MORTE
* ASSËMULÉES UELIGIEUSES. Héunion de personnes dans nu but religieux. — Comme on peut se réunir pour différents buts religieux, pour lu prière, pour régler les atlaires d'un diocèse, pour lixer les dogmes de l'hglisc et la discipline générale, de là plusieurs sories d'assemblées religieuses qui uni reçu différent!) noms selon leur objet. Les unes sont tes bvN«'Di.s {Yoy. ce moi) ; les aunes sont les Concilias (Yoy. ce moi). Celles qui se tout dans le temple Bailli pour la célébration îles sainis mystères et de l'ofiice divin retiennent le nom générique d'assemblée* religieuses. Dans toute Boc.éié bien organisée, il ne peut y avoir de réunions publiques sans l'.isseuliuieiit des supérieurs ; c'est à eux a régler loul ce ♦J ii les cou. ci no.
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ÀSSIDEENS ou HAS1DÉENS , secte de Juifs, ainsi nommés du mol hébreu hJiasidim, justes. Les assideens croyaient les œuvres de subrogation nécessaires au salut; ils furent les predéce-seurs des pharisiens, desquels sortirent les esséniens qui enseignaient comme eux que leurs traditions étaient plus parfaites que la loi de Moïse.
Serrarius, jésuite, et Drusius, théologien prolestant, oui écrit l'un contre Pauire louchant les assideens, à l'occasion d'un passage de Joseph, fils de Gorion. Le premier a soutenu que, par le uoiml'assidéens, Joseph entend les esséniens, cl le second a prétendu qu'il entendait les pharisiens. 11 serait facile de concilier ces deux sentiments, en observant qix'assidéens a été un nom générique donné à toutes les sectes des Juif» qui aspiraient à une perfection plus haute que celle qui était prescrite par la loi : tels que les Cinéens, les réchabites, les esséniens, les pharisiens, etc., à peu près comme nous comprenons aujourd'hui sous le nom de religieux et de cénobites tous les ordres el les instituts religieux. Mais tous les assidéois n'étaient pas pharisiens. Brucker, flisl. de la Philos., tome II, p. 7(3.
ASSISTANCE, secours particulier que Dieu accorde a un homme ou à un • société pour les préserver de l'erreur. Quelques théologiens ont cru que ce secours était celui que Dieu a donné à chacun des écrivains sacrés, pour empêcher qu'il ne tombât dans aucune erreur ; tous conviennent que Dieu donne celle assistance à son Egiise, pour la préserver du même danger.
Cetle assistance n'esl point la même chose que la révélaiion et l'inspiration. Yoy. Ecriture sainte.
ASSOMPTION, du latin assumplio, dérivé d'assutnere, prendre, enlever. Ce mot signifiait autrefois en général le jour de la mort d'un saint, parce que son âme est enlevée au ciel.
Assomption, se dit aujourd'hui particulièrement dans l'Eglise romaine d'une fête qu'on y célèbre tous les ans, le 15 d'aoûl, pour honorer la mort, la résurrection, el I entrée triomphante de la sainte Vierge dans le ciel. Elle est encore devenue plus solennelle eu France depuis l'année 1G38 , que le roi Louis Xlll choisit ce jour pour mettre sa personne et son royaume sous la protection de la sainle Vierge ; vœu qui a été renouvelé en 1738 par le roi Louis X.V.
Celle tête se célèbre aussi avec beaucoup de solennité dans les Eglises d'Orient. Cependant Yassompiion corporelle de la Vierge n'est point un article de foi, puisque l'Eglise ne l'a pas décidé, el que plusieurs anciens el modernes en ont doulé. Usuard , qui vivait dans le ix* siècle, dit dans son Martyrologe que le corps de la sainle Vierge ne se trouvant point sur la terre, l'Eglise, qui esl sage en ses jugement! , a mieux aime ignorer avec piété ce que la divine Providence en a fait, que d'avancer rien d'apocryphe ou de mal fondé sur ce sujet : paroles qui se trouvent encore dans le Marlyro-
Ioîtc d'Adon.
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point
cette fête l'Assomption de la sainte Vierge , mais seulement son sommeil, dormitio , c'est-à-dire, la fête de sa mort : nom que lui ont aussi donné les Grecs, qui l'ont désignée lantôt par /«Tâ<Tr«<7iç, trépas ou passage, et tantôt par ^oiavatg, sommeil ou repos. — Néanmoins la croyance commune de l'Eglise est que la sainte Vierge est ressuscitée, et qu'elle est dans le ciel en corps et en âme. La plupart des Pères grecs et latins, qui ont écrit depuis le ive siècle , sont de ce sentiment; et le cardinal Baronius dit qu'on ne pourrait sans témérité assurer le contraire. C'est aussi le sentiment de la faculté de théologie de Paris, qui, en condamnant le livre de Marie d'Agreda, en 1697, déclara qu'elle croyait que la sainte Vierge avait été enlevée dans le ciel en corps et en Ame. Parmi les ornements des églises de Rome, sous le pape Pascal, qui mourut en 82k , il est fait mention de deux, sur lesquels était représentée l'assomption de lasainteViergeenson corps. Il est pailéde cette fête dans les capilulaircs de Charlemagne et dans les décrets du concile de Mayence, tenu en 813. Le pape Léon IV, qui mourut en 855 , institua l'octave de l'Assomption de la sainte Vierge , qui ne se célébrait point encore à Rome. En Grèce, cette fête a commencé beaucoup plus tôt, sous l'empire de Justinien, selon quelques-uns , et selon d'autres sous celui de Maurice , contemporain de saint Grégoire le Grand. André de Crète, sur la fin du vu" siècle, témoigne cependant qu'elle n'était établie que dans quelques églises; mais au xii« elle le fut dans tout l'empire, par une loi de l'empereur Manuel Comnène. Alors l'Assomption était également fêtée dans l'Occident, comme il paraît par la lettre 174 de saint Bernard aux chanoines de Lyon, et par la croyance commune des Eglises , qui tenaient l'assomption corporelle de Marie comme un sentiment pieux, quoique non décidée par l'Eglise universelle. Voy. Vie des Pèr*s et des Martyrs, tom. VIL pag. 323 et suiv.
ASTAROïHou ASTARTÉ, idole des Philistins que les Juifs abattirent par le commandement de Samuel; c'était aussi une divinité des Sidoniens, que Saiomon adora lorsqu'il fut entraîné par ses femmes dans l'idolâtrie.
La plupart des étymologies que l'on a données de ce nom sont fausses ou hasardées. M. de Gébelin pense avec plus de justesse qu'il est formé d'astar, qui, dans les langues orientales, signifie un astre; qu'ainsi astarté est la lune, la reine du ciel, la divinité de la nuit. Allég. orient., p. 50. Chez les Hébreux elle était connue sous le nom de la reine du ciel, chez les Egyptiens c'était Isis, chi z les Arabes Alytta ; les Assyriens l'appelaient Milylta, les Perses Métra, les Grecs Artemis, les Latins Diana. Dans l'Ecriture sainte, Baal et Astaroth sont presque toujours joints ensemble comme deux divinités des Sidoniens; c'est le soleil et la lune. Cic, de Nat. deor., liv. m. TerluL, Apologet., c. 23, etc. M ém de t'Acad. desJnscr., t. LXX1, ui-12, p. 173.