partie; les coups frappés sur l'une retombent nécessairement sur les autres. — 2° Les crimes qui attaquent directement la religion, troublent la tranquillité publique. Il est naturel à tout homme, qui croit à la religion, de l'aimer, d'y prendre intérêt, de se c ore blessé lui-même lorsqu'elle est attaquée ; les insultes qu'on lui fait retombent sur ceux qui l'enseignent et la professent, tout comme les invectives contre les lois retombent sur les magistrats . Si les lois n'avaient pas pourvu au châtiment, tout particulier se croirait en droit de venger l'honneur de la religion ; ce ne serait pas l'avaniage des coupables. — 3° Lorsqu'un impie se sera fait un plan de braver les exécrations, les anathèmes, les excommunications lancées contre lui par les fidèles, où sera la punition? ce sera l'excès du crime qui en procurera l'impunité. — k° Chez toutes les nations policées, les crimes qui attaquent la religion ont été jugés punissables par les lois cl par les peines afiliclives ; les législateurs modernes n'ont pas été plus sévères à ce sujet que les anciens ; nos lois, sur ce point, sont plus douces et plus modérées que celles des Grecs et des Romains.

Quant au pouvoir des pasteurs de l'Eglise, il est fondé sur l'Ecriture sainte et sur l'usage constamment observé depuis les apôtres. Voy. Excommunication.

¥ CRITICISME. Lorsque la base est solidement étab'ie, il est ficile d'élever un éuifice durable; mais lorsque, sans avoir cherché un terrain solide, on pose li pierre angulaire sur la fange, on court grand risque d'être écrasé !-ous les ruines. La philosophie allemande a voulu reconstruire l'édifice de nos connaissances, elle a pris le criticisme pour principe, grand moi qui fait aisément illusion aux sols. Aussi, nous dit Uosmiiti, < celle philosophie nous a plongés dans

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