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AIL
protestants la nécessité d'un rentre d'unité dans la foi, et d'un chef dans l'épiscopat ; puisque, faute d'en reconnaître un, les patriarches d 'Alexandrie ont vu leur Eglise sans cesse agitée par dos schismes et par dos hérésies, jusqu'-i ce qu'enfin le christianisme y ait été presque entièrement aholi; il n'y en a plus qu'un Faible reste parmi les Cophtes, et encore y est-il très-défiguré par l'ignorance et par l'erreur. Voyez Cophtes, Egypte.
L'abbé Uenaudol a donné une histoire des patriarches d' Alexandrie, depuis la fondation de cette Eglise jusqu'au xin* siècle.
ALLEGORIE, discours dont le sens est détourné, ou qui, sous le sens littéral, cache un autre sens moins facile à saisir. Ce mot vient du grec al\n à/opevr*, je parle autrement; c'est par conséquent une métaphore continuée. La différence entre une allégo'rie et une parabole est' que la première renferme un sens h'slorique ou liiléral vrai, au lieu que la seconde est une espèce de fable, dont les personnages ou les faits n'ont jamais existé. Ainsi saint Paul, Galat. iv, 22, nous apprend que ce qui est dit dos deux fils d'Abraham, dont l'un était né d'une esclave, l'autre d'une épouse, est une allégorie qui signifie les deux alliances que Dieu a faites avec les hommes, dont l'une produisait des esclaves, l'autre fait naître des entants libres; que la loi qui défendait aux Juifs de lier le mufle du bœuf qui foulait le grain, signifiait que les fidèles devaient fournir la subsistance aux ouvriers évangéliques, etc. Cela n'empêche pas que l'histoire des deux «nfants d'Abraham ne soit vraie, et que la loi imposée aux Juifs n'ait dû être exécutée à la lettre. Au contraire, les paraboles dont se servait Jésus-Christ pour instruire le peuple, comme celle de l'enfant, prodigue, de la brebis perdue, etc., ne sont point des narrations historiques, mais des fictions, dont le but est de peindre la bonté et la miséricorde de Dieu envers les pécheurs. Voyez Para-