‹ Œuvres completes de Bergier (volume 2)Chapitre 52 sur 183 · S2S APO · texte numérisé non relu

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les ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu [I Cor. iv, 1). Il dit aux anciens de l'Eglise d'Ephèse, que le Saint-Esprit les a établis évêques ou surveillants pour gouverner l'Eglise de Dieu (Act. xx. 28). 3° A exercer l'autorité de juges et de législateurs : Au temps de la régénération, leur dit Jésus-Christ, ou du renouvellement de toutes choses, lorsque le Fils de l'homme sera placé sur le trône de sa majesté, vous serez assis vous-mêmes sur douze sièges pour juger les douze tribus d'Israël (Ma'tlh. xix, 28). Il leur déclare que tout ce qu'ils auront lié ou délié sur la terre sera lié ou délié dans le ciel, cap. xvm, v. 18. Aussi, dans le concile de Jérusalem, ils font une loi aux fidèles de s'abstenir du sang, des chairs suffoquées, etc. [Act. xv, 28). Saint Paul juge un incestueux digne d'être livré à Satan (/ Cor. v, 3, etc.)

Sur quels fondements quelques protestants, précepteurs de nos incrédules, leur ont-ils appris que les apôtres n'avaient reçu de Dieu point d'autre autorité que celle d'enseigner; que les autres privilèges dont le clergé s'est emparé, sont autant d'usurpations et d'entreprises injustes sur la liberté des fidèles? Aux mots Evêqub, Pasteur, Succession , nous prouverons, par l'Ecriture sainte et par des raisons solides, que les pouvoirs dés apôtres sont transmis par l'ordination aux pasteurs de l'Eglise, et nous répondrons aux calomnies des ennemis du clergé.—Quant à l'enseignement» il est essentiel de remarquer que les apôtres ont été de simples témoins de ce que Jésus-Christ avait fait et enseigné ; il leur dit : Vous me servirez de témoins (Act. i, 8). Eux-mêmes se donnent pour tels : Nous ne pouvons, disent-ils, nous dispenser de publier ce que nous avons vu et entendu (Act. iv, 20). Nous vous annonçons et nous vous attestons ce que nous avons vu et entendu (I Joan. i, 1 et 2). J'ai reçu du Seigneur, dit saint Paul, ce que je tous ai enseigné (I Cor. il, 23). Il serait impossible que douze apôtres et une multitude de disciples dispersés eussent enseigné une même doctrine, eussent établi une même foi, si tous n'avaient pas été fidèles à prêcher ce qu'ils avaient vu et ce qu'ils avaient appris de Jésus-Christ. L'uniformité de doctrine atteste évidemment l'unité d'origine. — En second lieu, quoiqu'ils eussent le don des miracles, il leur aurait été impossible de faire un grand nombre de prosélytes et de fonder des églises, si les faits qu'ils publiaient n'avaient pas été incontestables et poussés au plus haut degré de notoriété. Un thaumaturge aurait beau faire des miracles, pour nous persuader des faits dont la fausseté nous serait clairement connue, surtout des faits dont les conséquences doivent influer sur toute notre vie; à moins que la notoriété publique ne vienne à l'appui de son témoignage, un miracle ne nous convertira pas.- Or, les faits que les apôtres ont publiés sur le lieu même où ils sont arrivés, où se trouvaient les témoins oculaires, sont les iiûracl.s de Jésus-Christ et surtout sa ré-

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surreelion. L'on ne pouvait être chrétien sans croire ces faits essentiels; ce sont les faits qui ont persuadé la doctrine, et non la doctrine qui a fait croire les faits. Comment les apôtres auraient-ils pu convertir un seul Juif à Jérusalem, si les miracles et la résurrection de Jésus-Christ avaient été contredits parla notoriété publique?

On ne conteste point aux apôtres la qualité d'envoyés de Jésus-Christ ; mais il s'agit de prouver aux incrédules que cette mission était divine, que les apôtres ont fait des miracles pour le démontrer , qu'ils ont eu d'ailleurs tous les signes qui peuvent caractériser des envoyés de Dieu. — 1° L'histoire appelée les Actes des apôtres, dans laquelle leurs miracles sont rapportés, a été mise entre les mains des fidèles, dans un temps où l'on pouvait apprendre des témoins oculaires si ces miracles étaient réels ou imaginaires. Le boiteux guéri sous les yeux du peuple à la porte du temple, la résurrection de Tabithe, lestions du Saint-Esprit communiqués par l'imposition des mains des apôtres, l'efficacité de l'ombre de saint Pierre, etc., ne sont point des prestiges sur lesquels l'illusion ait pu avoir lieu ; la plupart ont été opérés en présence de témoins intéressés à les contester. S ils ne sont pas réels, si ce sont des imposteurs, il est impossible que des juifs et des païens y aient ajouté foi et se soient convertis ; que les apôtres aient fondé des églises à Jérusalem, à Antioche, à Rome, et dans les principales villes de la Grèce, composées en partie de juifs qui avaient pu se trouvera Jérusalem aux fêtes de Pâques ou de la Pentecôte, l'année même de la mort du Sauveur.— 2° Saint Paul, écrivant à ces différentes Eglises, attribue ses succès aux miracles qu'il a faits (Rom. xv, 18 et 19; 7 Cor. h, 4). Il les donne pour preuve de son apostolat (// Cor. xu, 12; Ephes. i, 19, etc.). Si ceux auxquels il parle n'avaient été témoins de ces mira* clés, auraient-ils souffert patiemment les reproches el les réprimandes qu'il leur fait? — 3° Dans le Talmud de Jérusalem, qui est le plus ancien, les juifs conviennent qu'il se faisait des miracles au nom de Jésus-Christ. Voy. Galalin, 1. vin, c. 5. Il fallait que ce fait fût bien avéré pour arracher un pareil aveu de la part des juifs. — k" Celse et Julien traitent de magiciens les disciples de Jésus-Christ. Cette accusation prouve du moins que ces disciples faisaient profession d'opérer des miracles, et que c'était une opinion constante. Mais jamais les magiciens n'ont fait des miracles pour tirer les hommes de l'erreur et du vice, pour enseigner la vérité et la vertu. C'est la réponse de nos apologistes. —5° A la naissance de l'Eglise, il parut de faux messies, de faux docteurs, de faux apôtres : tous promettaient des miracles, séduisaient le peuple par des prestiges. Jésus- Christ l'avait prédit, les apôtres s'en plaignent ; les premières hérésies ont été l'ouvrage de ces imposteurs. Si les apôtres n'avaient pas fait des miracles réels et incontestables pour les confondre, ils n'aurait ut

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pas en un sucras plus durable; on n'aurait pas fait plus do cas d'eux que des fourbes qu'ils avaient démasqués.— G* Los incrédules ne réfléchissent point sur la difficulté qu'il y avait de convenir les juifs, de dessiller les a eux des païens, de réunir en société religieuse deux espèces d'hommes qui se détestaient, de subjuguer des philosophes opiniâtres, de lasser la cruauté des persécuteurs. Qu'ils se latent eux-mêmes, et qu'ils voient si leurs prédécesseurs ont pu être vaincus sans miracles.

Vainement ils ont épuisé toute leur sagacité pour trouver dans la conduite des apôtres des signes d'impostures ; la sincérité, la candeur, le désintéressement, la charité, la patience, le courage des envoyés de Jésus- Christ ont éclaté dans toutes leurs démarches ; ils ont retracé le tableau des vertus de leur maître : sans ce caractère décisif de mission divine, ils n'auraient pas inspiré aux fidèh s une si grande vénération pour eux. On avait vu beaucoup de philosophes s'ériger en réformateurs des vices et des erreurs de l'humanité; mais aucun n'avait montré les vertus, la sagesse, la charité, le courage, la sainteté des apôtres.

Il n'est pas prouvé, dit-on, qu'ils aient souffert le martyre pourconGrmer leurs prédications: l'on ne connaît leur genre de mort que par des actes supposés, par des légendes ridicules et apocryphes.— Nous soutenons que le martyre de la plupart des apôtres est très-bien prouvé. Celui de saint Pierre et de saint Paul est attesté par leurs disciples et par leur tombeau ; celui de, saint Jacques le Majeur et de saint Etienne est rapporté dans les Actes des apôtres; celui de saint Jacques le Mineur est rapporté par Josèphe, Antiq. Jud.t liv. xx, chap. 8; celui de saint Siinéon, âgé de six vingts ans, et de plusieurs autres parents de Jésus-Christ, est attesté par Hégésippe, auteur presque contemporain. Eusèbe, Hist. ecclés., liv. m,c32. Saint Clément de Rome, témoin oculaire, après avoir parlé du martyre de suint Pierre cl de saint Paul, dit qu'ils ont été suivis par une grande multitude d'élus , qui ont bravé comme eux les outrages et les tourments. Kpist. /, n° 6. Saint Polycarpe dit que saint Paul et les autres apôtres sont tous dans le Seigneur, avec lequel, ils ont souffert : cum quo et passi sunt. Epist. ad Plttlipp. Saint Clément d'Alexandrie dit de même que les apôtres sont morts comme Jésus-Christ, pour les Eglises qu'ils avaient fondées. Slrom. liv. iv, c. 9. Ce divin maître le leur avait prédit. Luc. xxi, 16. Sa parole a été accomplie. Nous n'avons donc pas besoin de pièces apocryphes pour prouver le martyre des apôtres. — Mosheim, qui le révoque en doute, Hist. christ., sect. 1, § 16, y oppose un passage d'Iléracléon, hérétique du n* siècle, qui s<>ulienl que Matthieu, Philippe, Thomas, Lévi, cl plusieurs autres, ne sont pas morls pour ;ivoir confessé Jésus-Christ. Clément d'Alexandi ie, qui réfuie ce passage, n'a pas cop> nilaut oié affirmer le fait contraire. Strom., 1. iv, c. D p. 5D3. Mais Mosheim en impose.

Iléracléon, qui soutenait l'inutilité du martyre, était intéressé à contester celui des apôtres; ainsi, son témoignage est suspect : aussi Clément d'Alexandrie leVéfute formellement, ibid. p. 597. « Le Seigneur, dit-il, a bu seul le calice pour purifier les hommes, même les infidèles qui lui tendaient des pièges ; à son exemple, les apôtres, vrais < t parfaits gnosliques, ont souffert pour les Eglises qu'ils ont fondées. » Mosheim ne fait point mention du témoignage de saint Polycarpe, qui e^t décisif; les paroles des Pères postérieurs qu'il allègue ne sont que des preuves négatives, qui ne peuvent prévaloir à des assertions positives. Vers le milieu du u* siècle, temps auquel vivait Héracléon, l'on pouvait encore ignorer le martyre de plusieurs apôtres, qui était arrivé dans des pays éloignés, et duquel on a été informé dans la suite.

Lorsque les incrédules ont voulu raisonner sur la conduite des apôtres, sur les causes du succès de leur prédication, ils se sont trouvés fort embarrassés; ils ont été forcés de leur prêter des qualités incompatibles, et qui jamais n'ont pu se rencontrer ensemble daus la nature humaine. Ils leur ont attribué une ignorance excessive et des ruses impénétrables, une grossièreté sans égale et un projet de politique profonde, une crédulité stupide et une prudence consommée, un intérêt sordide et un courage héroïque, un fanatisme révoltant et un zèle ardent pour la gloire de Jésus-Christ, une scélératesse obstinée et le désir de sanctifier le monde, une aveugle ambition et la soif du martyre. — Ces accusations contradictoires suffisent sans doute pour faire l'apologie des apôtres ; mais si on les examine en détail, ou en voit encore mieux l'absurdité. Quand les apôtres auraient été assez slupides pour se laisser tromper par les miracles, par les apparences de vertu, par les promesses de Jésus-Christ, leur erreur a dû cesser après la mort de. leur maître. S'il n'est pas ressuscité comme il l'avait promis, il est impossible que ses apôtres et tous ses disciples n'aient pas compris qu'il les avait trompés. Quel motif a pu les engager pour lors à braver les travaux, les tourments cl la mort pour établir l'Evangile et pour tout rapporter à la gloire d'un maître qui s'était joué de leur crédulité? Un tel projet choque de front tous les sentiments de l'humanité.— D'ailleurs, il eût été trop lard do former ce projet pendant les quarante jours qui se sont écoulés après la mort du Sauveur, puisque l'on est obligé de supposer que les apôtres ont dérobé son corps dans le tombeau, pour [touvoir publier sa résurrection. Comment espérer qu'un complot, dans lequel il fallait faire entrer tant de personnes, ne serait dévoilé par aucun i\cs complices? Des hommes simples et grossiers, lois que les «poires, sont ordinairement timides el peu susceptibles d'ambition ; s'ils avaient élé dominés par l'intérêt, il» auraient ou plus à gagner en découvrant aux Juif* l'imposture de leurs collègues, qu'eu s'obstinanl à la soutenir

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aux dépens de leur vie. — Enfui, quel esl donc Yinlérét qui a pu engager douze apôtres à demeurer attaches à leur maître après sa mort, s'il n'est pas ressuscité? Dès ce moment ils ont du perdre les espérances que ses promesses leur avaient fait concevoir, ne rien attendre que d'eux-mêmes, ne travailler que pour eux seuls : au contraire, ils persistent à se sacrifier pour lui; ils entreprennent de le faire reconnaître par toute la terre pour le Fils de Dieu, de lui faire rendre hommage par tous les hommes. Quand cela aurait pu leur être utile dans la Judée, où les miracles de Jésus -Christ l'avaient rendu célèbre, cela ne leur servait de rien dans les régions éloignées, où l'on n'avait pas entendu parler de lui. Les a-t-on vus quelque part se faire une fortune, se former un troupeau pour leur utilité, s'attribuer la gloire de leurs succès, jouir tranquillement des respects, de la coi. fiance, des libéralités des fidèles? Saint Jean est le seul qui, dans sa vieillesse, se soit fixé à un siège particulier: tous les autres sont morts dans les travaux, dans les voyages, dans les périls de l'apostolat ; tous ont pu dire comme saint Paul : Si nous n'espérons rien que dans ce monde, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes (/ Cor. xv, 19'.— D'ailleurs, si les apôtres ont été des imposteurs, loin de prendre aucun des moyens propres à déguiser leur imposture, ils ont choisi les plus capables de la dévoiler : des hommes intéressés à tromper auraient supposé des personnages moins connus, des faits moins palpables, des prodiges moins récents, un théâtre moins public.— Il a paru dans le monde un assez grand nombre d'imposteurs, mais ils ne se sont pas conduils comme les apôtres; aucun n'a montré autant de candeur, de d ^intéressement, de zèle, n'a donné des leçons de vertu aussi touchantes, n'a désiré de verser son sang pour confirmer la vérité de sa doctrine, n'a rapporté à Dieu toute la gloire de ses succès.

Indépendamment de l'intérêt qu'avaient les Juifs de découvrir l'imposture des apôtres, s'ils avaient trompé sur un seul fait, d'autres ennemis les auraient démasqués. Il y eut bientôt de faux apôtres, qui altéraient la doctrine de Jésus-Christ : saint Paul et saint Jean s'en plaignent dans leurs lettres; il y eut des Juifs enfêiés,qui, malgré leur foi en Jésus-Christ, voulaient que l'on continuât d'ohsirver les rites mosaïques; il y eut même des aposlais : nous le voyons par les lettres de saint Jean; il se trouva bientôt des philo-ophes qui contestèrent, les uns la divinité de Jésus-Christ, les autres la réalité de sa chair, plusieurs sa naissance miraculeuse, etc. Au milieu de ces disputes, de ces jalousies, de ces intérêts divers, comment ne s'est-il pas trouvé un seul homme qui ait eu ou la bonne foi ou la malice de mettre au jour la fausseté de quelqu'un des faits publiés par les apôtres, surtout du fait le plus essentiel de tous, de la résurrection de Jésus-Chrisi ? — Ils témoignent, dans leurs écrits, qu'ils ont fait des miracles, que c'est

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par là qu'ils ont confirmé leur doctrine, et non par des raisonnements. (l.Cor. u,kt etc.) Si cela n'est pas vrai, l'on ne concevra jamais comment ils ont pu trouver un seul auditeur assez aveugle pour s'attacher à eux. — En un mot, la conduite des apôtres, leurs leçons, leurs succès, leur persévérance dans l'apostolat jusqu'à la mort, la durée de l'édifice qu'ils ont fondé malgré les orages dont il est battu depuis dix-huit siècles, sont autant de preuves démonstratives de la vérité et de la divinité du christianisme.

On donne communément le nom d'apôtre à celui qui le premier a porté la foi dans un pays : c'est ainsi que saint Denis, premier évêque de Paris, est l'apôtre de la France; saint Boniface, Vapôtre de l'Allemagne; le moine saint Augustin, l'apôtre de l'Angleterre ; saint François-Xavier, l'apôtre des Indes. — La mort tragique des apôtres semblait bien propre à rebuter ceux qui seraient tentés de les imiter; mais non, c'a été plutôt un nouvel attrait pour engager des milliers d'hommes à se livrer aux travaux de l'apostolat. Voilà, suivant l'opinion des incrédules, une nouvelle e puce de fanatisme dont il n'y avait jamais eu d'exemple dans le monde.

Il y a eu des temps où le papeétail spécialement appelé l'Apôtre, à cause de sa prééminence en qualité de successeur de saint Pierre. Voy. Sidoine Apollinaire, liv. v:, ép. 4.

Apôtre était encore, dans l'origine de l'Eglise, le titre que l'on donnait à ses envoyés^ ceus qui voyageaient pour ses intérêts. Ainsi saint Paul dit dans son Epîlre aux Romains (xvi, 7) : Saluez Andronicus et Junia mes parents et compagnons de ma captivité, qui sont distingués parmi les apôtbes. C'était aussi le litre qu'on donnait à ceux qui étaient envoyés par quelques Eglises, pour en apporter les collectes et les aumônes des fidèles, destinées à subvenir au besoin des pauvres et du clergé de quelques autres Eglises. C'est pourquoi saint Paul, écrivant aux Philippiens, leur dit qu'EpaphroJite, leur apôtre, avait fourni à ses besoins, c. xi, 25. Les chrétiens avaient emprunté cet usage des synagogues, qui donnaient le même nom à ceux qu'elles chargeaient d'un pareil soin, et celui d'apostolat à l'office charitable qu'ils exerçaient. Mais les apôtres ou envoyés de la synagogue n'ont rien de commun avec ceux de Jésus-Christ.

Apôtre, dans la liturgie grecque, àrcôa:o).of, est un terme usité pour désigner un livre qui contient principalement lesEpîtres de saint Paul, selon l'ordre ou le cours de l'année; car comme ils ont un livre nommé e^or/'/ÉW, qui contient les Evangiles, ils ont aussi un àjr;j.oLj, et il y a apparence qu'il ne contenait d'abord que lesEpîtres de saint Paul; mais depuis un très long temps il renferme aussi les Actes des apôtres, les Epîtres canoniques et l'Apocalypse; c'est pourquoi on l'appelle aussi 7Tfa;a7rooTo>o?, à cause des actes qu'il contient, et que les Grecs nomment irpi&iç. Le nom d'apostolus a été eu

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