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mient chez les Baskirs. Les traces d'une superstition si «rossière deviennent plus faibles depuis l'établissement à Orenbourg d' une école appelée luslilul de
NapliujefT. »
» BATAKS. C'est une peuplade de 1 de de Sumatra • elle croit à l'existence de l'Etre suprême. D'ailleurs ses doctrines n'ont aucun rapport avec notre objet pour les raisons rapportées dans l'article précédent. Nous n'avons cilé ce peuple que parce qu'il se trouve nommé dans quelques éditions de Bergier.
BAYANISME. Voy. Baïanisme.
* BÉATE DE CUENZA, illuminée espagnole. Cette femme se mit, eu 1803, à répandre qu'elle avait des communications intimes avec Jésus-Christ, la sainte Vierge et les saints. Bientôt elle devint le sanctuaire de Dieu et de toute la cour céleste. Elle prit un ton prophétique, annonça la régénération du monde, une nouvelle prédication de l'Evangile, un nouvel apostolat. Les imaginations vives des Espagnols s'émurent; on la crut réellement inspirée. Bientôt la foule lui rendit des honneurs divins, elle la conduisit en procession environnée de cierges allumés : plusieurs ecclésiastiques partageaient la croyance populaire. Il était temps d'arrêter une superstition aussi folle. La sainte inquisition intervint, condamna les rêves de l'illuminée, et l'empêcha de continuer ses extravagances.
BÉATIFICATION, acte par lequel le souverain pontife déclare, au sujet d'une personne dont la vie a été sainte, accompagnée de quelques miracles, etc., qu'il y a lieu de penser que son âme jouit du bonheur éternel, et en conséquence permet aux fidèles de lui rendre nn culte religieux.
La béatification diffère de la canonisation en ce que dans la première le pape n'agit pas comme juge, en déterminant l'état du béatifié, mais seulement en ce qu'il accorde à quelques personnes, comme à un ordre religieux, à une communauté, etc., le privilège de rendre au béatifié un culte particulier, qu'on ne peut regarder comme superstitieux, dès qu'il est muni du sceau de l'autorité pontificale, au lieu que dans la canonisation, le pape parle comme juge, et détermine ex cothedra l'étal du nouveau saint.
La cérémonie de la béatification a été introduite lorsqu'on a pensé qu'il était à propos de permettre à un ordre ou à une communauté de rendre un culte particulier au sujel proposé pour être canonisé, avant que d'avoir une pleine connaissance delà vérité des faits, et à cause de la longueur des procédures qu'on observe dans la canonisation. Voy. Canonisation.
BEATITUDE , état de félicité des saints dans le ciel. Voy. Bonheur éternel. Il n'est pas fort nécessaire de savoir ce que les théologiens de l'école nomment béatitude objective et béatitude formelle.
Béatitudes evangéuqles. On nomme ainsi les huit maximes que Jésus-Christ a placées à la léic du discours qui renferme l'abrégé de sa morale. La montagne sur laquelle3 ou croit qu il le fil, a conservé le nom de Montagne des béatitudes , parce que ces maximes commencent par le mot BBATI. lltunux, dit-il, les pauvres d'esprit, parce (jue le royaume des deux est à eux. L'on comprend que Jésus-Chris', par la pauvreté
d'esprit, entend le détacliemeades richesses . Heureux les caractères doux, parce qu'il* posséderont tous les cœurs ; heureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés; heureux ceux qui ont faim et soif de la justice , parce quils seront rassasiés ; heureux les hommes miséricordieux, parce quils obtiendront miséricorde ; heureux les cœurs purs t parce qu'ils verront Dieu; heureux les pacifiques, parce quils seront appelés enfants de Dieu ; heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice^ parce que le roi/aume des deux leur appartient (Matth. v, 3 et suiv.). — Ces maximes, vérifiées par l'expérience de* saints de tous les siècles, n'ont pas besoin d'apologie ; mais si l'on veut en avoir un commentaire très-éloquent, on n'a qu'à lire l'exorde du sermon de Massillon sur le bonheur des saints. Voy. Conseils évangéli-