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le premier août 1640, et répandus dans plusieurs provinces d'Allemagne, en Pologne et on Catalogne. Ils vivent en commun, sont dirigés par un président général et par des présidents diocésains; ils s'occupent à former des ecclésiastiques. Les présidents sont soumis aux ordinaires , et ont sous eux des doyens ruraux. Ces degrés de subordination et d'autres usages qu'ils observent , répondent avec succès au but de leur institution. Un curé barthélémite a ordinairement un aide; et si le revenu de sa cure ne suffit pas pour deux , il y est pourvu aux dépens des curés plus riches de la même congrégation. Tous sont engagés par vœu à se secourir mutuellement de leur superflu , sans être privés de la liberté d'en disposer par legs , ou pour assister leurs parents pauvres. — Ce fonds , augmenté de quelques donations, suffit à l'entretien de plusieurs maisons dans quelques diocèses. Quand il y en a trois , la première est un séminaire commun pour les jeunes clercs, où ils étudient les humanités , la philosophie , la théologie et le droit canonique. On n'exige aucun engagement de ceux qui font leurs humanités ; les philosophes promettent de vivre et de persévérer dans l'institut; les théologiens eu font serment. Ils peuvent cependant rentrer dans le monde avec la permission des supérieurs , pourvu qu'ils n'aient pas reçu les ordres sacrés. Les curés et les bénéticiers de l'institut habitent la seconde maison; la troisième est la retraite des invalides de la congrégation. Innocent XI approuva leurs constitutions en 1080. La même année l'empereur Lcopold ordonna que dans ses pays héréditaires ils fussent promus par préférence aux bénéfices vacants ; et le même pape Innocent XI approuva, en 1684, les articles surajoutés à leur règle pour le bien de l'institut.
BAKUCH, prophète, fils de Néri ou Nérias, e.l secrétaire du prophète Jerémie. Ses prophéties sont contenues eu six chapitres ; nous ne les avons plus en hébreu, mais on ne peut pas douter qu'il n'ait écrit en celte langue ; les fréquents hébraïsmes que l'on y trouve le font assez connaître. On eu a deux versions syriaques ; mais le texte grec parait plus ancien.
Josèphe l'historien remarque (Anliq. 1. x, c. 11) que ce prophète était d'une naissance illustre et très-habile dans la langue de son pays. Dans le 11e livre des Mâcha bées, c. n, v. 1 et suiv., les Juifs deJérusalum écrivent à ceux d'Egypte que Jérémie recommanda expressément à ceux qui allaient de Judée dans un pays étranger, de ne pas oublier la loi du Seigneur, ei de ne pas tomber dans l'idolâtrie; c'est en effet l'objet de la lettre de Jérémie aux Juifs de Babylone, qui fut le .vie chapitre de Bnruch.
Mais comme les Juifs n'ont vouiu reconnaître pour livres sacrés que ceux qu'ils avaient eu hébreu , ils n'ont point compris dans leur canon la prophétie de Baruch ; par la même raison elle ne se trouve point dans les catalogues des livres sacrés donnés
par Origène, par Méliton, par saint Hilaire, par saint Grégoire de Nazianze , par saint Jérôme , par Rufin; mais il est à présumer que la plupart l'ont comprise sous le nom de Jérémie, comme ont fait les Pères latins. Le concile jje Laodicée, saint Cyrille de Jérusalem, saint Athanase et saint Epiphane, nomment dans leurs catalogues Jérémie et Baruch. Saint Augustin et plusieurs autres Pères citent les prophéties de Baruch sous le nom de Jérémie, et dans l'Eglise latine , ce qu'on lisait de Baruch dans l'office divin était lu sous le nom de Jérémie. — C'est donc assez mal à propos que les protestants so prévalent de l'opinion des Juifs , du silence des Pères , et du préjugé dans lequel plusieurs ont été au sujet de la prophétie de Baruch ; elle ne contient rien que d'édifiant, qui ne convienne très-bien au caractère d'un vrai prophète et aux circonstances dans lesquelles Baruch se trouvait.
Saint lrénée , Terlullien, saint Cyprien, Eusèbe, saint Ambroise, saint Hilaire, saint Grégoire de Nazianze , saint Basile , saint Cyrille d'Alexandrie, saint Jean Chrysoslome , saint Augustin, saint Bernard et la foule des commentateurs ont regardé comme une prophétie de l'incarnation du Verbe , , ces paroles de Baruch (m, 36) : C'est lui qui est notre Dieu, qui a donné la science à Jacob son serviteur, et à Israël, son bien-aimé. Après cela il a été vu sur la terre et a conversé avec les hommes. Cette pensée leur a paru la même que celle de saint Jean : Le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous. On ne conçoit pas en quel sens le prophète a pu dire que sous l'Ancien Testament Dieu a été vu sur la terre. Lorsqu'il parlait aux patriarches, à Moïse , aux prophètes , il ne se rendait pas visible. Voy. la Préface sur Baruch, Bible d'Avi</non, t. X, p. 421.
BARULLS , hérétiques dont parle Sandérus , qui soutenaient que le Fils de Dieu avait pris un corps fantastique; que les âmes avaient été créées avant la naissance du monde, et avaient péché toutes à la fois. Ces deux erreurs ont été communes à la plupart des sectes qui sont nées au second siècle de l'Eglise. Les philosophes qui eurent connaissance du christianisme, ne purent se résoudre à croire ni la chute du genre humain, par le péché d'Adam , ni les humiliations auxquelles le Fils de Dieu s'est réduit pour la réparer. Voy. Bakdesanistes, Bas.i.ok, etc.
BASILE (saint), évoque de Césarée en Cappadoce et docteur de l'Eglise, qui mourut l'an 379. Dom Garnier et don» Prudent Marand , bénédictins , ont donné une belle édition de ses Olîuvres en grec et en latin, en 3 volumes in-folio, en 1721 et 1730.
Le premier loue contient Y Uexaméron , qui est une explication de l'ouvrage des six jours de la création , treize Homélies sur les psaumes , un Commentaire sur Isaïe , cinq livres contre Eunomius , qui sont une réfutation de l'arianisme. Le second renferme vingt-quatre Homélies sur différents sujets de morale et sur les fêles des marLrs ;
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