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léguées dans l'assemblée de Constantinople. (Joam. ni, 1). » Le témoignage rendu au
Ce sont les mômes dont les protestants se Sauveur par un des principaux docteurs île
servent encore aujourd'hui. la Synagogue a déplu aux incrédules, ils ont
Il est faux que l'on ait traité comme des cherché à l'affaiblir. Ils ont dit que le disparricides et des traîtres ceux qui refusé- cours adressé par Jésus-Christ à Nicodème rent d'obéir à la décision de Nicée, ni que est inintelligible, qu'il ne lui déclare pas l'on ait sévi contre eux; nous ne voyons nettement sa divinité, qu'il semble que Jédans l'histoire aucun supplice infligé à ce sus n'ait parlé à ses auditeurs que pour leur sujet ; le concile ne décerna point d'autre tendre un piège et les induire en erreur, peine que celle de la déposition contre les Cependant ce discours nous paraît très-inévêques et contre les clercs, et celle de telligible et très-sage. Jésus avertit d'abord l'excommunication contre les laïques : au ce docteur que personne ne peut entrer dans lieu que les empereurs Léon l'Isaurien, le royaume de Dieu s'il ne reçoit une nou- Constantin-Copronvme et Léon IV avaient vellenaissance par l'eau et par le Saint-Esrépandu des torrents de sang pour abolir le prit; c'était une invitation faite à Nicodème culte des imagos, et avaient exercé des cruau- de recevoir le baptême. Jésus compare cette tés inouïes contre ceux qui ne voulaient pas nouvelle naissance aux effets du vent, dont imiter leur impiété. Mosheim lui-même en on entend le bruit sans savoir d'où il vient ; est convenu, et il n'a pas osé condamner ainsi, dit le Sauveur, on voit dans le baptisé avec autant de hauteur que le fait son tra- un changement dont la cause est invisible, ducteur, la conduite des papes qui s'oppo- changement qui consiste à vivre selon Fessèrent de toutes leurs forces à la fureur fré- prit et non selon la chair. 11 ajoute que le nétique de ces trois empereurs. Jamais les témoignage qu'il rend de celte vérité est dicatholiques n'ont employé contre les mé- gne de foi, puisqu'il est descendu du ciel créants les mêmes cruautés que les héréti- pour venir l'annoncer aux hommes; mais, ques, lorsqu'ils se sont trouvés les maîtres, quoique descendu du ciel, il dit qu'il est ont exercées contre les orthodoxes. dans le ciel, v. 13, et nous demandons aux
NICHE. On nomme ainsi, dans l'Eglise soi iniens comment le Fils de l'homme desromaine, un petit trône orné de dorures ou cendu du ciel pouvait encore être dans le d'étoffe précieuse, surmonté d'un dôme ou ciel, s'il n'était pas Dieu et homme. Dieu, d'un dais, et sur lequel on place le saint Sa- continue le Sauveur, a tellement aimé le crement, un crucifix, ou une image de la monde, qu'il lui a donné son Fils unique, afin sainte Vierge ou d'un saint. Il y a bien de que quiconque croit en lui ne périsse point, l'indécence, pour ne rien dire de plus, à mais obtienne la vie éternelle. Il n'a poirt comparer l'usage de porter en procession ces envoyé son Fils pour juger h monde, mais objets de notre dévoiion, avec la coutume pour le sauver. Jésus-Christ pouvait-il révédes idolâtres anciens ou modernes, qui por- 1er plus clairement sa divinité à Nicodème taient aussi en procession dans des niches qu'en lui déclarant qu'il était aussi réelleou sur des brancards les statues de leurs ment Fils de Dieu que Fils de l'homme? S'il dieux ou les symboles de leur culte. C'est n'avait pas été Dieu, pouvait-il sauver le cependant ce que l'on a fait dans plusieurs monde? Il est certain d'ailleurs que les dpcdictionnaires. A-t-on voulu insinuer par là teurs juifs prenaient le mot Fils de Dieu que le culte que nous rendons à la sainte dans toute la rigueur, et qu'ils étaient coneucharistie ou aux saints est de môme es- vaincus par les prophéties que le Messie dépèce, et non moins absurde que celui que vait être Dieu lui-môme Voy. Divinité de les païens rendaient à leurs idoles? Vingt Jésus-Christ.
fois nous avons réfuté ce parallèle injurieux, Il y a eu un Evangile apocryphe sous le toujours répété par les protestants et par nom "de Nicodème; c'était une histoire de la les incrédules. Les prétendus dieux dupa- passion et delà résurrection de Jésus-Christ; ganisme étaient des êtres imaginaires, la mais il n'a commencé à paraître qu'au ivc plupart de leurs simulacres étaient des ob- siècle; il y est dit à la fin qu'il a été trouvé jets scandaleux, et les pratiques de leur par l'empereur Théodose : avant ce tempsculte étaient ou des puérilités ou des inft- là on n'en avait pas entendu^ parler, aussi mies. Jésus-Christ Dieu et homme, réelle- n'en a-t-on fait aucun cas. C'était évidemment présent dans l'eucharistie, mérite cer- ment une narration tirée des quatre évautainement nos adorations; les images des gélistes par un auteur ignorant, qui y avait saints sont respectables à plus juste titre ajouté des circonstances imaginaires. Faque celles des grands hommes, puisqu'elles bricii Codex apocryphus. N. T. p. 21V. Il nous représentent des modèles de vertu, et n'est pas certain que ce faux Evangile so t dans les honneurs que nous leur rendons la même chose que les Actes de Pilate dont
dant la nuit trouver Jésus-Christ pour s'in- et. 15, sans nous apprendre quelles étaient
struire. « Maître, lui dit-il, nous voyons que leurs erreurs. Selon saint lrénée,adi\Z/a,m\,
Dieu vous a envoyé pour enseigner; un lib. i, c. 26, ils tiraient leur origine de Nï-
homme ne pourrait pas faire les miracles colas, l'un des sept diacres de l'Eglise
que vous faites, si Dieu n'était pas avec lui Jérusalem qui avaient été établis par les
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apôtres [Act. vu, 5) : mais les anciens ne conviennent point de la faute par laquelle il avait donné naissance à une hérésie. Les uns disent que, comme il avait épousé une très-belle femme, il n'eut pas le courage d'en demeurer séparé, qu'il retourna avec elle après avoir promis de vivre dans la continence, et qu'il chercha à pallier sa faute par des maximes scandaleuses. D'autres prétendent que, comme il était accusé de jalousie et d'un attachement excessif à cette femme, pour dissiper ce soupçon, il la conduisit aux apôtres et offrit de la céder a quiconque voudrait l'épouser; ainsi le raconte saint Clément d'Alexandrie, Strom., 1. ni, c. k, p. 522 et 523 : il ajoute que Nicolas était très-chaste et que ses filles vécurent dans la continence, mais que des hommes corrompus abusèrent d'une doses maximes, savoir qu'il faut exercer la chair, par laquelle il entendait qu'il faut la mortifier et la dompter. Plusieurs enfin ont pensé que ni l'un ni l'autre de ces faits ne sont probables, mais qu'une secte de gnostiques débauchés affecta d'attribuer ses propres erreurs à ce disciple des apôtres, pour se donner une origine respectable. Quoi qu'il en soit, saint Irénée nous apprend que les nicolaïtes élaienl une secte do gnostiques qui enseignaient les mômes erreurs que les cérinthiens, et que saint Jean les a réfutés les uns et les autres par le commencement de son Evangile, adv. Hœr., 1. ni, c. 11. Or, une des principales erreurs de Cérinthe était de soutenir que le Créateur du monde n'était pas le Dieu suprême, mais un esprit d'une nature et d'une puissance inférieures; que le Christ n'était point le fils du Créateur, mais un esprit d'un ordre plus élevé qui était descendu dans Jésus, tils du Créateur, et qui s'en était séparé pendant la passion de Jésus. Voy. Cérinthiens. Saint Irénée s'accorde avec les autres Pères de l'Eglise en attribuant aux nicolaïtes les maximes et la conduite des gnostiques débauchés. Voy. les Dissert, de D. Massuet sur saint Irénée, pag. CG et 67. Coccôius, Hoffman, Vitringa e» d'autres critiques protestants ont imaginé que le nom des nicolaïtes a été forgé pour désigner une secte qui n'a jamais existé; que dans l'Apocalypse ce nom désigne en général des hommes adonnés à la débauche et à lu volupté; que saint Irénée, saint Clément d'Alexandrie et les autres anciens Pères ont été trompés par de fausses relations. Mosheim, dans ses Dissert, sur VHist. ecclés., tom. I, p. 395, a réfuté ces critiques téméraires; il a fait "voir qu'il n'y a aucune raison solide de suspecter le témoignage des anciens Pères, que toutes les objections que l'on a faites contre l'existence de la secte (les nicolaïtes sont frivoles. 11 blAme en général ceux qui atfectcnt d'accuser les Pères de crédulité, d'imprudence, d'ignorance, de défaut de sincérité ; il craint que ce mépris déclaré à l'égard des personnages les plus respectables ne donne lieu aux incrédules de regarder comme fabubuse toute l'histoire des premiers siècles du christianisme.
Nous voyons aujourd'hui que cette crainte est très-bien fondée, et il serait à souhaiter que Mosheim lui-môme se fût toujours souvenu de cette réflexion en écrivant sur l'histoire ecclésiastique. Voy. Pères.
Vers l'an 852, sous Louis le Débonnaire, et dans le xr siècle, sous le pape Urbain 11, l'on nomma nicolaïtes les prêtres, diacres et sous-diacres, qui prétendaient qu'il lei.r était permis de se marier, et qui vivaient d'une manière scandaleuse; ils furent condamnés au concile de Plaisance, l'an 1095. De M.irca, t. X ConciL, p. 195.
NOACHIDES. Voy. Noé.
NOCES, festin que l'on fait à la célébration d'un mariage. Jésus-Christ daigna honorer de sa présence les noces de Cana, pour témoigner qu'il ne désapprouvait point la joie innocente à laquelle on se livre dans cette occasion; il y fit le premier de ses miracles, et y changea l'eau en vin. Voy. Cana. A son exemple, les conciles et les Pères de l'Eglise n'ont point blAmé la pompe et la gaieté modestes que les fidèles faisaient paraître dans leurs noces; mais ils ont toujours ordonné d'en bannir toute espèce d'excès, et tout ce qui ressentait encore les mœurs païennes. « Il ne convient point, dit le concile de Laodicée, aux chrétiens qui assistent aux noces, de se livrer à des danses bruyantes et lascives, mais d'y prendre un repas modeste et convenable à leur profession. » Saint Jean Chrysostome a déclamé plus d'une fois contre les désordres auxquels plusieurs chrétiens se livraient dans cette circonstance. Bingham, Orig. ecclés., 1. xxu, c. 4, § 8. Plusieurs conciles ont défendu aux ecclésiastiques d'assister aux festins des noces; d'autres leur ont seulement ordonné de se retirer avant la fin du repas, lorsque la joie devient trop bruyante. Dans les paroisses de la campagne, plusieurs pasteurs ont coutume d'assister aux noces, lorsqu'ils y sont invités, parce qu'ils sont sûrs que leur présence contiendra les conviés, et fera éviter toute espèce d'indécence. Ceux qui ont des paroissiens moins dociles et moins respectueux, s'en absentent, afin de ne pas paraître approuver ce qui peut y arriver de contraire au bon ordre. Les uns et les autres sont louables dans leurs motifs et dans leur conduite, selon les circonstances.
Noces (secondes). Voy. Bigames.
NOCTURNE. Voy. Heures canoniales.
NOÉ, patriarche célèbre dans le premier âge du monde, à cause du déluge universel dont il fut sauvé avec sa famille, et parce qu'il a été la seconde tige de tout le genre humain. Voy. Déluge. Ses premiers descendants ont été appelés noachides.
Les incrédules, qui se sont fait un mérite de trouver quelque chose à reprendre dans l'Ecriture sainte, ont proposé plusieurs objections contre l'histoire de ce patriarche.
1° Dans la Genèse, c. vin, v. 20, il est dit que Noé sortit de l'arche, offrit un sacrifice au Seigneur, et que Dieu le reçut en bonne odeur. Par cette expression, disent nos cen-
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seurs, ii paraît que Moïse a été dans la même opinion que les païens, qui pensaient que leurs dieux se nourrissaient de la fumée des victimes brûlées à leur honneur, et que celte odeur leur était agréable. C'a été aussi le sentiment des anciens Pères; ils ont cru (pie les dieux des païens étaient des démons avides de celte fumée; opinion coniraire à la spiritualité de Dieu et des anges, injurieuse à la majesté divine, et qui règne encore chez les idolâtres modernes. C'est par le même préjugé que l'on a brûlé de l'encens et des parfums à l'honneur de la Divinité. Mais une méaphore commune à toutes les langues ne peut pas fonder une objection fort solide; il ne faut pas prêter aux auteurs sacrés les erreurs des païens, lorsqu'ils ont professé formellement les vérités contraires à ces erreurs ; or, Moïse et les prophètes ont enseigné clairement que Dieu est un pur Esprit, qu'il est présent partout, qu'il n'a besoin ni d'offrande ni de victimes, que le seul culte qui lui soit agréable, ce sont les sentiments du cœur (G en. vi, 3; Num. xvi, 22; Ps. xv, 2; xlix, 12; Isai. i, M ; Jerem. vu, 22, etc.). Le passage que l'on nous objecte, signifie seulement que Dieu agréa les sentiments de reconnaissance et de respect que Noé lui témoigna par son sacrifice. Voy. Sacrifice. Ceci n'a donc rien de commun avec les folles imaginations des païens; lorsque les Pères ont argumenté contre eux, ils ont pu raisonner d'une manière conforme aux préjugés du paganisme, sans les adopter. L'opinion touchant le goût des démons pour les sacrifices était suivie par les philosophes; Lucien, Plutarque, Porphyre, l'ont enseignée, nous ne voyons pas pourquoi les Pères auraient dû la combattre. Voy. Démon.
2° Gen., c. ix, v. 10, Dieu dit à Noé : Je vais faire alliance avec vous, avec votre postérité et avec tous les animaux. De là un philosophe moderne a conclu que l'Ecriture attribue de la raison aux bêtes, puisque Dieu fait alliance avec elles ; il se récrie contre le ridicule de ce trait. Quelles en ont été, dit-il, les conditions? Que tous les animaux se dévoreraient les uns les autres, qu'ils se nourriraient de notre sang et nous du leur; qu'après les avoir mangés nous nous exterminerions avec rage. S'il y avait eu un tel pacte, il aurait élé fait avec le diable. Pour sentir l'absurdité de cette tirade, il sufiit de lire le texte : Je vais faire avec vous une alliance en vertu de laquelle je ne détruirai plus les créatures vivantes par les eaux du déluge. Ici le mot alliance signifie simplement promesse; Dieu, pour gage de la sienne, fait paraître l'arc-en-ciel. Nouveau sujet de censure. « Remarquez, dit le philosophe, que l'auteur de l'histoire ne dit pas j'ai mis, mais je mettrai; cela suppose que, selon son opinion, l'arc-en-ciel n'avait pas toujours existé, et que c'était un phénomène surnaturel. 11 est étrange de choisir le signe de la pluie pour assurer que l'on ne sera pas noyé. » Etrange ou non, la promesse se vérifie depuis quatre mille ans.
Moïse dit formellement, j'ai mis mon arc dans les nuées; le texte est ainsi rendu par le samaritain, par les versions syriaque et arabe : les Septante portent : je mets mon arc dans les nuées : ainsi la critique du philosophe et fausse à tous égards. Pourquoi un phénomène naturel n'aurait-il pas pu servir à rassurer les hommes?
3° Dans le môme chap., v. 19, il est dit que toute la terre fut repeuplée par les trois enfants de Noé. Cela est impossible, disent nos philosophes modernes ; deux ou trois cents ans après le déluge, il y avait en Egypte une si grande quantité de peuple, que vingt mille villes n'étaient pas capables de le contenir. Il y en avait sans doute autant à proportion dans les autres contrées; comment tros mariages ont-ils pu produire cette population prodigieuse? Nous répondrons à cette question, lorsque l'on aura prouvé cette prétendue population de l'Egypte. Ce royaume ne contient pas aujourd'hui mille villes, et l'on veut qu'il y en ait eu vingt mille deux ou trois siècles après ie déluge. L'air de l'Egypte fut toujours très-mal sain à cause des inondations du Nil et des chaleurs excessives ; il l'était encore davantage avant que l'on eût fait des travaux immenses pour creuser des canaux et le lac Mœris, pour faciliter l'écoulement des eaux, pour élever les villes audessus du niveau des inondations ; les hommes y ont toujours vécu moins longtemps qu'ailleurs. L'Egypte ne fut jamais excessivement peuplée que dans les fables. Les incrédules ont eu beau faire, ils n'ont encore pu citer aucun monument de population ni d'industrie humaine antérieure au déluge. Vainement ils ont eu recours aux histoires et aux chronologies des Chinois, des Indiens, des Egyptiens, des Chaldéens, des Phéniciens ; il est démontré aujourd'hui qu'en faisant attention aux différentes manières de calculer les temps dont ces peuples se sont servis, toutes se concilient, datent à peu près de la même époque, et ne peuvent remonter plus haut cjue le déluge. Voy. Monde (Antiquité du).
h° Ils ont dit que l'histoire de Noé endormi et découvert dans sa tente, la malédiction orononcée contre Chanaan pour le punir de a faute de Cham son père, est une fable brgée par Moïse, pour autoriser les Juifs 5 dépouiller les Chananéens, et à s'emparer de leur pays; que cette punition des enfants pour les crimes de leur père est contraire à toutes les lois de la justice; que la postérité de Cham n'a pas été moins nombreuse que celle de ses frères, puisqu'elle a peuplé toute l'Alrique. Mais ces savants critiques n'ont pas vu que Moïse attribue aux descendants île Japhet les mêmes droits sur les Chananéens qu'à la postérité de Sem, puisque Noé assujettit Chanaan à tous les deux (Gen. ix, 25] ; les Juifs descendus de Sem ne pouvaient donc en tuer aucun avantage. Moïse les avertit que Dieu a promis à leurs Pères de leur donner la Palestine, et de punir les Chananéens, non
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du crime de Ghana, mais de leurs propres crimes (Lcrit. xvm, 25; Deut. ix, V, etc.). Il leur défend de retourner en Egypte, et de conserver de la haine contre les Egyptiens, quoique ceux-ci fussent descendants de Cham (Dent, xvm, 16; xxni, 7). Au reste, la malédiction de Noé est une prédiction, et rien de plus. Voy. Imprécation. La postérité nombreuse de Cham ne prouve rien contre coite prédiction, puisqu'elle ne tombait pas sur lui, mais sur Chanaan son fils; Dieu avait béni Cham au sortir de l'arche (Gen. ix, 1). Si l'on veut se donner la peine de lire la Synopse des critiques sur le chapitre x, ou la Bible de Chais, on v rra que la prophétie de Noé a été exactement accomplie dans tous ses points.
Mais pourquoi ce patriarche dit-il : Béni soit le Seigneur Dieu de Sem; n'était-il pas aussi le Dieu de Cham et de Japhet? Il l'était, sans doute, mais Noé prévoyait que ta connaissance et le culte du vrai Dieu s'éteindraient dans la postérité de ces deux derniers, au lieu qu'ils se conserveraient dans une branche considérable des descendants do Sem, dans Abraham et dans sa postérité ; cetle bénédiction est relative à celle que Dieu donna à ce dernier, environ quatre cents ans après (Gen. xn, 3, etc.). Les rabbins prétendent que Dieu donna à Noé et à ses enfants des préceptes généraux qui sont un précis de la loi de nature, et fini obligent tous les hommes ; qu'il leur defen it ridol.lrie, le blasphème, le meurtre, l'adultère, le vol, l'injustice, la coutume barbare de manger une partie de la chair d'un animal encore vivant. Mais cette tradition rabbinique n'a aucun fond ment, l'Ecriture sainte n'en parle point. Dieu avait suffisamment enseigné aux hommes la loi de nature, môme avant le déluge ; Noé en avait instruit ses enfants par ses leçons et par son exemple ; la rigueur avec laquelle Dieu venait d'an punir la violation était pour eux un nouveau motif de l'observer.
NOËL, fête de la naissance de Notre-Scigneur Jésus-Christ, qui se célèbre le 25 décembre. On ne peut pas douter que cette fête ne soit de la plus haute antiquité, surtout dans les Eglises d'Occident. Quelques auteurs ont dit qu'elle avait été instituée par le pape Télesphore, mort l'an 138 ; qu'au ive siècle le pape Jules Ier, à la prière de saiiit Cyrille de Jérusalem, lit faire des recherches exactes sur le jour de la Nativité du Sauveur, et que l'on trouva qu'elle était arrivée le 25 de décembre; mais ces deux faits ne sont pas assez prouvés. Saint Jean Chrysostome, dans une homélie sur la naissance de Jésus-Christ, dit que cette fête a été célébrée dès le commencement, depuis ia T h race jusqu'à Cadix, par conséquent dans tout l'Occident, et il n'y a aucune preuve que dans cette partie du monde le jour en ait jamais été changé.
Il n'y a eu de variation que dans les Eglises orientales. Quelques-unes la célébrèrent d'abord au mois de mai ou au mois d'avril, d'autres au mois de janvier, et la confondi-
rent avec l'Epiphanie; insensiblement olles reconnurent que l'usage des Occidentaux était le meilleur, elles s'y conformèrent. En effet, selon la remarque "de saint Jean Chrysostome , puisque Jésus-Christ est né au commencement du dénombrement que fit faire l'empereur Auguste, on ne pouvait savoir ailleurs mieux qu'à Rome la date précise de sa naissance, puisque c'était là qu'étaient conservées les anciennes archives de l'empire. Sa nt Grégoire de Nazianze, mort l'an 398, Serm. 58 et 59, distingue très-clairement la fête de la Nativité, de Jésus-Christ, qu'il nomme Tkéophanie, d'ateç l'Epiphanie, jour auquel il fut adoré par les mage* et reçut le baptême. Voy. Epiphanie. Bingham, Oriq. ecclés., 1. xx, chap. k, § k ; Thomassin, Traité des fêtes, liv. n, chap. 6 ; Benoit XIV, de Festis Christi, c. 17, n. i5, etc. L'usage de célébrer trois messes dans cette solennité, l'une à minuit, l'autre au point du jour, la troisième le matin, est ancien, et il avait autrefois lieu dans quelques autres fêtes principales. Saint Grégoire le Grand en parle, Nom. 8 in Evang., et Benoît XIV a prouvé par d'anciens monuments, qu'il remonte plus haut que le vie siècle. Dans les bas siècles, la coutume s'introduisit en Occident de représenter le mystère du jour par des personnages ; mais insensiblement il se glissa des abus et des indécences dans ces représentations, et l'on reconnut bientôt qu'elles ne convenaient pas à la gravité de l'ollice divin ; on les a retranchées dans toutes les églises. On a seulement conservé dans quelques-unes ce que l'on nomme l'office des Pasteurs ; c'est un répons entre les enfants de chœur et le clergé, qui se chante pendant les laudesïwanl le cantique Benedictus, et l'on se contente déjouer sur l'orgue l'air des cantiques en langue vulgaire, nommés noëls, qui se chantaient autrefois par le peuple. On ne peut guère douter que ce nom de Noël, donné à la fête, ne soit un abrégé d'Emmanuel. Voyez ce mot.
NOÉTiENS, hérétiques, disciples de Noët, né à Smyrne, et qui se mit à dogmatiser au commencement du me siècle. Il enseigna que Dieu le Père s'était uni à Jésus-Christ homme, était né, avait souffert, et était mort avec lui ; il prétendait, par conséquent, que la même Personne divine était appelée tantôt le Père et tantôt le Fils, selon le besoin et les circonstances : c'est ce qui fit donner à ses partisans le nom de patripassiens, parce qu'ils croyaient que Dieu le Père avait souffert. Ce même nom fut aussi donné aux sectateurs de Sabellius, mais dans un sens un peu différent. Voy. Patripassiens. Il ne parait pas que l'hérésie des noétiens ait fait de grands progrès; elle fut solidement réfutée par saint Hippolyte de Porto, qui vivait dans ce temps-là. Beausobre, dans son Histoire du Manichéisme, t. I, p. 535, a prétendu que saint Hippolyte et saint Epiphane ont mal entendu et mal rendu les opinions de Noët, qu'ils lui ont attribué }«ar voie de conséquence une erreur qu'il n'enseignait pas. Mais Mo.sheim, Hist. christ., sœc. ni, § 32, p. 686, a
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fait voir que ces deux Pères de l'Eglise n'ont pas eu tort ; que Noët détruisait par son système la distinction des Personnes de ia sainte Trinité, et qu'il prétendait que l'on ne pouvait pas admettre trois Personnes sans admettre trois Dieux.
Le traducteur de V Histoire ecclésiastique de Mosheim, toujours plus outré que son auteur, dit que ces controverses au sujet de la sainte Trinité qui avaient commencé dans le i" siècle, lorsque la philosophie grecque s'introduisit dans l'Eglise, produisirent différentes méthodes d'expliquer une doctrine qui n'est susceptible d'aucune explication. Hist. eccle's. du m' siècle, 11e partie, c.5, § 12. Cette manière de parler ne nous parait ni juste ni convenable. 1° Elle donne à entendre ou que les pasteurs de l'Eglise ont eu tort de convertir des philosophes, ou que ceuxci en se faisant chrétiens ont dû renoncer à toute notion de philosophie; 2° que ce sont les Pères qui ont cherché de propos délibéré des explications de nos mystères, et qu'ils n'ont pas été forcés par les hérétiques à consacrer un langage fixe et invariable pour exprimer ces dogmes. Double supposition fausse. En effet, parmi les philosophes devenus chrétiens, il y en a eu de deux espèces. Les uns, sincèrement convertis, ont subordonné les notions et les systèmes de philosophie aux dogmes révélés et aux expressions de l'Ecriture sainte ; ils ont reetilié leurs opinions philosophiques par la parole de Dieu. En quoi sont-ils blâmables d'avoir introduit la philosophie grecque dans l'Eglise ? Les autres, convertis seulement à l'extérieur, ont voulu plier les dogmes du christianisme sous le joug des idées philosophiques, les ex; liquer à leur manière, et ont ainsi enfanté les hérésies. Il a donc fallu que les premiers, pour défendre les vérités chrétiennes, se servissent des mômes armes dont on se servait pour les attaquer, opposassent des explications vraies et orthodoxes aux explications fausses et erronées des hérétiques ; leur attribuerons-nous le mal qu'ont fait ces derniers? Telle est l'injustice des pi otestantset des incrédules ; mais leur entêtement est trop absurde pour qu'on puisse le leur pardonner. Voy. Philosophie.
NOHESTAN, est le nom qu'Ezéchias, roi de Juda, donna au serpent d'airain que Moïse avait fait élever dans le désert ( Num., xxi, 8 ). Ce serpent s'é'ait conservé parmi les Israélites jusqu'au règne de ce pieux roi, par conséquent pendant plus de sept cents ans. Comme le peuple superstitieux s'était avisé de lui rendre un eulte, Ezéchias le fit briser et lui donna le nom de Nohestan, parce qu'en hébreu fahas eu nahasch signitie de l'airain et un serpent ; et tan, un monstre , un grand animal ( IV Reg. xxxvui, h ). Ainsi le prétendu serpent d'airain que l'on montre à Milan dans le trésor de l'église de Saint-Ambroise ne peut pas être celui que Moïse avait lait faire.
NOM. Ce mot a plusieurs sens différents dans l'Ecriture sainte. Il est dit ( Levit. xxiv, ilj, qu'un homme avait blasphémé le nom,
c'est-à-dire le nom de Dieu. Or, le nom de Dieu se prend pour Dieu lui-même; ainsi louer, invoquer, célébrer le nom de Dieu, c'est louer Dieu. Croire au nom duFils unique de • de Dieu ( Joan. m, 18 ), c'est croire en Jésus- Christ. Dieu défend de prendre son nom en vain, ou de jurer faussement. Il se plaint de ce que la nation juive a souillé et profané ce saint nom, fornicata est in nomine meo (Ezech. xvi, 15 ), parce qu'elle l'a donné à de faux dieux. Parler au nom de Dieu ( Deut. xvm, 19 ), c'est parler de la part de Dieu et par son ordre exprès. Dieu dit à Moïse ( Exoa. xxm, 11) ), je ferai éclater mon nom devant vous, c'est-à-dire ma puissance, ma majesté. Il dit d'un ange envoyé de sa part, Mon nom est en lui, c'est-à-dire il est revêtu de mon pouvoir et de mon autorité. Nous lisons que Dieu a donné à son Fils un nom supérieur à tout autre nom ( Philipp. n, 9 ), ou une puissance et une dignité supérieures à celles de toutes les créatures. Il n'y a point d'autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés ( Act. iv , 12 ) ; c'est-à-dire qu'il n'y a point d'autre Sauveur que lui. Marcher au nom de Dieu ( Mich. iv, 5), c'est compter sur le secours et la protection de Dieu. Le nom est quelquefois pris pour la personne ; dans ce sens, il est dit (Apoc. m, k ) : Vous avez peu de noms à Sardes qui n'aient pas souillé leurs vêtements. Il signifie la réputation (Cant. i, 2 ) : votre nom est comme un parfum répandu. Dieu dit à David, je vous ai fait un grand nom ; je vous ai donné beaucoup de ce, ébrité. Imposer le nom à quelqu'un , est une marque de l'autorité que l'on a sur lui ; le connaître par son nom, c'est vivre en société familière avec lui; susciter le nom d'un mort, c'est lui donner une postérité qui fasse revivre son nom : Dieu menace, au contraire, d'effacer le nom des méchants pour toujours, ou d'abolir h jamais leur mémoire.
Quelques hébraïsants prétendent que le nom de Dieu ajouté à un autre désigne simplement le superlatif; qu'ainsi les auteurs sacrés disent des montagnes de Dieu pour dire des montagnes fort hautes, des cèdres de Dieu pour des cèdres fort élevés, un sommeil de Dieu pour un sommeil profond, une frayeur de Dieu pour une extrême frayeur, des combats de Dieu pour de forts et violents combats, etc. D'autres pensent que ces manières de parler ont une énergie différente du super atif , et qu'elles expriment l'action immédiate de Dieu ; que les montagnes et les arbres de Dieu sont les montagnes que Dieu a formées et les arbres qu'il a fait croître sans le secours des hommes; que le sommeil et la frayeur de Dieu expriment un sommeil et une frayeur surnaturelles ; que les combats de Dieu sont ceux dans lesquels on a reçu un secours extraordinaire de Dieu, etc. Nemrod est a; pelé grand et fort chasseur devant le Seigneur (Gcn. x, 9', parce que sa force paraissait surnaturelle. Dans Isaie, c. xxvn.i, v.2, le roi d'Assyrie est nommé fort et robuste au S igneur, ou plutôt par le Seigneur, parce que Dieu voulait
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se servir de sa puissance pour châtier les Israélites. Cette habitude des Hébreux d'attribuer a Dieu tous les événements, démontre leur foi et leur attention continuelle à la providence.
Il y a une dissertation de Buxtorf sur les divers noms donnés à Dieu dans l'Ecriture sainte, et qui est placée à la tête du Dictionnaire hébraïque de Robertson ; il y est parlé principalement du nom Jéhovah. Voyez cet article. Quant aux conséquences que les rabbins tirent de ces noms par le moyen de la cabale, ce sont des rêveries puériles et absurdes. Il suffit de remarquer, 1° que dans le style de l'Ecriture sainte, être appelé de tel nom, signitie être véritablement ce qui est exprimé par ce nom, et en remplir toute l'énergie par ses actions. Lorsque Isaïe dit, en parlant du Messie, c. vu, v. 14, il sera nommé Emmanuel; c. ix, v. 6, il sera appelé l'admirable, le Dieu fort, etc.; c'est comme s'il y avait, il sera véritablement Dieu avec nous, admirable, Dieu fort, etc. Jcrem., c. xxiil, v. 6 : « Voici le nom qui lui sera donné, le Seigneur est notre justice ; » c'est-à-dire il sera le Seigneur et il nous rendra justes. Matlh., c. i, v. 21 : « Vous le nommerez Jésus, parce qu'il sauvera son peuple. » — 2° Le nom Elohim, quoique pluriel, donné à Dieu, n'exprime point la pluralité, mais le superlatif; il signifie le Très-Haut; c'est pour cela qu'il est toujours joint à un verbe ou participe singulier. Ainsi, dans le v. 1 de la Genèse, « Au commencement, Dieu (Elohim) créa le ciel et la terre, » il n'est point question de plusieurs dieux, comme ont voulu le persuader quelques incrédules, puisque le verbe créa est au singulier. Souvent il est joint au nom Jéhovah, nom de Dieu propre et incommunicable , Jéhovah Elohim ; alors il paraît signifier ou Jéhovah, le Très-Haut, ou le seul des dieux qui existe véritablement. Voy. Jéhovah.
Nom de Jésus. « Jésus-Christ s'est humilié, dit saint Paul, et s est rendu obéissant jusqu'à mourir sur une croix ; c'est pour cela que Dieu l'a exalté et lui a donné un nom supérieur à tout autre nom, atin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers (Philipp. n, 8). » Autrefois nos pères, fidèles à la leçon de saint Paul, ne prononçaient jamais le saint nom de Jésus, sans donner une marque de respect; il est fâcheux que cette louable coutume se soit perdue parmi nous. Saint Jean Chrysostome se plaignait déjà de ce que le nom de Dieu était prononcé parles chrétiens avec moins de respect que par les Juifs ; on pourrait dire aujourd'hui que nous le prononçons avec moins de piété que les païens.
C'est au nom de Jésus-Christ que les apôtres opéraient des miracles; c'est à lui qu'ils rapportaient toute la gloire de leurs succès (Act. m, iv et vm, etc.) : preuve évidente que ce n'étaient ni des imposteurs qui agissaient pour leur propre intérêt , ni des nommes crédules abusés par de fausses promesses. Dans plusieurs diocèses on célèbre , le îi janvier, une fête ou un office particulier à
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l'honneur du saint nom de Jésus, parce que, le premier jour de ce mois est entièrement consacré au mystère de la circoncision.
Nom de Marie, fête ou office qui se célèbre surtout dans les églises d'Allemagne, le dimanche dans l'octave de la Nativité de la sainte Vierge, en mémoire de la délivrance de la ville de Vienne, assiégée par les Turcs en 1G83. Ce monument de piété et de reconnaissance fut institué par le pape Innocent XI ; mais on ne l'a pas adopté en France, à cause de l'opposition des intérêts politiques qui se trouvaient alors entre la France et l'empire.
Nom de baptême. L'usage observé parmi les chrétiens de prendre au baptême le nom d'un saint qu'on choisit pour patron, est très-ancien. Non-seulement il en est parlé dans le Sacramentaire de saint Grégoire et dans l'Ordre romain , mais saint Jean Chrysostome reprend les chrétiens de son temps, qui, au lieu de donner à un enfant le nom d'un saint, comme faisaient les anciens, usaient d'une pratique superstitieuse dans le choix de ce nom. Hom. 13, in Ep. ad Cor.
Thiers, dans son Traité des superstitions, t. II, 1. i, c. x, expose en détail toutes celles que l'on peut commettre à ce sujet; il cite les décrets des conciles qui les ont défendues, et montre l'absurdité de tous ces abus. Il relève avec raison le ridicule des protestants, qui affectent de prendre au baptême le nom d*un personnage de l'Ancien Testament, plutôt que le nom d'un apôtre ou d'un martyr. La .sainteté de ces derniers est-elle plus douteuse que celle des patriarches, ou sont-ils moins dignes de nous servir de modèle ? Si le choix du nom d'un saint est une espèce de culte que nous lui rendons, est-il moins permis d'honorer les saints de la loi nouvelle que ceux de l'ancienne loi.
NOMBRES. Le livre des Nombres est le quatrième du Pentateuque ou des cinq livres écrits par Moïse. H renferme l'histoire de 38 à 39 ans que les Israélites passèrent clans le désert; ce qui avait précédé est rapporté dans l'Exode, et ce qui suivit jusqu'à l'entrée de ce peuple dans la Palestine , se trouve dans le Deutéronome. Il est écrit en forme de journal ; il n'a pu l'être que par un auteur témoin oculaire des marches, des campements, des actions que les Hébreux firent dans cet intervalle. On l'a nommé le livre des Nombres, parce que les trois premiers chapitres contiennent les dénombrements des différentes tribus de ce peuple, mais les chapitres suivants renferment aussi un grand nombre de lois que Moïse établit pour lors, et la narration des guerres que les Israélites eurent à soutenir contre les rois des Amorrhéens et des Madianites. Vainement quelques incrédules ont voulu contester l'authenticité de ce livre, et soutenir qu'il a été écrit dans les siècles postérieurs à Moïse ;oLitre la forme de journal qai dépose en sa faveur, et le témoignage constant des Juifs, Jésus-Christ , los apôtres, saint Pierre, saint Jude et saint Jean
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