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promesse de Dieu ; ou ne peut l'étendre à tous 1 s Juifs.
Saint Paul ne donne pas plus d'extension à sa prophétie. 1" Il dit que si les Juifs ne persévèrent point dans l'incrédulité , ils sclont replantés sur leur ancien tronc, que Dieu est assez puissant pour les y grelfer do nouveau; donc, lorsqu'il ajoute qu'alors tout Israël sera sauvé , il faut toujours sous-entendre, s'ils ne persévèrent point dans Vincrédulité. 2° Il avertit lesgentilsde nepoint s'enorgueillir de leur vocation, mais de craindro que si Dieu a réprouvé une partie des Juifs, malgré ces promesses , il peut aussi laisser retomber les gentils dans l'incrédulité, malgré leur vocation ; la conversion future des Juifs est donc conditionnelle tout comme la persévérance des gentils. 3° Saint Paul fonde son espérance sur ce que Dieu ne se reperd jamais de ses dons ni de sa vocation ; mais iorsque les hommes rendent ses dons inutiles par leur résistance et leur infidélité, il ne s'ensuit pas que Dieu se soit repenti. Il paraît donc que saint Paul ne parle point d'une conversion générale des Juifs à la fin du monde, mais d'une conversion successive et très-lente, comme on l'a vu par l'événement. L'Apôtre écrivait aux Romains vers l'an 58 de notre ère, douze ans avant la ruine de Jérusalem ; à cett » époque, un grand nombre de Juifs se convertirent en effet.
Vainement l'on veut adapter à une conversion générale des Juifs, à la fin du monde, d'autres prophéties de Michée, d'Osée, de Malachie, qui disent la même chose que celle d'Isaïe; ces prédictions, qui regar ;ent évidemment les Juifs revenus de Babylone, ne peuvent ôtre appliquées à un événement plus reculé que dans un sens figuré et allégorique, qui n'est pas une forte preuve. Cette méthode même autorise l'entêtement des Juifs , et leur fait ( spérer, sous un Messie futur, un accomplissement plus parfait des promesses de Dieu, que celui qui eut lieu pour lors. Quand on y ajoute les prédictions d'un second avènement du prophète Elie sur la terre, on oublie que Jésus-Christ lui-môme a prévenu cette objection. Lorsque ses disciples lui représentèrent qu'Elie devait venir sur la terre, il leur répondit que cette prédiction regardait Jean-Baptiste (Mal th., c. xi, v. li ; c. xvii, v. 10 ; Luc, c. i, v. 17). Ce que l'on tire de l'Apocalypse, pour éclaircir les événements qui doivent précéder \i fin du monde, loin de dissiper l'obscurité, ne sert qu'à l'augmenter.
Mais, dit-on, c'a été le sentiment des Pères et des interprètes de l'Écriture sainte, c'est, dans le christianisme, une espèce de tradition de laquelle il n'est pas permis de. s'écarter ; Préf. sur Malachie, Bible d'Avignon, t. XI, p. 7G6 et suiv. ; t. XVI , p. 748 et suiv. Malheureusement on n'a cité que trois Pères de lEglise et trois ou quatre commentateurs modernes ; cela sulïit-il pour fonder une tradition? On ne sait que trop l'abus qui a été fait de cette prétendue tradition dans notre siècle.
Quand la prédiction delà conversion future
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