‹ Œuvres completes de Bergier (volume 3)Chapitre 111 sur 228 · MOL · texte numérisé non relu

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à se mutiner, on dirait qu'il a usé de collusion avec Moïse pour rendre croyables tous les miracles rappportés dans son histoire. Mais , encore une fois, si la conduite de Moïse était injuste, tyrannique , odieuse , comment n'a-t-il pas été massacré par une nation composéede deux millions d'hommes? Comment les Juifs ont-ils laissé subsister dans son histoire tous les reproches qu'il leur fait? Comment les prêtres n'ont-ils pas au moins effacé tout ce qui est désavantageux à leur tribu? Voilà des questions auxquelles les incrédules n'ont jamais tenté de satisfaire. Quant à la conquête de la Palestine, nous prouvons à l'article Chananéens qu'elle était très-légitime.

Après avoir bien examin'' les miracles, les prophéties, la doctrine, les lois, la conduite de Moïse , qu'exigera-t-on de plus pour être convaincu qu'il état l'envoyé de Dieu, et que les Hébreux n'ont pas pu douter ae sa mission ? Citora-t-on dans le monde un imposteur qui ait su réunir tant de caractères de divinité, un législateur qui ait poussé aussi loin le courage , la patience, la prévoyance, le zèle pour les intérêts de sa nation? 11 n'est pas possible de lire les derniers chapitres du Dcutéronome sans être saisi d'admiration; et quand on ne voudrait pas convenir qu'il a été le ministre de la Divinité, on serait encore forcé de reconnaître que c'était un grand homme. Aussi le peuple pleura sa mort pendant trente jours, et se soumit sans résistance à Josué, qu'il avait désigné son successeur.

MOISSON. Moïse avait ordonné aux Hébreux, lorsqu'ils moissonneraient un champ, de ne pas couper exactement tous les épis, mais d'en laisser une petite partie pour les pauvres et les étrangers, et de leur permettre de glaner (Levit. xxm, 22); c'était une loi d'humanité. Nous en voyons l'exécution dans le livre de Ruth, c. n, v. 7 et suiv., où Booz invite cette femme moabite à glaner dans son champ, et lui fait encore une aumôn\

La moisson de l'orge ne devait se faire qu'après la fête de Pâques, pendant laquelle on offrait au Seigneur la première javelle ; ni celle du froment qu'après la fête de la Pentecô'e, pendant laquelle on devait offrir le premier pain de blé nouveau (Levit. xxm, 10 et 17). Voy. Prémices. Dans la suite, les Juifs ajoutèrent beaucoup de cérémonies à ce qui était ordonné par la loi pour l'ouverture des moissons. Relaud, Antiq. sacrœ vei. Hcbrœorum, p. 234-, 237.

M0L1NISME, système de théologie sur la grâce et sur la prédestination, imaginé par Louis Molina, jésuite espagnol, professeur de théologie dans l'université d'Evora en Portugal. Le livre où il explique ce système, intitulé : Liberi arbitrii cum gratiœ donis, etc., Concordia, parut à. Lisbonne en 15S8 ; il fut vivement attaqué par les dominicains, qui le déférèrent à l'inquisition, en accusant son auteur de renouveler les erreurs des pélagiens et des semi-pélagiens. La cause ayant été portée à Rome, et discutée dans

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