‹ Œuvres completes de Bergier (volume 3)Chapitre 150 sur 228 · OUD · texte numérisé non relu

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glise, qui no peut être donné' que par L'imposition des mains des évoques, successeurs des a,)ôti'es ; et ils ne reconnaissent pour évêques que ceux qui ont reçu Yordination épiscopale par les mains d'autres évoques, et qui, par cette succession constante. , remontent jusqu'à Jésus-Christ. Jamais ils n'ont cru, comme les protestants, qu'une assemblée de laïques pût faire des prêtres ; jamais ils n'ont reconnu pour pasteurs légitimes que ceux auxquels l'évoque avait, imposé les mains avec les prières et le» cérémonies ordinaires. Perpét. de la foi, t. V, 1. v, c. 6 et 8.

Fondés sur toutes ces preuves, les théologiens catholiques définissent Yordination : un sacrement «le !a loi nouvelle, qui donne le pouvoir de faire les fonctions ecclésiastiques , et la gr.lce pour les exercer saintement. Ils ne sont pas d'accord à déterminer quelles sont la matière et la forme essentielles de ce sacrement ; tous conviennent que l'imposition des mains est absolument nécessaire, aussi bien que la prière; mais la formule de cette prière n'est fixée ni par l'Ecriture sainte ni par aucun monument des premiers siècles; e le n'est pas littéralement la môme dans 1 Eglise latine et chez les Orientaux; mais le sens n'est pas différent. La grande question est de savoir si la porrection des instruments, usitée c'iez les Latins, est aussi essentielle que l'imposition des mains. La première n'a pas lieu dans les Eglises orientales, et cependant leurs ordinations sont regardées comme valides. De môme qu'un prôtre latin a toujo irsété reçu comme tel dms l'Eglise grecque, ainsi un prôtre grec, syrien, égyptien, arménien, éthiopien, passe dans l'Eglise romaine pour validement ordonné ; mais un prêtre anglican, un ministre luthérien ou calviniste, ne sont envisagés chez les Orientaux, non plus que chez nuus, que comme de simples laïqw s sans ordination. Habert, dans son Pontifical, le Père Morin et le Père Goar, dans leurs traités de l'Ordination, exposent la discipline des Grecs sur ce point ; celle des autr s Orientaux y est conforme. Perpét. de la foi, ibid., c. 7 et 10. Parmi les reproches que les Grecs ont faits aux Latins, nous ne voyons pas qu'ils les aient blâmés d'avoir ajouté à 1 imposition des mains la porrection des instruments, avec une formule qui y est relative. Ce symbole est en effet très-énergique et très-conven ible, il est imité d'après la consécration des prêtres de l'ancienne loi [Exod. xxix, 24 et 34 ; Num. ni, 3, etc.) ; il sert à distinguer Yordination et les fonctions des divers ministres de l'Eglise. C'a été un trait de bizarrerie et de témérité de la part des anglicans, qui ont conservé Y ordination, de retrancher la porrection des instruments, et d'imiter le rite des Orientaux plutôt que celui de l'Eglise romaine, puisque l'on ne peut pas décider avec une entière certitude que cette porrection n'est pas nécessaire. Yoy. Prêtrise.

L'ordination des évêques se nomme com-

munément sacre ou consécratioyi. Leur principal privilège est de pouvoir seuls ordonner les ministres inférieurs de l'Eglise; ce pouvoir leur a toujours été réservé ; on le voit par les Canons des apôtres. Se Ion l'ancienne discipline de l'Eglise, on ne connaissait point les ordinations vagues ; tout clerc était obligé de s'attacher a une église, de s'y destiner à une fonction, pour laquelle il devait être ordonné. Dans le xn8 siècle on se relâcha de cet usage, et il en est résulté plusieurs inconvénients ; le concile de Trente a travaillé à le rétablir, en défendant d'ordonner un clerc qui ne serait pas pourvu d'un titre ou d'un bénéfice capable de le faire subsister. Mais la nécessité de fournir des vicaires et des desservants dans les paroisses et les églises succursales de la campagne, oblige les évoques à ordonner des prêtres sur un simple titre patrimonial.

Le pape Alexandre il a condamné les ordinations que l'on appelle per saltum, c'^stà-dire qu'il a défendu d'élever aux ordres majeurs un clerc qui n'aurait pas reçu les ordres mineurs, et plus encore de conférer un des ordres majeurs à celui qui n'aurait pas reçu l'ordre qui doit précéder, comme d'ordonner prêtre un homme qui n'est pas diacre. Quoique plusieurs théologiens aient soutenu que ces sortes d'ordinations seraient valides sans être légitimes, leur sentiment n'est pas suivi; et si l'on peut en citer des exemples, c'étaient des abus. Tout le monde sait que les femmes sont incapables de recevoir aucun ordre ecclésiastique, et que pour être ordonné validement, un homme doit être baptisé et consentir librement à son ordination.

ORDINATIONS ANGLICANES. Voy. Anglican.

ORDRE, caractère, pouvoir, ministère ecclésiastique , conféré à un homme par l'ordination (1). Le concile de Trente, sess.

(I) Canons de doctrine.

Si quelqu'un dit que dans le Nouveau Testament il n'y a point de sacerdoce visible et extérieur, ou qu'il n'y a pas une certaine puissance de consacrer et d'offrir le vrai corps et le vrai sang de Notre- Seigneur et de remeltre et retenir les péchés, mais que tout se réduit à la commission et au simple ministère de prêcher, ou bien que ceux qui ne prêchent pas ne sont aucunement prêtres, qu'il soit anathème. Conc. de Trente, 25e sess., du sacr. de l'ordre, c. 1. — Si quelqu'un dit qu'outre le sacerdoce il n'y a point dan> l'Eglise d'autres ordres majeurs et mineurs, par lesquels, comme par certains degrés, on monte au sacerdoce, qu'il soit anathème. C. 2. — Si quelqu'un dit que l'ordre ou la sacrée ordination n est pas véritablen.ent et proprement un sacrement institué par Notrc-Seigneur Jesus-Christ, on que c'est une invention humaine, imaginée par des gens ignorants des choses ecclésiastiques, ou bien que ce n'est qu'une certaine l'orme et manière de choisir des ministres de la parole de Dieu et des sacrements, qu'il soit anathème. C. 3. — Si quelqu'un dit que le Saint-Esprit n'est pas donné pour l'ordination sacrée, et qu'ainsi c'est vainement que les évêques disent '.Recevez le Suini-E prit, ou que, par la même ordination, il ne s'imprime point de caractère, ou b!en que celui qui une fois a été prêtre peut de nouveau devenir laïque, qu'il soit anathème. C. 4. — Si

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i>:}, après avoir décidé que L'ordination esl un sacrement qui donne le Saint-Esprit, et imprime un caractère ineffaçable, distingue sept ordres outre l'episcopat; savoir, trois ordres sacrés ou majeurs, qui sont la prêtrise, le diaconat et le sous-diaconat, et quatre ordres mineurs, qui sont ceux d'acolyte, d'exorciste, de lecteur et de portier. La distinction de ces divers degrés, et le plus nu moins de proximité qu'ils ont au sacerdoce, sont la raison pour laquelle on les a nommés ordres. Le concile décide encore qu'il y a de droit divin dans L Eglise une hiérarchie composée des évoques, des piètres et des ministres ou des diacres. Voy. Hiérarchie, et les noms de chaque ordre en particulier. Il décide enfin que les évèques sont, de droit divin, supérieurs aux simples prêtres. Voy. Episcopat, Evèques.

Plusieurs théologiens ont disputé pour savoir si le sous-diaconat et les ordres mineurs sont des sacrements, le concile de Trente ne le décide pas formellement ; mais en prononçant que l'ordre ou l'ordination est un sacrement , et en donnant le nom d'ordre aux divers degrés de ministre qui approchent plus ou moins du sacerdoce, il semble décider que tout ce qui est ordre est sacrement. Il fait remarquer que tous ces degrés tirent leur dignité et leur importance de la relation qu'ds ont de près ou de loin avec l'auguste sacrifice des autels, et avec le pouvoir d3 remettre les péchés. Aussi le sentiment presque général parmi les théologiens est que non-seulement le sous-diaconat, mais encore les quatre ordres mineurs sont des sacrements ; tous conviennent qu'un clerc ne peut et ne doit [vis recevoir deux fois le môme ordre ; d'où l'on conclut que chacun de ces degrés imprime un caractère ineffaçable. Les Grecs et les autres sectes de chrétiens orientaux regardent comme des ordres le sous-diaconat , l'office de lecteur et celui de chantre ; ils ne connaissent pas d'autres ordres mineurs. Pcrpét. de la foi, t. V, 1. v, c. 6.

Mosheim, qui semble n'avoir entrepris son

quelqu'un dit que l'onction sacrée dont use l'Eglise dans la sainte ordination non-seulement n'est pas requise, niais qu'elle doit être rejetée, et qu'elle esl pernicieuse, aussi bien que les autres cérémonies de l'ordre, qu'il soit anathènie. C. 5. — Siquelqu'undil que, dans l'Eglise catholique, il n'y a point d'hiérarchie établie par l'ordre de Dieu, laquelle est composée d'évéques, de prêtres et de ministres, qu'il soit anathènie. C. G. — Si quelqu'un dit que les évèques ne sont pas supérieurs aux prêtres, ou qu'ils n'ont pas la puissance de conférer la conlirmalion et les ordres, ou que celle qu'ils ont leur est commune avec les prêtres, ou que les ordres qu'ils confèrent sans le consentement ou l'intervention du peuple ou de la puissance séculière sont nuls, ou que ceux qui ne sont pas ordonnés ni commis bien et légitimement par la puissance ecclésiastique et canonique, nuis qui viennent d'ailleurs, sont pourtant de légitimes ministres delà parole de Dieu, qu'il soit anathènie. C. 7. — Si quelqu'un dit que les évèques qui sont choisis par l'autorité du pape ne sont pas vrais et légitimes évèques, mais que c'est une invention humaine, qu'il soit anathème. C. 8.

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histoire ecclésiastique que pour censurer la conduite de l'Eglise catholique, attribue à des motifs peu louables l'institution dvs ordres mineurs. « Au ni"' siècle, dit-il, les évèques s'attribuèrent beaucoup plus d'autorité qu'ils n'en avaient eu auparavant; ils diminuèrent insensiblement les droits, non -seulement des simples fidèles, mais des prêtres. Un des principaux auteurs de cette nouvelle discipline fut l'évoque Cyprien, homme lo plus entêté qui fut jamais des prérogatives de l'episcopat. Cette innovation ne manqua pas d'introduire des vices parmi les minis très de l'Eglise, le luxe, la mollesse, l'arrogance, la fureur de disputer. Plusieurs évoques, surtout ceux qui occupaient les plus grands sièges et les plus riches, s'arrogèrent les droits et les ornements des souverains , un trône , des officiers , des habits pompeux, pour en imposer au peuple. Les prêtres imitèrent l'exemple des évèques, négligèrent leurs devoirs pour se livrer à la mollesse ; les diacres, attentifs à profiter de l'occasion, s'emparèrent des droits (t des fonctions du sacerdoce. Telle est, selon moi, continue Mosheim, l'origine des ordres mineurs, des sous-diacres, des acolytes, etc. L'Eglise aurait pu s'en passer, s'il y avait eu plus de piété et de religion parmi ses pasteurs. Dès que les évèques et les prêtres se fuient dispensés des fonctions qui leut paraissaient trop basses, les d'acres tirent de même, et voulurent avoir des inférieurs. »

Ainsi la malignité des hérétiques trouve des sujets de scandale dans les choses les plus innocentes et môme h'S plus louables ; nous soutenons que l'institution des ordres mineurs a eu des motifs diamétralement opposés à ceux que Mosheim a forgés. — L Lorsque les fidèles étaient encore peu nombreux, un seul homme zélé et laborieux pouvait suffire à toutes les fonctions du sacerdoce. Ainsi dans les campagnes un seul curé dessert une paroisse entière, lorsqu'elle n'est pas fort étendue, sans être aidé par des clercs; mais si son troupeau est nombreux et distribué dans plusieurs hameaux, il est obligé de s'associer au moins un vicaire. De même dans les premiers siècles, à mesure que la multitude des chrétiens augmenta, et lorsqu'une église renfermait plusieurs milliers de fidèles, un seul évêque ne pouvait plus suffire à remplir tous les devoirs et toutes les fonctions. Selon l'opinion commune, pendant les quinze premières années, les douze apôtres et plusieurs disciples demeurèrent rassemblés à Jérusalem ; tous, sans doute, concouraient pour lors aux fonctions du sacerdoce ; lorsqu'ils se trouvèrent surchargés", ils s'associèrent sept diacres (Act . vi, 2). Accuserons-nous les apôtres d'en avoir agi ainsi par orgueil et par mollesse, parce qu'ils dédaignaient des fonctions qui, leur parurent trop basses, par l'ambition d'avoir des inférieurs, parce qu'ils manquaient de piété et de vraie religion ? Mosheim n'a pas vu qu'en calomniant les évoques du me siècle, il donnait lieu aux incrédules de former

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la même accusation contre les apôtres. — à* La haute idée que l'on avait ponçue du saint sacrifice et de tout ce qui y a du rapport lit comprendre que l'aspect d'un grand nombre de ministres rassemblés autour de l'autel, occupés à remplir différentes fonctions, rendait la cérémonie plus auguste, inspirait plus de piété et de respect aux fidèles. Les apôtres avaient fait de môme, puisque le tableau de la liturgie apostolique, tracé dans l'Apocalypse, nous représente le pDntife qui préside assis sur un trône, revêtu d'habits majestueux , environné de vingtquatre vieillards ou prêtres, et des anges qui concourent à la pompe de la cérémonie. Les apôtres, sans doute, n'avaient pas dessein d'en imposer au peuple, mais de lui imprimer le respect et la piété.

Si au iue siècle l'on avait eu , touchant l'eucharistie, le môme sentiment que les protestants, l'on n'aurait pas eu besoin de tout cet appareil. Lorsqu'il n'est question que de préparer du pain et du vin sur une table, de couper ce pain en morceaux, de réciter les paroles de l'institution et d'inviter les assistants à en prendre, à quoi serviraient des ministres de différents ordres? Mais l'on n'a jamais ainsi célébré la liturgie dans l'Eglise ne Dieu. Comme l'on a toujours cru que Jésus-Christ est véritablement présent sur les aute's, on a conclu qu'il devait y recevoir nos adorations, et que l'on ne pouvait lui rendre un culte trop pompeux. Dès qu'il a plu aux protestants de retrancher ce culte, il a fallu par intérêt do système l'attribuer à des motifs odieux. En reprochant aux catholiques d'imiter les fonctions du sacerdoce judaïque, ils ont jugé qu'il était mieux de mettro leurs assemblées au ton de celles des Juifs modem, s dans les synagogues. — 3° Si les fonctions d'un pasteur catholique n'étaient pas plus étendues que celles d'un ministre luthérien ou calviniste, un clergé nombreux serait très-superflu. Il ne faut pas une multitude d'hommes pour prêcher, p >ur présider à la cène et à la prière publique. Mais lorsqu'à l'instruction il faut joindre l'administration des sacrements, le soin des pauvres, la visite des malades, la vigilance sur les établissements de charité, sur la décence du culte, sur l'ornement des églises, etc., c'est autre chose. Les ministres protestants n'ont presque rien à faire, les pasteurs catholiques sont souvent surchargés; plus les évoques du mc siècle étaient laborieux et zélés, plus ils avaient besoin de ministres intérieurs. Ils ont donc eu des motifs tout différents de ceux que Mosheim leur a prêtés, et il n'est pas vrai que l'institution des ordres mineurs ail donné lieu aux inconvénients que ce protestant leur reproche. D'ailleurs les évoques des premiers siècles comprirent d'abord la nécessité de former de jeunes clercs, de les accoutumer de bonne heure aux fonctions du service divin, de faire dans la maison épiscopale ce que l'on fait aujourd'hui dans les séminaires. Telle est la véritable origine de l'institution des ordres mineurs; on en a

senti l'utilité, puisque cel usage s'est conservé jusqu'à nous. Les curés des grandes paroisses de Paris ont un état aussi considérable que quelques évoques, leur clergé est aussi nombreux, et l'office de leur église est aussi pompeux que celui de plusieurs cathédrales. Quand les protestants et les incrédules se réuniraient pour soutenir que ces pasteurs se conduisent par mollesse, par vanité, par l'envie de s'arroger les droits et les fonctions de l'épiscopat, s'ensuivraitil que cela est vrai.— i° Un nouveau trait de maladresse de la part de Mosheim a été d'attribuer de l'amb tion, du faste, de l'arrogance et de la mollesse à saint Cyprien , évêque le plus laborieux, le plus zélé, le plus charitable, le plus exact observateur de la pauvreté qui fut jamais. Il était, dit son accusateur, entêté des prérogatives de l'épiscopat, c'est-à-dire qu'il était exact à faire observer dans son clergé la discipline ecclésiastique, l'ordre et la subordination nécessaires pour entretenir la décence et la paix. Cette subordination était commandée par les Epîtres de saint Paul, par celles de saii.t Ignace, par les canons des apôtres, plus anciens que saint Cyprien. D'ailleurs cet évoque de CartJiage avait-il quelque autorité dans l'Eglise grecque, pour y faire regarder comme ordres mineurs l'office des sousdiacres, des lecteurs et des chantres? Il n'avait pas plus d'influence dans l'Eglise latine, puisqu'à la réserve des évoques d'Afrique, aucun autre ne voulut ado; ter la discipline que saint Cyprien voulait établir, de faire rebaptiser ceux qui avaient été baptisés par des hérétiques. Les protestants ont grand soin de faire remarquer la résistance que fit cet évêque aux remontrances des papes, et le peu de déférence qu'il avait à leur autorité; et en même temps ils s'efforcent de le décréd.ter en le peignant comme un homme entêté à l'excès des prérogatives de l'épiscopat. — o" Avant d'at r huer tant de vices aux évoques du me siècle, il aurait été à propos de prévoir les conséquences. Si ce que Mosheim en a dit est vrai, il s'ensuit que depuis cette époque, et avant même que le christianisme fût solidement établi, Jésus- Christ, loin de tenir à son Eglise les promesses qu'il lui avait faites, l'a livrée à la discrétion de pasteurs corrompus par le luxe et par la mollesse, orgueilleux, ambitieux, disputeurs, entêtés, plus occupés de leurs prérogatives que du salut des âmes, qui n'avaient ni piété ni vraie religion. Selon saint Paul, Dieu a donné des pasteurs pour l'édification du corps de Jésus-Christ (Ephes. iy, 12) ; selon Mosheim, il ne les a donnés que pour la destruction de ce même corps, et ils y ont constamment travaillé dans tous les siècles.

Le seul évêque du 111e siècle qui ait ressemblé au tableau tracé par ce protestant, est Paul de Samosate, hérétique scandaleux, condamné et déposé pour ses erreurs et ses mœurs déréglées; a-t-il été ainsi traiié parce qu'il ressemblait à tous ses collègues. Vroilà comme se laissent aveugler par leurs pré-

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jugés des théologiens protestants qui semblent d'ailleurs être judicieux et instruits.

Ordre militaire. Comme ce qui regarde les ordres militaires lient pour le moins autant à l'histoire civile et politique des peuples de l'Europe qu'à l'histoire ecclésiastique, nous ne parlerons des principaux de ces ordres que pour exposer les motifs de leur institution, et pour répondre à quelques reproches qui ont été faits à ce sujet par des censeurs très-imprudents. 11 n'est plus nécessaire de réfuter les auteurs qui ont voulu attribuer à Constantin l'institution des ordres militaires, et en particulier de celui de Saint-George, ni ceux qui ont fait remonter au vin* siècle rétablissement de celui de Saint-André en Ecosse; tout le monde est aujourd'hui convaincu que la chevalerie n'a commencé que pendant les croisades, et date seulement de la fin du xic siècle.

L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, nommé aujourd'hui Yordrc de Malte, qui est le plus ancien de tous, est né dans la Palestine. Il fut composé d'abord de religieux hospitaliers. Quelques marchands d'Amal phi, ville du royaume de Naples, obtinrent du calife des Sarrasins la permission d'établir à Jérusalem un hôpital pour les pèlerins indigents ou malades. Les religieux qui le desservaient furent nommés hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem , parce que leur église était dédiée à saint Jean-Baptiste. L'an 1099, lorsque cette ville eut été prise par les croisés, l'hôpital de Saint-Jean fut enrichi par les princes, qui en firent la capitale de leur royaume. Sous Baudouin II, l'an 110i, Raymond Dupuy, administrateur de l'hôpital, offrit de faire avec ses frères et à ses propres dépens la guerre aux mahométans. Celte offre fut acceptée et approuvée par le pape. Aux trois v.eux solennels de religion, les hospitaliers en ajoutèrent un quatrième, par lequel ils s'engageaient à défendre des insultes des Sarrasins les pèlerins qui allaient visiter les lieux saints. Ainsi cet ordre, hospitalier dans son origine, devint militaire. Ce n'est point à nous de rapporter les exploits des chevaliers ni les révolutions que cet ordre célèbre a essuyées; on peut s'en instruire dans l'histoire qu'en a faite l'abbé de Vertot. Sur ce modèle fut institué dans la même ville, l'an 1118, l'ordre des Templiers, ainsi nommés parce que la maison habitée par les chevaliers élait sur l'emplacement du temple de Jérusalem. Les fondateurs furent Hugues des Payens, Geoffroi de Saint-Aldemar ou de Saint-Omer, et sept autres personnes. Cet ordre fut confirmé l'an 1128 dans le concile de Troyes, et assujetti à une règle que saint Bernard dressa pour les chevaliers. Leur destination était de veiller à la sûreté des chemins, et de protéger les pèlerins. On sait que cet ordre fut supprimé* dans le concile général de Vienne Tan 1311. L'histoire en a été écrite par Dupuy, et réimprimée à Bruxelles en 1751.

L'ordre du Saint-Sépulcre fut établi l'an 1120, pour garder le saint sépulcre et le pré-

server de la profanation des infidèles. Celui des chevaliers teutoniques, ou de Notre- Dame des Allemands, fut encore érigé dans la Palestine, l'an 1190, pendant le siège d'Acca ou de Saint-Jean d'Acre , autrefois Ptolémaïde. Des marchands de Brème et de Lubeck se vouèrent au service des malades et établirent un hôpital. Les princes allemands qui se trouvaient à ce siège résolurent d'instituer parmi la noblesse de leur nation une confraternité destinée à cette bonne œuvre. Elle fut approuvée par le pape Célestin III, l'an 1192. Les chevaliers faisaient vœu de défendre la religion chrétienne et la terre sainte, et de pourvoir au besoin des pauvres. Lorsqu'ils furent retournés dans leur pays, Conrad, duc de Mazovie et de Cajavie, implora leur secours pour se défendre contre les irruptions des Prussiens idolâtres qui désolaient ses Etats; il leur céda deux provinces et toutes les terres qu'ils pourraient conquérir sur ces barbares. Dans l'espace de cinquante ans , ils conquirent en effet la Prusse, la Lithuanie, la Poméranie, etc. Plusieurs savants du Nord ont fait l'histoire de cet ordre, dont le grand-maître, Albert de Brandebourg, embrassa le luthéranisme avec la plupart des chevaliers, l'an 1523. Les ordres militaires, institués en Espagne et en Portugal, ont eu pour objet de défendre ce royaume contre les Maures ou Barbaresques. Ceux qui ont été établis dans les autres fctats d'Europe sont de simples marques d'honneur par lesquelles les souverains récompensent les sujets qui leur ont rendu des services distingués, soit dans le militaire,. soit ailleurs. Par ce simple exposé, il est évident que les ordres militaires ont pris naissance dans un temps où l'Europe n'avait que deux espèces d'habitants; savoir, les nobles toujours armés, et les colons toujours esclaves . et où les premiers cherchaient à concilier la dévotion avec le métier des armes. L'objet de leur établissement était louable, et tous ont rendu d'abord de grands services; plusieurs ont ensuite dégénéré , c'est le sort de toutes les institutions humaines.

Fabricius et d'autres protestants n'ont approuvé ni les croisades ni les services rendus par les ordres militaires ; ils ont dit que les seuls moyens légitimes de propager le christianisme sont ceux dont les apôtres se sont servis ; savoir, l'instruction, les exemples do vertu et la patience. Ils ont gémi de ce quo la foi chrétienne a été prêchée dans le Nord, l'épée à la main par les chevaliers teutoniques. Ces violences, disent-ils, étaient plus propres à irriter les barbares qu'à les convertir , elles déshonorent notre religion , et sont directement contraires à l'esprit do charité que Jésus-Christ a voulu inspirer à tous les hommes. Les incrédules n'ont pas manqué d'enchérir sur ces déclamations : sont-elles aussi bien fondées qu'elles le paraissent d'abord ? — 1° L'on confond deux choses très-différentes, l'objet, l'intention, la conduite des chevaliers et celle des missionnaires. On suppose que les croisades et les

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exploits militaires des chevaliers avaient pour premier objet la conversion des infidèles : c'est une fausseté. Leur destination était de défendre les chrétiens contre les attaques , les insultes et la violence des infidèles , soit musulmans , soit idolâtres ; de prévenir leurs irruptions, de réprimer leur ' brigandage. Où est le crime? La religion chrétienne, aussi bien- que la loi naturelle, défend la violence de particulier à particulier, parce qu'ils sont protégés par les lois ; mais elles ne défendent point aux nations d'opposer la force à la force , la guerre à la guerre, les représailles aux hostilités, parce qu'il n'y a point d'autre moyen praticable pour se mettre en sûreté. Que les guerriers soient chevaliers ou soldats, volontaires ou enrôlés, religieux ou séculiers, cela est égal; la question se réduit à savoir si le christianisme réprouve lusage des armes dans tous les cas, et si tout exploit militaire est condamné par l'Evangile. Jamais les chevaliers ne se sont érigés en prédicateurs, et jamais les missionnaires n'ont été armés ; les barbares étaient des animaux farouches; il fallait commencer par en faire des hommes en les domptant par la force, avant de penser à en faire des chrétiens : le premier de ces exploits était l'affaire des chevaliers, le reste était réservé aux missionnaires. Lorsque les guerriers avaient fait leur métier, ils protégeaient les missionnaires, pour que ceux-ci pussent faire paisiblement le leur. Encore une fois, nous ne voyons pas où est le crime; quand les chevaliers, contents d'avoir forcé les barbares au re; os, n'auraient pas pensé à >eur donner une religion pour les apprivoiser, on ne pourrait pas encore les juger coupables; s'ils ont poussé le zèle de religion plus loin, nous prions nos adversaires de nous dire en quui ce second motif a pu rendre le premier illégitime. On dit que ce moyen était plus propre à révolter les barbares qu'à les convertir ; mais le contraire est prouvé par l'événement, puisqu'enfin ils se sont convertis, et que tout le Nord est devenu chrétien. Ils ont massacré cent missionnaires, et ceux-ci se sont laissé égorger comme les apôtres. — 2" Jésus-Christ, loin de permettre à ses apôtres d'user de violence pour convertir, leur a ordonné au contraire delà souffrir: unis les apôtres n'ont pas eu d'abord a instruire des barbares arrivés à main armée dans l'empire romain et occupés à le ravager; ils prêchaient l'Evangile dans un pays où il y avait des lois, de la police, un souverain et un gouvernement bon ou mauvais. .Mais s'ils avaient été placés sur une frontière infestée par des hordes d'Arabes idolâtres, par dos armées de Perses, adorateurs du feu, par des bandes de Scythes farouches, est-il bien c rfain qu'ils au-

raient ordonné aux fidèles de se laisser massacrer sans résistance? Nous sommes per-1 suadés qu'ils his auraient encouragés à se défendre ; et si les Romains victorieux avaient réussi à dompter tous ces barbares par les armes, les apôtres auraient marché sans hésiter sur la trace des armées, et se-

raient allés planter la croix à la place d-s aigles romaines. Autre chose était de soui frir patiemment la persécution des magistrats, des officiers du prince et du souverain lui-môme, et autre chose de se laisser tuer par des barbires étrangers, exerçant le brigandage contre le droit des gens. On répliquera que les mahométans étaient en possession de la Palestine lorsque les croisés sont allés les attaquer chez eux. Mais les empereurs grecs n'avaient pas cédé la Palestine aux mahométans par des traités solennels, et depuis longtemps ils imploraient le secours des princes chrétiens. Les mahométans menaçaient d'envahir l'Europe entière; ils avaient déjà conquis la Corse, la Sicile et une partie de la Calabre ; fallaitil attendre qu'ils revinssent pour les repousser ? L'événement a prouvé que le seul moyen de les affaiblir était d'aller les attaquer chez eux. Il en était de môme des Maures à l'égard de l'Espagne, et des barbares du Nord relativement aux divers Etats de l'Allemagne. — 3° Si les chrétiens du xuc et du xnr siècle avaient péché dans la manière de maintenir leur religion, et dans les moyens qu'ils ont employés pour la défendre, ce ne serait pas aux protestants qu'il conviendrait de les condamner. Ils ont toujours soutenu qu'il leur était permis de prendre les armes contre le souverain, pour obtenir la liberté de conscience , et pour la conserver lorsqu'elle leur avait été accordée, et ils se sont conduits partout selon cette maxime. Nous voudrions savoir par quelle loi il est plus permis de faire la guerre au gouvernement sous lequel on est né, qu'à des barbares qui en veulent non-seulement à notre religion, mais à nos biens , à notre liberté et à notre vie. Les incrédules n'ont pas meilleure grâce à répéter les reproches des rrotestants, puisqu'ils soutiennent comme eux que la tolérance illimitée est de droit naturel, que tout homme est autorisé par la loi naturelle à croire et à professer telle religion qu'il lui plaît, et à défendre cette précieuse liberté par toute voie quelconque. Nous demandons pourquoi les chrétiens croisés n'ont pas dû jouir de cette liberté dans la Palestine, aussi bien qu'en France, et pourquoi les Allemands convertis au christianisme ont dû souffrir que les Prussiens idolâtres vinssent renverser leurs autels? Yoij. Croisades., Missions.

Ordres monastiques ou religieux, congrégation ou société de religieux soumis à un seul chef, qui observent la même règle et portent le même habit. On peut réduire les ordres religieux à cinq classes; savoir, moines , chanoines réguliers , chevaliers , clercs réguliers et mendiants : nous avons parlé de chacun sous leur titre particulier. ^Aii mot i\]oiNE, nous avons exposé l'origine de l'état religieux, et nous en avons suivi les progrès dans les différents siècles; nous avons fait voir que cet état n'a rien que de louable ; que, dans tous les temps, il a rendu de grands services à la religion. Au mot Monastère, nous avons prouve' que les biens

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Î possédés par les religieux leur appartiennent égitimement, et qu'il n'est pas vrai que cetle possession nuise au bien public. Enfin, au mot Mendiant, nous avons justifié la mendicité des religieux pauvres. Dans ces divers articles , nous avons répondu aux accusations (juc les hérétiques , les incrédules et 1 s faux politiques ontformées contre l'état religieux. Il nous reste peu de chose à dire pour achever d'en faire l'apologie ; elle nous a paru bien faite dans la brochure intitulée : de l'Etal religieux, qui vient d'être publiée.

On demande pourquoi cette multitude d'ordres religieux? à quoi bon cette variété d'habits et de régimes? Le concile de La- Iran, tenu l'an 1215, avait défendu d'établir de nouveaux ordres; un concile de Lyon, tenu soixante ans après, avait renouvelé cette défense : pourquoi a-t-elle été mal observée? Nous devons satisfaire à toutes ces questions, pour les avantages et les inconvénients de la discipline actuelle. Nous pourrons nous borner à répondre que la multitude et la variété des ordres religieux a eu pour but de contenter tous les goûts, et de satisfaire toutes les inclinations. Tel qui veut embrasser la vie des chartreux ne voudrait pas entrer chez les bénédictins ou chez les chanoines réguliers : celui qui se sent porté à faire profession dans un ordre mendiant, ne voudrait pas vivre chez les moines rentes, etc. Il est étonnant que nos philosophes, si zélés partisans de la liberté, qui regardent les vœux monastiques comme un esclavage insupportable , no veuillent pas seulement accorder à ceux qui aspirent à l'état religieux, la liberté de choisir entre les divers régimes auxquels il faut s'engager i ar les vœux : nous ne comprenons rien à cette contradiction. Mais il y a des raisons plus s 1 ï cl 'S. La variété des ordres religieux est venue des divers besoins de l'Eglise , dans les différents siècles et dans les divers climats, et de la différence des bonnes œuvres auxquelles ils se destinaient. Les fondateurs des ordres ont vu et senti ces besoins chacun à leur manière ; ils ne se sont pas concertés, puisque les uns ont vécu en Orient, les autres en Occident; les uns au ivc ou au vie siècle, les autres au xnc ou au xme. Ceux qui ont institué un ordre religieux en Angleterre ont consulté l'utilité, le goût, les mœurs de leur pays, sans s'informer de ce qui pouvait mieux convenir en Italie ; les fondateurs espagnols ne se sont pas crus obligés de savoir si leur institut serait goûté en Allemagne, etc.

Lorsque saint Benoît dressa sa règle , il avait sous les yeux celle des moines de la Thébaïde; mais il comprit que l'austérité de celle-ci n'était pas supportable dans nos climats : il fut forcé de la mitiger pour ses religieux. Ceux qui ont formé des instituts dans les pays du Nord auraient été des imprudents s'ils avaient imposé à leurs prosélytes la multitude et la rigueur des jeûnes observés par les caloyers grecs et syriens. Il a donc lallu avoir égard au temps,' aux lieux,

au ton des mœurs, aux circonstances sous lesquelles on se trouvait. La mémo raison a déterminé les papes, lorsqu'ils ont approuvé et confirmé les différents ordres religieux récemment établis; ils n'ont consulté que les besoins et l'utilité de l'Eglise, relativement au temps et aux lieux pour lesquels les fondateurs avaient travaillé. S'ils avaient eu l'esprit prophétique-, ils auraient prévu les inconvénients qui naîtraient lorsque les circonstances auraient changé, lorsqu'un institut formé en Italie sciait transporté en France ou en Allemagne , se trouverait en concurrence avec un autre, ne pourrait [dus rendre les mêmes services , etc. Mais ceux qui sont si prompts à blâmer les papes, sont -ils eux-mêmes divinement inspirés pour prévenir les inconvénients qui résulteraient de la suppression de l'état religieux, de l'uniformité qu'ils voudraient y introduire, de l'enlèvement des biens monastiques, etc. Lorsque les ordres religieux ont été transplantés d'un pays dans un autre, ils y ont été appelés et établis par les souverains, par les grands, par les officiers municipaux, par les peuples, à cause des services particuliers qu'ils rendaient, et dont on sentait l'utilité pour lors. Ce n'est ni par une fausse dévotion ni par caprice que l'on a voulu en avoir de plusieurs espèces dans une même ville ; c'est par besoin, ou, si l'on veut, pour la commodité du public. De tout temps les hommes de tous les états ont cherché leur commodité pour satisfaire aux devoirs et aux pratiques de religion. Si ce défaut a été poussé à de trop grands excès, ce n'est ni à l'Eglise, ni aux papes , ni aux évoques qu'il faut s'en prendre ; on aurait trouvé fort mauvais qu'ils se refusassent aux désirs des peuples, et ce serait porter un peu trop loin la sévérité que de soutenir que les religieux eux-mêmes ont dû résister aux facilités qu'on leur donnait d'étendre leurs intérêts. Nous n'avons garde de douter de la sagesse et de la solidité des raisons pour lesquelles les conci.es de Latran et de Lyon avaient défendu, en 12J5 et en 1275, d'établir de nouveaux ordres religieux ; mais ceux qui blâme nt les papes d'avoir promptement violé cette défense, en approuvant les ordres de saint François et de saint Dominique, no consultent ni les dates ni les circonstances. Saint François avait commencé à rassembler des disciples dès Tan 1209, et avait obtenu la même année l'approbation verbale du pape Innocent III. Ce pontife ne la renouvela , l'an 1210 , qu'après avoir écouté , pour et contre , l'avis des cardinaux. L'institut des franciscains ou religieuses do sainte Claire commença l'an 1212. La défense faite sous le même pontife à Latran, l'an 1215, ne pouvait donc plus regarder les franciscains ; et l'on prétend que saint François lui-même s'adressa à ce concile, et en obtint l'approbation verbale. Honoré III, successeur d'Innocent, par sa bulle de l'an 1223, ne fit queconfirmer ce qui était déjà fait.

Saint Dominique accompagna l'évoque de Toulouse au concile de Latran, et y fut pré-

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