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lieu, il est faux que Jésus-Christ ne se soilpas égalé à Dieu; il a dît : Mon père et moi sommes une même chose (Joan. x, 31) ; Celui qui me voit, voit mon Père (xiv, 9); Tout ce qua mon Père est-à moi (xvi, 15); il veut que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père (v, 23). Vouloir êlre honoré comme Dieu, c'est certainement s'égaler à D'eu; tel a été le crime et la folie de tous ceux qui se sont fait rendre les honneurs divins. En second lieu, si Jésus-Christ n'est pas égal à Dieu, où est l'humilité de ne pas y prétendre? En avoir seulement la pensée serait une impiété. En troisième lieu, dans cette hypothèse, saint Paul et les autres apôtres sont des prévaricateurs : ils ont égalé Jésus-Christ à Dieu, puisqu'ils lui ont donné tous les attributs de la Divinité, l'existence avant tous les siècles, la toute-puissance, le pouvoir créateur, la science et la sagesse divine, le nom même de Dieu. Ils ont contredit l'exemple de Jésus-Christ, en exhortant les fidèles à l'imiter.
4° Dès que les nouveaux ariens ont méconnu la divinité de Jésus-Christ, il leur a fallu détruire successivement tous les dogmes du christianisme, la Trinité, l'incarnation, la rédemption des hommes par Jésus- Christ, le péché originel, la nécessité du baptême pour les enfants, l'efficacité des sacrements, les œuvres satisfacloires, etc. Ils ont fait consister la religion chrétienne à croire seulement l'unité de Dieu ; à regarder Jésus- Christ comme un envoyé de Dieu, sans s'informer de ce qu'il est personnellement; à prendre l'Evangile pour règle de foi et de conduite, sauf à l'en endre comme chacun le trouvera bon. C'est le déisme pur. Il n'est pas étonnant que celte licence ait fait éclore tous les systèmes possibles d'incrédulité.
Esl-ce donc là le système sublime de religion que Dieu avait préparé pendant quatre mille ans, pour rétablissement duquel il a opéré tant de prodiges et changé la face de l'univers? Nous ne serons jamais assez insensés pour le croire.
On nous dit aujourd'hui qu'avant le concile de Nicée, la doctrine louchant les trois Personnes divines n'était point encore fixée; que l'on n'avait rien prescrit à la foi des chrétiens sur cet article , ni déterminé les expressions dont on devait se servir en parlant de ce mystère ; que les docteurs chrétiens avaient des sentiments différents sur ce sujet, sansque personnes'enscandilisât, etc. On c:oira peut-être que c'est un socinien qui s'exprime ainsi; non, c'est Mosheim, Hist. ecelés. du ive siècle, iie part., c. 5, § 9. Beausobre lui avait donné l'exemple. Hist. du man., I. m, c. 7. — Cependant Bullus, dans sa Défense de la foi de Nicée, M. Bossuel, dans son sixième Avertissement aux protestants, et d'autres, ont prouvé invinciblement qu'avant le concile de Nicée, les Pères des trois premiers siècles ont professé hautement l'é;ernité du Vrerbe et sa consubstantialité avec le Père. Une preuve positive de ce fait, c'est que jamais Arius ni ses partisans n ont voulu s'en rapporter au juge-
ment des anciens docteurs, et qu'ils prétendaient mieux entendre l'Ecriture que tous ceux qui les avaient précédés. Le patriarche d'Alexandrie, qui avait condamné Arius, le leur reprochait déjà (Théodoret, Hist. ecelés., I. i, c. 4). Us relusèrenl de même, dans le cinquième concile de Conslanlinoplc, sous Théodose, l'an 383, d'être jugés par le sentiment des anciens Pères (Socrate, Hist. ecelés., |. v, c 10). Ils étaient donc bien convaincus que les Pères des trois premiers siècles ne pensaient [ras comme eux, et les catholiques le soutenaient ainsi. Sait-on mieux au xvme siècle qu'au ivc ce qui en est? — D'ailleurs, ou le dogme de l'éternité et de l'égalité parfaite du Verbe avec le Père est clairement et formellement révélé dans l'Ecriture sainte, ou il ne l'est pas. S'il l'est, donc il était cru dans les trois premiers siècles, et on ne pouvait refuser de le croire sans être hérétique; s'il ne l'est point, ce n'est pas plus aujourd'hui un dogme de foi pour les protestants, qu'il ne l'était avant le concile de Nicée, puisqu'ils ne reconnaissent pour dogme de foi que ce qui est clairement et formellement enseigné dans l'Ecriture sainte : ils ne peuvent donc , même aujourd'hui , regarder les sociniens comme des hérétiques. Ce n'est pas sans raison que nous leur reprochons leur connivence avec les ennemis de la divinité de Jésus-Christ.
Nous convenons que l'Eglise n'avait pas encore consacré le mot conSubslantiet pour exprimer ce dogme, mais il ne s'ensuit pas que ce dogme n'était pas encore cru , puisque, l'on exprimait par d'autres termes ce que celui-là signifie, en disant que le Fils ou le Verbe est éternel et parfaitement égal au Père. Si les ariens avaient voulu s'exprimer de même, on ne les aurait pas condamnés.
Mosheim ajou e que si l'on considère les moyens qu'employèrent les nicéniens et les aiiens pour défendre leurs opinions , on est en peine de décider lequel des deux partis excéda le plus les bornes de la probité, de la charité et de la modération, lbid., § 15. — Nous ne relèverons pas l'indécence du nom de nicéniens, donné par mépris aux catholiques; Mosheim pouvait les appeler encore homoousiens , comme faisaient les ariens; mais nous demandons en quoi les calho iques ont violé la probité à l'égard de leurs adversaires. Qoe les ari.nsen général aient été de mauvaise foi , c'est un fait qui nous paraît incontestable ; mais les catholiques ont-ils employé comme eux les équivoques, les expressions captieuses , les fausses protestations de zèle pour le fond du dogme, les fausses promesses de paix, etc., dont se servaient les premiers pourparvenir à leurs fin»? A la vérité Mosheim a trouvé bon d'accuser saint Ambroise et d'autres évéques d'avoir supposé de fausses reliques et de faux miracles pour en imposer aux fidèles et confondre les ariens ; mais cette accusation est-elle prouvée? Quant au défaut de charité, nous ne voyons pas en quoi les catholiques ont été coupables de se défendre tant qu'ils ont pu contre des hérétiques audacieux, violents,
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séditieux, qui abusaient de l'autorité îles empereurs qu'ils avaient séduits, et qui ont fait les plus grands efforts pour anéantir la foi de l'Eglise. Nous lisons que les ariens ont fait beaucoup de mariyrs, mais il n'est écrit nulle part qu'il y en eut parmi eux; il n'est donc pas vrai que les cailioliques aient autant violé les règles de la modération que les ariens. Après soixante ans de tumulte, nous ne pouvons blâmer Théodose d'avoir porté des lois sévères contre ces derniers ; il ne fut pas obligé de rép.indre du sang pour les faire exécuter.
IV. La raison de celte partialité de Mosheim et des protestanis en faveur de Varianisme n'est pas dilficile à découvrir; c'est que l'on a vu au xvie siècle celte hérésie renaître des principes du protestantisme. Dès que Luther e! Calvin eurent posé pour maxime que la seule règle de foi est l'Ecriture sainte entendue comme il plaît à chaque particulier, il se trouva des prédicanls qui pervertirent le sens des passages par lesquels on prouve la distinction des trois Personnes de la sainte Trinité, leur coexistence éternelle, leur égali é parfaite, l'unité de la nature divine ; ainsi , la divinité de Jésus-Christ devint parmi eux un problème. Luther même e!
Calvin ont parlé de ce mystère dans des termes très-capables de faire douter de leur foi. Bist.du Socinianisme, Ve part., c. 3. Plusieurs anabaptistes, sortis de l'école de Luther, prêchèrent Varianisme en Suisse, en Allemagne, en Hollande; Okin et Bucer en jetèrent, sous Edouard VI, les premières semences en Angleterre. Servet voulut l'établir à Genève; Calvin le fit punir du dernier supplice. La crainte de subir le même sort écarta de Genève Gentilis , Blandatra et d'autres, qui soutenaient cette erreur ; ils se retirèrent en Pologne, où ils trouvèrent des protecteurs, et ils y fondèrent des sociétés ariennes. Les dcuxSocin, oncle et neveu, parvinrent à les réunir à peu près dans le même sentiment, et donnèrent ainsi leur nom à toute la secte. Voy. Socinianisme. — Les protestants, honteux de celte postérité sortie de leur sein, ont vainement fait tous leurs efforts pour l'étouffer ; dans toutes les conférences et les disputes qu'ils ont eues avec les sociniens, ceuxci leur ont fait voir qu'avec l'Ecriture sainte seule, on ne les convaincrait jamais d'erreur; et lorsque l'on a voulu employer contre eux la tradition, lesenlimenl des Pères, la croyance constante de l'Eglise chrétienne , i!s ont reproché avec raison aux protestants de contredire le principe fondamental de la réforme, et de recourir à une arme à laquelle ils ont fait profession de renoncer. La voie d'autorité, les lois pénales, les supplices même dont les protestants ont usé plus d'une fois envers les nouveaux ariens, sont une inconséquence encore plus révoltante, puisqu'ils n'ont cessé de se plaindre eux mêmes lorsque les catholiques en ont l'ail usage contre eux. — Aussi tous ces moyens ont-ils produit très-peu d'effet; ils Boni pas empêché les sociniens de pénétrer dans la Transylvanie, dans la Prusse, dans la Basse-Alleoia-
fine, dans la Ho'.lan le et en Angleterre , et de s'y multiplier parmi les différentes sectes qui jouissent de la tolérance civile. Dans le dernier siècle et dans celui-ci , Varianisme mitigé, ouïe semi-arianisme, y a trouvé beaucoup de partisans. — En effel, les nouveaux ennemis de la divinité de Jésus-Chris! ont compris, comme ceux du ive siècle, que Variunismt pur ne pourrait jamais faire fortune ; l'on ne persuadera jamais à ceux qui respectent l'Ecriture sainte, que le Fils de Dieu est une pure créalure, lirée du néant dans le temps, et qui n'existait pas avant la naissance du monde ; encore moins que Jésus-Christ n'est qu'un homme, quoique plus parfait que les autres. Faoste, Socin cl d'autres ont osé le dire, et blâmer le culte rendu à Jésus-Christ ; mais ils onl eu peu de sectateurs sur ce poinl. Ceux d'aujourd'hui ont adopté le semi-arianisme , tel à peu près qu'Êusèbe de Césarée et d'autres le soutenaient; c'est pour cela qu'ils rejettent le nom de sociniens, parce qu'ils ne suivent pas à la rigueur les sentiments de Socin. Ils disent que le Verbe divin a été créé avant toutes choses; quelques-uns même sont allés jusqu'à dire qu'il a été créé de toute éternité; d'autres, sans user du terme de création, disent que les trois Personnes divines sont égales en perfection, mais qu'il y a entre elles une subordination de nature en fait d'existence et de dérivation. Ainsi s'exprime le docteur Clarke, accusé de semi-arianisme. Mosheim, Hist. eccle's. du xvnr siècle, à la fin, note du traducteur anglais. Nous ne sommes pas assr z habiles pour entendre ce que signifient ces ternies. En 1777, l'on a aussi soutenu le semi-arianisme à Genève, dans une thèse publique et dans une brochure intitulée : Dissertatio ttistorico-theoloyica de Clirisli deitule. Les arminiens de Hollande et plusieurs théulogiens anglicans passent pour être dans le même sentiment. Il n'est donc pas étonnant que les protestants, en général, témoignent beaucoup moins d'aversion pour les sociniens que pour les catholiques.
Aux mots Fn.s de Dieu et Jésus-Christ nous prouverons le dogme catholique opposé à toutes ces erreurs.
* Ani-.TOTKI.lENS. Aristoie est , à jiste litre, surnommé le prince des philosophes du nnitimiité. S'il eût, été éclairé îles lumièie> de l'Evangile, il eût poussé irès loin les questions dogmatiques et morales. Malgré les ténèbres «lu paganisme, il sut poser avec tant de lucidité les premiers principes de toutes les sciences, qu'il fut longtemps le seul oracle de l'école. Au moyen âge, les maîtres chrétiens semblaient placer son autorité à côié de celle de l'Evangile : c'est de cet engouement déraisonnable pour la doctrine d'Aristote que sont nés ses sectateurs ardents, connus sous le m>m tVariswiliens. M. Uounelly a parfaitement apprécié l'action du philosophe de SlSgyro sur le christianisme. « Il est unie de recommander, dit-il, à ceux qui veulent connaître les causes et suivie la lilialion des e reurs qui oui déchiré l'Eglise, d'éiudier si, dans les propositions sur Dieu, sur Vâme el sur i' entendement humain, ne se trouvent pas déjà Cachées les objections des philosophes sur la Trinité, la prescience de Dieu el la spiritualité de l'aine; dans les propositions sur la volonté, les opinions de Luther et les subtilités des Jansénistes sur
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la grâce, la liberté cl la prédestination; dans Us propositions sur !e monde, les erreurs de l'astrologie judiciaire, et celle manie de connaître l'avenir par luit de moyens ridicules ; enfin dans les projio-ili ns sur la philosophie et la théologie, les cau-es de cette opposition qu'on a prétendu voir, cl que bien des personnes veulent voir encore, entre la nature et la grâce, la raison et la foi, la loi naturelle et la loi révélée, la philosophie et la théologie.
« Après ces recherches, il fan Ira examiner encore s'il n'y aurait pas quelques restes de ces erreurs aristotéliciennes dans nos livres d'enseignement élémentaire; car c'est une remarque à faire que l'autorité d'Arislolc a étô répudiée en physique, et en médecine, et en astronomie, et dans la plupart des autres sciences : il n'en est plus de tr. ces que dans l'enseignement de la philosophie.
< Nous croyons cette question importante à examiner; car, tomes les fois que l'erreur est dans les intelligences, c'est dans l'enseignement qu'il faut en rechercher les eau es. »
ARMÉE DU CIEL. Voy. Astres.
ARMENIENS considérés par rapport à leur religion. C'est une secte des chrétiens d'Orient, ainsi appelés parce qu'ils habitaient autrefois l'Arménie. — On croit que la foi fut portée dans leur pays par l'apôtre saint Barlhélemi ; mais la tradition commune des arméniens est que la plus grande partie de leur pays fut convertie, au commencement du ive siècle, par saint Grégoire, surnommé 1' I lluminaleur . Ce qu'il y a de certain, c'est qu'au commencement du ive siècle l'Eglise d'Arménie était très-florissante, et que l'arianisme y fit peu de ravages. Mais l'an 535, une grande partie de cette Eglise embrassa les erreurs et le schisme des jacobites ou monophysiles. Les arméniens étaient du ressort du patriarche de Constantinople; ils s'en séparèrent avant le temps de Photius, aussi bien que les Grecs de ce même pays, et composèrent aussi une Eglise nationale, en partie unie à l'Eglise romaine, et en partie séparée d'elle ; car on en distingue de deux sortes, les francs arméniens et les schismaliques. Les francs arméniens sont catholiques et soumis à l'Eglise romaine. Us ont un patriarche à Naksivan, ville d'Arménie, sous la domination du roi de Perse, et un autre à Kaminiek en Pologne. Leur liturgie a été imprimée â Rome dans leur ancienne langue, et on en a une traduction latine, que le P. Lebrun a donnée avec des remarques. Explic. des cérém. de la messe, lom. V, 10' dissert. Les arméniens schismaliques ont aussi deux palriar- < hes, l'un résidant au couvent d'Echmiazin, c'est-à-dire les trois églises, proche d'Erivan, et l'autre à Cis en Cilicie ou Caramanie. — Depuis la conquête de leur pays par Scha- Abbas, roi de Perse, ils n'ont presque point eu de pays ou d'habitation fixe; mais ils se sont dispersés dans quelques parties de l'Europe , particulièrement en Pologne. Leur principale occupation est le commerce, qu'ils entendent très-bien. Le cardinal de Richelieu, qui voulait le rétablir en France, projela d'y attirer grand nombre d'arméniens ; et le chancelier Séguier leur accorda une imprimerie à Marseille, pour multiplier à moins de frais leuFs livies de religion, qui
avant ce temps-là élaient fort rares et fort chers. — Le christianisme s'est conservé parmi eux, mais avec beaucoup d'altération parmi les arméniens schismaliques. Le P. Galanus rapporte que Jean Herrnac, arménien catholique, assure qu'ils suivent l'hérésie d'Eulychès louchant l'unité de nature en Jésus-Christ ; qu'ils croient que le Saint- Esprit ne procède que du Père ; que les âmes des justes n'entrent point dans le paradis, ni celles des damnés en enfer, avant le jugement dernier ; qu'ils nient le purgatoire, relranchent du nombre des sacrements la confirmation et l'cxtréme-onction, accordent au peuple la communion sous les deux espèces, la donnent aux enfants avant qu'ils aient atteint l'âge de raison, et pensent enfin que tout prêtre peut absoudre indifféremment de toutes sortes de péchés ; en sorte qu'il n'es! point de cas réservés, soit aux évêques, soit au pape. Michel Lefèvre, dans son Théâtre dr la Turquie, dit que les arméniens sont inonophysites, c'est-à-dire qu'ils n'admettent en Jésus-Christ qu'une nature composée de la nature divine et de la nature humaine, sans néanmoins aucun mélange. Le même auteur ajoute que les arméniens, en rejetant le purgatoire, ne laissent pas de prier et de célébrer des messes pour les morts, dont ils croient que les âmes attendent le jour du jugement dans un lieu où les justes éprouvent des sentiments de joie dans l'espérance de la béatitude, et les méchants des impressions de douleur dans l'attente des supplices qu'ils savent avoir mérités ; que d'autres s'imaginent qu'il n'y a plus d'enfer, depuis que Jésus-Christ l'a détruit en descendant aux limbes, et que la privation de Dieu sera le supplice des réprouvés ; qu'ils ne donnent plus l'exlrême-onclion depuis environ deux cents ans, parce que le peuple, croyant que ce sacrement avait la vertu de remettre par luimême tous les péchés, en avait pris occasion de négliger tellement la confession, qu'insensiblement elle aurait été tout à fait abolie; que quoiqu'ils ne reconnaissent pas la primauté du pape, ils l'appellent néanmoins dans leurs livres le pasteur universel et vicaire de Jésus-Christ ; qu'ils s'accordent avec les Grecs sur l'article de l'eucharistie, excepté qu'ils ne mêlent point d'eau avec le vin dans le sacrifice de la messe, cl qu'ils s'y servent de pain sans levain pour la consécration, comme les catholiques — Mais il parait que Galanus et Lefèvre attribuent aux arméniens schismaliques des erreurs dont ils ne sont pas coupables, ou du moins qui ne sonl pas communes parmi eux. Le P. Lebrun, avant de rapporter leur liturgie, prouve qu'à l'exception de l'hérésie des monophysiles, on ne peut leur imputer aucune opinion absolument contraire à la croyance de l'Eglise catholique ; qu'ils s'accordent avec nous sur le nombre et sur la nature des sacrements, sur la présence réelle de Jésus- Christ dans l'eucharistie, sur la transsubstantiation, sur le sacrifice de la messe, sur le culte des saints, sur la prière pour les morls, elc. Vainement les protestants ont
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