livre, et couvert d'une robe de docteur, rois ni aux Césars
Apolog., c. 16. Il ajoute qu'un juif apostat Plusieurs savants modernes ont recherché avait imaginé cetîe figure, 1. i ad Nat., l'origine de la calomnie d'Appion, et ont c. 14. Mais quelques critiques prétendent formé différentes conjectures sur ce sujet, qu'il faut lire dans le texte onokoitis, en- Celle qui paraît la plus probable est celle de gendre d'un âne. Tertullien se moque, avec Lefèvre. 11 observe que le temple bâti en raison, de cette calomnie absurde, et il ex- Egypte par Onias, sacrificateur juif schismatipose la croyance des chrétiens touchant la que, était appelé 'Ovîov hpb-j, et souvent 'Ov«&>v Divinité. Qu'est-ce qui avait pu donner lieu temple d'Onias ; Jes Alexandrins , ennemis à cette imagination bizarre? Les païens, dit- des Juifs, l'appelèrent malicieusement ô'vow on, savaient que les chrétiens reconnais- iepàv, le temple de l'âne. Saint Epiphane parsaient le môme Dieu que les Juifs ; or ils lant des gnostiques judaïsants, dit qu'ils reaccusaient aussi les Juifs d'adorer la tète présentaient leUrdieu Sabaoth sous la figure d'un âne. Dans ce cas le juif apostat voulait d'un âne ; mais ce fait ne paraît pas suffitourner en ridicule le Dieu de sa propre na- samment prouvé. Hist. de l'Acad. des /ration aussi bien que celui des chrétiens. 11 y script., t. 1, in-12, p. 181; Mém., tom. II. a dans l'Histoire de l'Académie des Inscrip- p. 489.
tions, tome XIV, in-12, un mémoire où l'on OPERANTE (grâce). Voy. Grâce. rapporte les différentes fables que les au- OPÉRATION. Les théologiens expriment leurs païens ont forgées sur le compte des également par ce terme les actions de Dieu Juifs, et il en résulte que les historiens, soit et celles de l'homme ; ils distinguent, en pargrecs, soit romains, étaient très-mal ins- lant des premières, les opérations miracutruits de l'histoire , des mœurs et de la leuses d'avec celles de la grâce, qui sont croyance des Juifs. Appion, grammairien communes et journalières; à l'égard de d'Alexandrie, prétendait que quand Antio- l'homme on distingue les opérations de l'âme chus-Epiphane pilla le temple de Jérusalem, d'avec les mouvements du corps, les opérail y trouva une tète d'âne qui était d'or et tions surnaturelles d'avec les actions natud'un assez grand prix , et qui était adorée relies, etc. En Jésus-Christ, Dieu et homme, par les Juifs. Josèphe 1-historien, qui rap- l'Eglise catholique enseigne qu'il y a deux porte cette calomnie, la réfute en faisant opérations, l'une divine, l'autre humaine, et voir que les Juifs n'ont jamais adoré aucun non une seule opération théandrique, comme animal, comme faisaient les Egyptiens, 1. n le prétendaient les monothéliks et les mocontra Appion. , cap. 3. Diodore de Sicile, nophysites. Voy. Théandrique. dans des fragments tirés de son xxxiv" livre, OPHITES, secte d'hérétiques du n" siècle, raconte qu'Antiochus étant entré dans le qui était une branche des gnostiques; leur temple y trouva une statue de pierre qui nom vient d'o^tç, serpent, et ils furent apporeprésentait un homme avec une grande lés serpentins , parce qu'ils rendaient un barbe, et monté sur un âne, et qu'il jugea culte superstitieux à cet animal. Mosheim que cette figure était celle de Moïse ; mais prétend que cette secte était plus ancienne ceJa ne suffisait pas pour fonder la calomnie que la religion chréiienne; que, dans î'oforgée par Appion ; l'on sait d'ailleurs que rigine, c'était un mélange de philosophie les Juifs ne souffraient aucune statue dans égyptienne et de judaïsme; une partie de leur temple ; et Tacite convient que quand ses membres embrassèrent l'Evangile, les