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visageren général que relativement à la religion, et sous ce rapport nous avons à examiner : 1° si k'S leçons des philosophes ont beaucoup servi h éc!airer les hommes; 2° si saint Paul lésa condamnés avec trop de rigueur; 3° comment ils se sont conduits à légard du christianisme, et quels sont les
particules clans les circonstances diverses., la valeur différente des tonnes partienlières des mots, et la dépendance mutuelle qui unit les membres secondaires de la phrase aux membres principaux. Il considère surtout les combinaisons les plus larges et les effets les plus importants. La première école cependant avait un avantage que l'autre a négligé ou méprisé, jf veux dire le secours des grammaires rabbiniques. Au commencement tout était juif, soit en grammaire, soit en lexicographie, tandis que dans la période suivante les rabbins lurent mis à l'écart sous ces deux rapports. Forster (1557) publia son Lexicon, non ex rabbinorum commentis, nec nostratum doclorum slulta imitation? ; et Masclef résolut de purger la grammaire hébraïque des points, alisque inventis masorelicis. Je ne sais si ses partisans considèrent l'existence de la syntaxe et de la construction hébraïques comme une invention rabbinique; mais, en général, ces grammairiens, qui retranchent les points, affranchissent aussi la langue des liens de la grammaire , et de la sorte représentent le langage inspiré comme un discours où presque tous les mots sont vagues et indéterminés, où chaque phrase est dépourvue de règle et sans construction fixe. Mais, quoi qu'il en soit, les modernes se font un devoir de ne négliger aucun moyen de s'instruire, et c'est à une élude plus approfondie des sources juives qu'il faut attribuer une grande partie de ce qu'il y a de bon dans la grammaire et dans la lexicographie de nos jours. La grammaire aussi des divers dialectes de même famille s'est perfectionnée de la même manière. Le baron de Sacy a totalement changé la forme de la grammaire arabe. Hoffman a laissé peu d'espoir à ceux qui cultivent le champ de la philologie syriaque (a). Ce fut à l'aide de ces principes et de ces avantages que Gésénius s'imposa la lâche de publier une grammaire hébraïque complète, qui parut en 1817 (b). Cet ouvrage, avec le lexique du même auteur, forme une ère dans la littérature biblique ; et, quoiqu'il ait été d'abord l'objet de plusieurs critiques sévères, il a néanmoins obtenu une approbation générale et bien méritée. »
La philologie sacrée a encore marché depuis Gésénius. En 1843, M. l'abbé Glaire publiait un Manuel lexique hébraïque et chaldaïque, ouvrage de beaucoup de mérite. Nous avons sur ce sujet un ouvrage beaucoup plus important. M. l'abbé Migne vient de mettre au jour nn nouveau volume renfermant, enOOG pages petit in-folio, tout ce qui est nécessaire pour comprendre à fond la langue de l'Ancien Testament.
Faisons d'abord connaître les différents traités que contient ce volume : — 1° Le Manuel lexique (hébraïque-latin), rangé par ordre alphabétique, et composé par G. Gésénius (le plus savant hébraïsant de l'Allemagne moderne), mais que M. le chevalier Drach a purgé de toutes les impiétés rationalistes et amimessianiques, et qu'il a corrigé, en en faisant disparaître les sens nouveaux et jusqu'alors inconnus, inventés et introduits par l'auteur protestant, pour y rétablir et prouver les sens de l'ancienne Iracation des saiiai-Pères, cl auquel il a fait, déplus,
(a) Il faut cependant considérer l'ouvrage de Hoffman Tnoins comme un perfectionnement de ce genre, que comme une conséquence des derniers procès faits nans la grammaire hébraïque et arabe. Gramnialicœ Sur. libri lies. Halœ, 1K27, p. 8.
(b) Ausfùhi licites (jrammalisli-krilischcs Lchroebo:udc der nebraischetiSprache, mit Vergleicfmng der verwandten Dmlchte. Lcips., 1817. ui-8", p. ÛUS.
eËfets qui en ont résulté; V si les Pérès de l'Kglise ont eu tort de cultiver la philosophie, et si par là ils ont nui à la religion; 5° si les incrédules modernes méritent le nom do philosophes. Il y aurait ici de quoi faire un gros volume , mais nuits abrégerons toutes ces questions (1).
un grand nombre d'additions philologiques (CGO pages). — 2° Grammaire hébraïque, composée en allemand, par le même Gésénius, traduite en latin, et enrichie d'appendices et de notes Idéologiques, philologiques et critiques, par F. Tempeslini (p. 661-81Ï). — 3° Lexique de la langue hébraïque, selon la méthode libre de tous points massoréliques, auquel on a joint un Appenaix renfermant tontes les expressions chaldaiques qui se trouvent dans l'Ancien Testament, par .1. Du Ycr.iier, du clergé de Paris (p. 815-882). — i° Nouvelle méthode hébraïque, délivrée des points mass rétiques, à laquelle on a joint des exercices pour une recherche plus facile des racines, par le même (885-Ôib). — 5° Court et clair enseignement de lu langue chaldaïque, pour l'intelligence des parties de l'Ancien Testament qui ont été écrites en langue chaldaïque, d'après les auteurs les plus renommés, par M. le chevalier Drach (947-964). — 6° Index des mots latins, avec indication des pages où ils ont leur expression hébraïque, de manière à former un Dictionnaire latin-hébreu, d'après Gésénius (965-987).
(I) Nous ferons précéder ces questions d'une trèsimportante. Quel est le plan d'une philosophie chrétienne? M. Clausel de Montais l'a ainsi tracé.
j Considérons un instant un grand spectacle, c'està-dire l'ensemble et le cercle immense des vérités si nobles, si utiles, si consolantes, en un mot si variées, que Dieu nous fait connaître par les simples lumières de la raison ; jetons les yeux sur la philosophie chrétienne. J'en indiquerai rapidement le plan, et l'exacte proportion avec les convictions essentielles à l'homme et avec les principes de son vrai bonheur. Vous jugerez s'il y a rien de mieux lié, de plus clair, do plus inébranlable. Celte doctrine, je l'appelle chrétienne, parce que la substance et le fond en ont été religieusement conservés dans l'Eglise du Sauveur depuis son origine. Elle se compose essentiellement des grandes vérités sur Dieu et sur l'homme. Or, malgré toutes les subtilités du moyen âge, ces vérités se sont toujours maintenues sans atteinle, à l'abri de la foi. Le novateur assez téméraire pour oser y loucher aurait été exclu aussitôt de l'a société sainte, et on ne l'aurait plus écouté. Il est visible que celui qui veut pénétrer dans la science philosophique doit chercher avant tout où est la certitude, ce qui constitue la certitude, ou, si l'on veut, les moyens de s'assurer de sa présence. On bâtirait un édifice en l'air, si l'on ne posait ce fondement. Il ne faut pas aller bien loin pour trouver ces édifices frappants qui distinguent les choses dont on ne saurait douter. Ces traits et ces caractères sont gravés profondément au fond de noire nature. Je m'explique ; et pour ne laisser aucun nuage sur une aussi grande question, je veux employer les termes ' les plus clairs cl les exemples les plus sensibles.
« Quand on dit en ma présence : Un cercle n'est pas un triangle ; le soleil se lève à l'orient et finit sa course à l'occident ; Iîome, ou bien Constantinoplc, existe ; quand on énonce devant moi ces propositions, je sens dans mon âme une impression profonde el invincible qui exclut tout doute clans mon esprit. Je ne dis pas que ma nature me dispose, m'incline à croire. Non, non, elle me donne une impression tout autrement vive et forte; elle me rend impossible toute hésitation; elle emporte malgré moi et comme sans moi mon consentement. Voilà sans doute un motif légitime de mon acquiescement ferme cl absolu. On a vu, dans les exemples que je viens de citer, la puiv-
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