‹ Œuvres completes de Bergier (volume 2)Chapitre 177 sur 183 · CRO CRO · texte numérisé non relu

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cl l'indignation des savants. —Mais il faut Ces expéditions épuisèrent, on Asie, toutes toujours se souvenir que l'autorité de ces les fureurs de zèle et d'ambition , de jalousie saitits livres n'est pas uniquement fondée et de fanatisme qui circulaient dans les v sisur la corlitude des règles de critique, comme nés des Européens ; mais elles rapportèrent les Incrédules le supposent en copiant les parmi eux le goût du luxe asiatique ; elles protestants, mais sur l'autorité de l'Eglise, rachetèrent , par un germe de commerce et qui les a reçus de Jésus-Ctirist et des apôtres, d'industrie . le sans et la population qu'elles et qui nous les donne lois qu'ils lui ont clé ava ent coûté ; elles préparèrent la décou- ■ onfiés : ,-iu oi'i e éiahlie sur les mê i es pieu- verte de l'Amérique et la navigation des vos que la divinité de la religion chrétienne. Indes.— Les grands vassaux de la couronne, Les discussion* de critique sur ce peint ne ruinés par ces voyages, devinrent moins tursuni donc pas nécessaires pour nous, nuis buieuts et moins prompts à se révolter ; il fut pour v •jncre l'opiniâtreté des hérétiques et plus aisé de retirer de leurs mains les dodos incrédules ; la loi du simple fidèle est mainos aliénés; avec la puissance de nos rois, appuyée sur de meilleurs fondements. Voy. la police se rétablit. Les premiers affran- PoL chissemenls des serfs lurent faits par les CROISADES , guerres entreprises pour seigneurs qui avaient besoin d'argent pour conquérir la terre sainte. Dans plusieurs passer la mer : l'Europe doit ainsi aux croiécrits partis de la main de nos philosophes, sades les commencements de sa liberté. — ils ont censuré les croisades avec beaucoup Dès ce moment, l'on pensa à établir dos mad'aigreur ; ils ont cherché à rendre la reli-- nuiactures, on peupla les villes, on augmenta gion responsable des maux réels ou supposés leur enceinte, on y fit couler des fpiïl ai nés dont elles lurent la cause. Ces guerres , publiques. D'après ce que l'on avait vu en disent-ils, inspirées par un zèle de religion Orient, nos maçons , devenus architectes , mal entendu, ont coûté à l'Europe deux mil- exécutèrent ces monuments dont nous admilions d hommes ; elles n'ont abouti qu'à rons encore la hardiesse et la légèreté : transporter en Asie des sommes immenses, l'Europe se remplit d'hôpitaux et d'hospitaà enrichir le clergé et les moines, à ruiner liers. — Une partie du patrimoine des nobles la noblesse, à augmenter la puissance des passa entre les mains des ecclésiastiques; papes,. Tout cela est- il vrai? mais ceux-ci faisaient moins d'ombrage à Il y périt, si l'on veut, deux millions l'autorité souveraine que des vassaux loud'hommes libres, mais qui opprimaient vingt jours prêts à prendre les armes. Souvent nos millions d'esclaves : des sommes immenses rois , inquiétés par des seigneurs rebelles , furent transportées en Asie, mais on y apprit demandèrent du secours aux évoques; ceux- Ie secret d'en faire entrer en Europe de plus ci leur procurèrent l'assistance des commuconsiderables par le commerce ; le clergé et nés. Les rois , de leur côté , protégèrent les les moines s'enrichirent en rachetant les communes contrôles violences des seigneurs, fonds qui leur avaient été enlevés et qui se- et augmentèrent le pouvoir du clergé qui raient demeurés en friche ; la noblesse se leur devenait si utile.

ruina, mais elle perdit l'habitude du brigan- Il n'est donc pas vrai que les croisades dage et de l'indépendance. Si la puissance aient été totalement funestes à la religion et des papes augmenta pour quelque temps , à la société. De tous les fléaux . l'ignorance celle des mahoinctans, plus redoutable , fut est le plus redoutable, il traîne tous les réprimée et mise hors d'etat d'abrutir l'Eu- autres à sa suite; or, les croisade* ont conro[ e entière. Quand on aura pesé ces dilïé- tribué beaucoup à le dissiper. Si elles ont renies considérations, l'on verra de quel causé un mal passager, elles ont produit des côté la balance penchera. — Déjà plusieurs biens durables. Pendant les quatre cents ans écrivans, qui n'avaient aucun dessein de qui se sont écoulés depuis les dernières croifavoriser la religion, sont convenus des faits sades , les sciences, les arts , le commerce , que nous venons d'exposer. De leur aveu, l'industrie , la civilisation , ont fait plus de les croisades furent moins l'effet du zèle dr> progrès parmi nous que pendant les huit religion que d'une passion désordonnée pour siècles qui les avaient précédées, les armes , et de la nécessité d'une diversion Nous ne faisons ici que copier sommairepour suspend! e les troubles intestins qui ment les réflexions de divers écrivains ; nous duraient depuis longtemps , et pour faire laissons aux historiens le soin de les dévecessor les guerres particulières qui recom- lopper et de les rendre plus sensibles — mençaient tous les jours. — Ces motifs sont C'est ce qu'a déjà fait un savant académicien, clairement indiqués dans le discours que le dans une dissertation sur ce sujet (Mém. de pape Urbain 11 adressa aux seigneurs Iran- VAcad. des lnscript., tom. LXV1I1 , t'n-12, cais au concile de Clermonl, l'an 1095. « C'est p. 4.29). 11 prouve que l'intérêt du commerce un crime, leur dit-il , de piller les chrétiens des Européens dans le Levant fut un des comme vous faites, mais c'est un mérite de principaux motifs des croisades, et qu'il y tirer lépée contre les Sarrasins. «Aussi, le eut beaucoup plus de part que la religion ; concile défendit rigoureusement les guerres qu'en effet , ces entreprises ont infiniment particulières quo les seigneurs se faisaient contribué , non-seulement au progrès du les uns aux autres., et mit sous la protection commerce maritime et aux expéditions qui de l'Eglise la personne et les biens des croi- eu ont été la suite, mais encore au rétablisses (Hiit. de l'Iùjlise gallicane, t.VIll, I. xmi, sèment des sciences en Occident , parliculiè- (u. 1095). renient en France. Dès l'an 1285, le papo

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Honorius IV, dans le dessein de convertir au des pays donl les pèlerins racontaient d«^ christianisme les Sarrasins cl les schismali- merveilles, et la légèreté naturelle qui a touques de l'Orient , voulait que Tort établît à jours porté les Français à voyager. G* L'es- Paris des maîtres pour enseigner l'arabe et pérance de faciliter le pèlerinage de la terre les autres langue- orientales* conformément, sainte. Ce sont, sans douve, ces trois derniers dit-il , aux intentions de ses prédécesseurs, motifs qui entraînèrent aux voyages d'oulre- Dans le concile général de Vienne, tenu en mer ces troupeaux de geus de la lie du 1311 et 13Î-2 , Clément V ordonna que l'on peuple et des deux sexes qui allèrent y périr.; établirait à Borne, à Paris, à Oxford , a Bu- mais les mis , les princes , les militaires , logne et à Salamanque des maîtres pour en- fuient certainement déterminés par les trois Sejgner l'hébreu , l'arabe et le chaldéen , premiers.

deux pour chacune de ces langues ; qu'ils On s'exprime donc fort mal quand on dit seraient entretenus à Rome par le pape, à que ces expéditions furent enireprises par Paris par le roi , et dans les autres villes par superstition et par un zèle fanatique de reliles prélats , les monastères et les chapitres gion; si ce motif influa sur le peuple, il y eu du pays ; qu'ils traduiraient en l.-ilin les b ns eut d'autres plus puissants qui firent agir les ouvrages qui étaient dans ces langues. C'est grands. On ne raiooune pas mieux quand ce qui a donné lieu à la fondation du collège on décide qu'il était injuste d'aller attaquer royal , et à l'usage d'envoyer dans l'Orient une nation parce qu'elle était infidèle ; il n'édes missionnaires , dont les relations nous lait point question de punir son infidélité, ont clé souvent très-utiles. — Ln nous excr- mais d'arrêter son ambition , sa rapacité, çant à la marine, continue l'auteur, les croi- son brigandage ; de lui ôler l'envie de tenter sades nous ont accoutumés à tenter par mer des conquêtes en Haie et en France, et de de grandes entreprises, et ont occasionna la l'empêcher de s'y établir, comme elle avait découverte de la boussole ; elles nous ont fait fa il en Corse, en Sa^daigue et en Espagne., connaître les pays lointains sur lesquels nos Serait-il donc injuste aujourd'hui d'aller atancêlres ne débitaient que des fablts; elles t.squer les corsaires de Barbarie , pour les ont diminué en France la puissance excès- foicer de renoncer à leurs pirateries? Mais sive des grands qui vexaient les peuples, les protestants ni les incrédules n'écouleront î^ous leur sommes redevab'es du goût pour jamais la raison ; éternellement ils répéicles sciences et de quantité d'arts , ou au ront les mêmes absurdités. Mosheim a dismoins d'un certain degré de perfection, que sérié ridiculement sur ce sujet. (Hist. eccl. nous avons acquis par le commerce avec le du xie siècle, première pari., ch. i, § 8, etc.) Levant et avec les Arabes d'Fspagne. 11 trouvera toujours des copistes et des ad-

Les protestants , qui ont représenté ces mirateurs.

expéditions comme des entreprises abmrdes, CROlSIFll. H y a trois ordres ou congré-

injusles , malheureuses suggérées par l'a in- galions de chanoines réguliers auxquels on

bition des papes ou par un fanatisme insen- a donné ce nom : l'une en Italie, l'autre dans

se; qui ont dil qu'elles avaient été non moins les Pays-Bas, la troisième ea Bohême,

funestes à la religion qu'a ix intérêts «iviîs Les premiers prétendaient venir de saint

et politiques de l'Europe, ne méritaient pas Clet, et dater de l'invention de la sainte croix

d'avoir des imitateurs ; mais les incrédules , sous Constantin ; c'est une tradition fabu-

charmés de tiouver une occasion de déplo- leuse. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils ont

rer les maux que la religion a faits au monde, commencé avant le milieu du xir siècle ,

ont copié servilement les déclamations des puisqu'Alexandre II!, persécuté par l'empe-

proleslanls. Pendant assez longtemps, c'a reur Fiéderic Barbcroussc, se réfugia dans

été une espèce de combat parmi nos écri- un monastère de croisiers, les prit sous si

vains, pour savoir qui dirait le plus de mal .protection, en 11G9, et leur donna la règle

des croisades. 11 faut e-pérer que, quand ces de saint Augustin. Pie V approuva de nou-

grands politiques auront pris la peine de se veau cet institut , mais la discipline régulière

mieux instruire, ils seront plus modérés. s'y étant affaiblie, Alexandre Vil les sup-

ll est évident que des nioiifs divers ont fait prima en 1G5G. On prétend qu'il y en avait

entreprendre les croisades. 1°Le récit qu'avait deux ou trois monastères eu Angleterre, et

fait Pierre l'ermile et d'autres pèlerins , des quatorze en Irlande, et qu'ils étaient venus

maux que souffraient , de la p ri des Turcs de ceux d'itabe. Ls portaient un bâton sur-

ou Sarrasins, les chrétiens de la Palestine, monté d'une croix.

surtout ceux que celle nation barbare lédui- Les croisiers de France et des Pays-Bas

sa;l à l'esclavage p r violence. 3° La néces- furent fondés en 1211, par Théodore de Cel-

sité d'arrêter le cours de ses conquêtes , et les, chanoine de Liège, qui avait servi en Pa-

d'affaiblir une dooiinalion qui menaçait l'Lu- leslinc l'an 1188, el y avait vu des croisiers.

rope entière; il n'y avait point de moyen A son retour, il s'engagea dans l'étal eccié-

plus efficace que d'aller l'attaquer chez elle, siaslique, alla, en qu dite de missionnaire, à

3° Le désir d'eiendre le commerc -, de le faire la croisade contre les albigeois, cl, l'an 1211,

immédiatement, et non par l'entremise des revenu dans son pays, il obtint de l'évoque-

étrangers, qui y faisaient des profits immen- de Liège, l'église de Saint-Thibaut, près de

ses.4°La misère des peuples qui gémissaient la ville d'Hui, où, avec quatre compagnons,

sous le gouvernement féodal, et qui se liai- il jeta les fondements de son ordre.. Inuoccut

latent de trouver un sort moins malheureux IV el Honoré 111 le confirmèrent , Théodore

hors de leur patrie, o" La curiosité de voir envoya de ses religieux à Toulouse , <\u\ se

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joignirent avec saint Dominique pour prêcher contre les albigeois ; celle congrégation s'établit et se multiplia en France. Ceux de Sainte-Croix, de la Brétonnerie à Paris furent réformés parle cardinalde la Rochefoucauld; mais ils ont été supprimés depuis peu.

Les croisiers ou porte-croix avec l'étoile de- Bohême, disent qu'ils sont venus de Palestine en Europe; cela n'est pas certain. C'est Agnès , fille de Primislas, roi de Bohême , qui institua cet ordre à Prague, en 1234. Ils ont actuellement deux généraux, et sont en grand nombre.

CROIX. Le supplice de la croix était en usage chez les Juifs, puisqu'il en est parlé (Deut. xxi, 22) ; mais on ne sait pas s'ils attachaient le patient à la croix avec des clous. Quoi qu'il en soit, le supplice ordinaire des blasphémateurs était la lapidation; la loi l'ordonnait ainsi : aussi les Juifs lapidèrent saint Etienne, comme coupable de blasphème selon leurs préjugés.

Jésus-Christ, condamné à mort par le conseil des Juifs pour avoir blasphémé, en disant qu'il était le Fils de Dieu (Matth. xxvi, 65el6B), fut livré aux Romains pour êlre exécuté à mort. Il avait distinctement prédit que les Juifs le livreraient aux gentils pour èire flagellé et crucifié (Matth. xx, 19). Cette circonstance ne pouvait être prévue naturellement; les Juifs auraient pu le lapider, comme ils avaient voulu le faire plus d'une fois, et comme ils firent pour saint Etienne ; ils. auraient pu demander à Pilate ce supplice plutôt que celui de la croix.

Dans le Deutéronome, il est dit qu'un crucifié est maudit de Dieu ; de là saint Paul conclut que Jésus-Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en devenant luimême un objet de malédiction (Galat. c. m , 13). L'on conçoit quelle horreur les Juifs ont dû avoir d'un crucifié, quels miracles il a fallu pour engager un grand nombre de Juifs à reconnaître Jésus-Christ pour Messie et Fils de Dieu. Saint Paul n'a pas tort de dire que Dieu a voulu démontrer à l'univers sa sagesse et sa puissance, en convertissant les hommes par le mystère de la croix (I Cor. I, 2'*). Ce qu'il y a de singulier, c'est que , selon l'ancienne tradition des docteurs juifs, fondée sur les prophéties, le Messie devait être crucifié. Voy. Galatin, 1. vin, c. 17.

Les protestants blâment comme une superstition le culte religieux que nous rendons à la crot> ; ils disent que ce culte n'a aucun fondement dans l'Ecriture sainte , et qu'il n'y en a aucun vestige dans les trois premiers siècles de l'Eglise (Daillé, adv. cultum Relig. Latinor. lib. v, etc.). C'est à nous de prouver leconlrairc.— Suivant la réflexion de saint Paul (Phitipp. il, 8) , parce que Jésus-Christ s'est rendu obéissant jusqu'à la mort sur une croix, Dieu veut que tout genou lléi hisse au nom de Jésus-Christ. Nous demandons quelle différence il y a entre fléchir le genou à ce nom sacré, ou à le fléchir à la vue du signe de la mort du Sauveur. Si l'un est un acte de religion, pourquoi l'autre est-il PB acte de superstition ? Les protes-

tants ne nous l'ont pas encore appris. Ils diront que le premier de ces signes de respect se rapporte à Jésus-Christ lui-même ; n'estce pas aussi à lui que se rapporte le second? — Dans Minutius Félix, qui a écrit sur la fin du ne siècle, ou au commencement du ni', le païen Cécilius dit, en parlant des chrétiens, ch. ix : « Ceux qui prétendent que leur culte consiste dans l'adoration d'un homme puni du dernier supplice pour ses crimes , et du funeste bois de sa croix, attribuent à ce scélérat des autels dignes d'eux ; ils honorent ce qu'ils méritent (ch. 12,) : Tout ce qui vous reste, c'est des menaces, des supplices, des croix ou des gibets, non pour les adorer, mais pour y être attachés, » Octavius lui répond (ch. 29) : « Vous êtes loin de la wb* rite, quand vous nous attribuez pour objet de culte un criminel et sa croix, qoand vous pensez que nous avons pu prendre pour

Dieu un coupable, ou un mortel Nous

n'honorons ni ne désirons les gibets ; c'est vous plutôt qui consacrez des dieux de bois, et adorez peut-être des croix de bois comme une portion de vos dieux. » — Tertullien répond au même reproche (Apolog., c. 16) : « Celui qui pense que nous adorons la croix a dans le fond la même religion que nous. Quand on consacredu bois, que fait la forme, lorsque la matière est la même ; qu'importe la figure, lorsque c'est le corps d'un dieu? La Minerve athénienne, la Cérès de Pharos, ne sont qu'un tronc de bois informe... Vous adorez les victoires avec leurs trophées chargés de croix, les armées adorent leurs enseignes, sur lesquelles brillent les croix au milieu des idoles, etc. » [Idem, ad Nutiones, L i, c. 12).

Voilà, disent les protestants, deux auteurs du me siècle, qui soutiennent que les chrétiens ne rendent point de culte à la croix. Point du tout. Minutius Félix nie que les chrétiens honorent les croix ou les gibets auxquels on les attache pour les faire mourir; mais il ne se défend pas plus d'honorer la croix de Jésus-Christ que d'adorer Jésus- Christ lui-même, puisqu'il joint l'un à l'autre. Tertullien ne nie pas le fait non plus , il se borne à démontrer que les païens font de même.

Au ive siècle , Julien renouvela encore ce reproche : « Vous adorez , dit-il , le bois de la croix, vous formez ce signe sur votre front, vous le gravez sur la porte de vos maisons.» Saint Cyrille répond que Jésus -Christ en mourant sur la croix, a racheté, converti, et sanctifié le monde : « La croix, dit-il , nous en fait souvenir ; nous l'honorons donc parce qu'elle nous avertit que nous devons vivre pour celui qui est mort pour nous. » (Contra Julian., lib. vi, pag. 19'*.) — Les prolestants n'oseraient nier que les chrétiens du IV siècle aient rendu un culte religieux à la croix; mais ils disent que c'était une superstition nouvelle. Cependant elie leur a été reprochée au iue siècle aussi bien qu'au iv ; si ceux du iir l'avaient rejetée et l'eu étaient défendus, ceux du siècle suivant auraient-ils osé l'adopter? Nous verrons dans l'article

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