VERSE
POLOGNE. Ce royaume n'a reçu le^ lumières de la foi qu'au \c siècle ; jusqu'alors les Polonais n'avaient été guère mieux policés que ne le sont encore aujourd'hui les Tar tares. Ils furent redevables de leur conversion au zèle et à la piété d'une femme,
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Dambrowka, fille de Boleslas, duc de Bohème, avait épousé Mieislas, duc de Pologne : par ses instructions et par ses exemples elle engagea d'abord son époux a renoncer au .paganisme ; l'un et l'autre travaillèrent ensuite à en détacher leurs sujets ; on rapporte cet événement a l'an de Jésus-Christ 966. Le pape Jean XIII, qui en fut informé, envoya promptemcnt en Pologne .Egidius, évoque de Tusculum, et un bon nombre d'ecclésiastiques pour cultiver cette mission, et les fruits en augmentèrent de jour en jour. Les protestants, toujours fâchés des conquêtes qu'a faites l'Eg'ise romaine par le zèle des papes, n'ont pas manqué de jeter du blâme sur celle-ci. Ils disent que les instructions do ces pieux missionnaires qui n'entendaient
Eas la langue du pays, n'auraient pas produit eaucoup d'effet, si elles n'avaient pas été accompagnées des édits, des lois pénales, des menaces et des promesses du souverain ; qu'ainsi c'est la crainte des peines et l'espoir des récompenses qui ont jeté les fondements duchristianisme dans \aPologne. On y établit deux archevêques et sept évoques, dont le zèle et les travaux achevèrent d'amener à la foi chrétienne les peuples de ce vaste royaume. Ma:s, continuent les censeurs des missions, toutes ces conversions ne furent qu'extérieures ; dans ce siècle barbare on se mettait peu en peine du changement d'affections et de principes qu'exige l'Evangile. Mosheim, Hist. eccl., x" siècle, i,cpart., cl, § 4. Cette censure imprudente et maligne fournit matière à une foule de réflexions. 1° Les incrédules parlent de même de la conversion de l'empire romain sons Constantin ; ils disent que ce sont les édits, les lois pénales, les menaces et les récompenses de cet empereur, plus que les instruclions des missionnaires , qui amenèrent ses sujets à la profession du christianisme ; que toutes ces conversions ne furent qu'extérieures, puisque, sous le règne de Julien, une bonne partie de ces prétendus chrétiens retournèrent au paganisme. Si les critiques protestants se donnaient la peine de réfuter les déistes, leurs raisons nous serviraient à résoudre leurs propres objections. — 2" Ils commencent par oublier que leur prétendue réforme n'est devenue dans aucun lieu du monde la* religion dominante que par les édits des souverains, par les ordonnances des magistrats, par les menaces et par la violence exercée contre les catholiques ; le motif des conversions opérées par les prédicants a été non-seulement la crainte des vexations et l'espoir des récompenses, mais très-souvent le libertinage d'esprit et de cœur. Pourvu qu'un prosélyte s'abstînt de l'exercice de la religion catholique, il acquérait la liberté de croire et de faire tout ce qu'il lui plaisait; plusieurs protestants ont avoué ce désordre.— 3° Il n'y a aucune preuve incontestable des lois pénales, des édits sanglants ni des violences exercées par le duc Mieislas contre ses sujets pour les forcer à la profession extérieure du christianisme; parce que les historiens disent en général
que ce prince fit tous ses efforts , employa tous les moyens possibles, ne négligea rien pour amener les Polonais à la foi chrétienne, il ne s'ensuit pas qu'il mit en usage les tortures et les supplices ; mais les protestants, aveuglés par la prévention et dominés par la haine, interprètent toujours les expressions des historiens dans le plus mauvais sens. Pour convertir des peuples ignorants, grossiers, presque stupides, qui ne tiennent à leur fausse religion que machinalement et par habitu le, il n'est pas toujours besoin de violents efforts, ni de grands talents; la douceur, la charité, les exemples de vertu suffisent. Dans les premiers siècles du christianisme, n'a-t-on pas vu de simples particuliers, très-peu instruits, réduits en esclavage et emmenés par des barbares, ven'r à bout de les convertir? Dieu attache les grâces de conversion à quels moyens il lui plaît. — h° Par pure complaisance pour nos adversaires, supposons pour un moment des lois pénales et des édits menaçants portés par Mieislas contre les idolâtrespolonais. Un souverain convaincu de la vérité, de la sainteté, de la divinité du christianisme, de son utilité au bien temporel et à la prospérité d'un et it, de l'absurdité, de l'impiété, des effets pernicieux de l'idolâtrie, ne peut-il, sans blesser le droit naturel, défendre par des édits l'exercice de cette fausse religion ? La prétendue liberté de conscience, tant réclamée par les protestants et par les incrédules, ne peut jamais être le droit de violer la loi naturelle, de se faire du mal à soi-même et aux autres. Si un souverain n'a pas droit de réprimer l'abus de la liberté, il ne peut sans injustice porter aucune loi, puisque toute loi quelconque gêne la liberté. Mais défendre l'exercice de l'idolâtrie, ce n'est pas forcer des sujets à professer le christianisme ; les prédicateurs de la tolérance confondent malicieusement ces deux choses. Voy. Liberté de Conscience, Tolérance, etc.
La religion catholique était demeurée pure depuis son établissement en Pologne jusqu à la naissance du protestantisme au xvr siècle. Quelques disciples de Luther allèrent y prêcher leur doctrine et y firent des prosélytes; peu de temps après, les frères moraves ou bohémiens, descendants des hussites, s'y réfugièrent ; plusieurs disciples de Calvin, sortis de la Suisse, y répandirent aussi leurs sentiments; enfin des anahaptistes et des antitrinitaires ou sociniens y formèrent des sociétés, et s'y sont maintenus pendant assez longtemps. Aujourd'hui l'on y connaît encore au moins quatre religions : lo catholicisme qui est la dominante, et il y a quelques églises catholiques du rite grec, aussi bien que des Grecs schismatiques. Les protestants forment un troisième parti, et les Juifs y sont tolérés.
POLYCARPE (saint), évêque de Smyrne, disciple de saint Jean l'Evangéliste, est un des Pères apostoliques; il y souffrit le martyre l'an 169 de Jésus-Christ , ou quelques années plus têt, suivant quelques écrivains modernes, et ù était alors dans un âge très-
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avancé. C'est saint Irénée qui nous apprend Si la nlurdité des femmes avait pu contrique Polycarpc son condisciple avait été in- huer à peupler plus promptement la terre et struit à l'école de saint Jean, qu'il avait cou- h faire le bonheur de l'homme, il est à préversé encore avec d'autres apôtres, et qu'il sumer que Dieu la lui aurait aceordée. Dieu avait vécuavocplusieursdcsdisciples témoins y pourvut d'une autre manière par la vie des actions du Sauveur. Il ne nous reste de très-longue qu'il voulut bien accorder au lui qu'une lettre écrite aux Philippiens, premier homme et à ses descendants. C'est trôs-respectée de tous les anciens auteurs là-dessus que Jésus-Christ s'est fondé pour ecclésiastiques, et qui est dans la Collection démontrer aux Juifs que le divorce permis des Pères Apostoliques, t. II. Cependant quel- par la loi de Mo se était un abus (Matth. xix). ques protestants, par intérêt de système, ont Saint Paul, en parlant du mariage , suppose de' affecté d'en révoquer en doute l'authenticité. mômequ'ildoitô;reréduitàrunité(iCor.vn,2). « Elle est regardée, dit Mosheim, par quel- Cependant plusieurs patriarches, Lame'ch,' ques-uns comme véritable, et par d'autres Abraham , Jacob, Esaii, ont eu plusieurs
comme supposée, et il n'est pas aisé de déci- femmes, et ils n'en sont point blâmés dans
der la question. » flist. ecclc's., icr siècle, l'histoire sainte. Moïse n'a point défendu la
11e part., c. 2, § 21. Mais la question est polygamie par ses lois, il semble plutôt la
très-décidée pour tout homme qui n'a au- permettre; Elcana, père de Samuel, David et
cuti intérêt h la prolonger. Daillé est le seul Salomon, étaient polygames; tous ont-ils pé-
auteur connu oui ait entrepris de jeter des ché contre le droit naturel? Jésus-Christ, en
doutessur l'autuenticitéde celtelettre, parce rappelant le mariage à son institution primi-
qu'elle renferme un témoignage irréfragable tive, a-t-il restreint le droit de la nature ? La
en faveur des lettres de saint Ignace, que loi évangélique, qui établit la monogamie,
ce critique téméraire ne voulait pas admet- n'est-elle qu'une loi positive à laquelle on
tre. Aussi a-t-il été solidement réfuté par puisse déroger en certains cas? Voilà trois
Péarson , Vindic. Ignat., c. 5, et Daillé n'a- questions auxquelles un théologien est obli-
vait allégué, suivant sa coutume, que des gé de satisfaire.
raisons frivoles. Le Clerc ne foi me aucun I. 11 faut observer d'abord que le droit na-
doute sur l'authenticité de ce même écrit, turel ne peut pas être exactement le même
Hist. ecclc's., an 117, p. 572. Malheureuse- dans les divers états delà société ; l'objet es-
ment pour les protestants, ce monument si scntielde la loinaturellequi établit ce droitest
respectable renferme deux passages très- le bien général de l'humanité : or le bien gé-
cl;tirs : l'un sur la présence réelle de Jésus- néral changea mesure que l'état delà société
Christ dans l'eucharistie, l'autre sur la hié- varie. 11 peut arriver qu'un usage qui ne por-
rarchie, ou sur les différents ordres des mi- tait aucun préjudice à l'intérêt général dans
nistres de l'Eglise ; les protestants en sont un certain état, y nuise dans d'autres cir-
f.lchés, ils voudraient s'en débarrasser en constances ; dès ce moment cet usage com-
rendant suspecte la lettre entière. Après mence à être d fendu par la loi naturelle,
le martyre de saint Poiycarpe, l'Eglise de Dans l'état de société domestique quia précé-
Smyrne en adressa une relation très-détaillée dé l'état de société civile, lorsque les familles
et très-édiiiante aux autres Eglises ; et ce mor- étaient encore isolées, nomades, et formaient
ceau, dont l'authenticité ne fut jamais contes- autant de peuplades différentes, la polygamie
léc, contient encore un témoignage formel du était à peu près inévitable, et elle n'entraînait
culte rendu par les premiers fidèles aux pas les mêmes inconvénients qui en résul-
reliques des martyrs. Voy. Reliques. Mém. tent aujourd'hui. Une famille était étrangère à
de Tillemont, t. I, p. 327 et suivantes. une autre famille, une tille trouvait donc dif-
POLYGAMIE, c'est le mariage d'un hom- Bellement à s'établir ; pour avoir un époux,
me avec plusieurs femmes en même temps, elle était presque toujours obligée de s'expa-
Tout le monde convient que le mariage trier. Les femmes, réduites à une condition à
d'une femme à plusieurs maris en même peu près semblable à celle des esclaves, et
temps serait contraire à la fin du mariage, très-sédentaires, ne connaissaient que la ten-
qui est la procréation des enfants, par con- te de leur père ou de leur époux. Consé-
séquent opposé à la loi naturelle; aussi ne quemment les filles préféraient de conserver
voit-on pas que ce désordre ait jamais été les mœurs, les habitudes, le langage de leur
autorisé chez aucun peuple policé; mais il y propre famille, en y prenant un seul mari
a desauteurs qui ont soutenuqu'il n'en est pas pour plusieurs, que dépasser dans une autre
de même du mariage d'un seul homme avec peuplade, qui était pour elles un pays étran-
plusieurs femmes, que cet usage, qui règne ger. Il est prouvé, par une expérience con-
encore chez plusieurs peuples infidèles , stante, que plus une jeune personne a été
n'est défendu chez les nations chrétiennes retirée et solitaire, plus il lui en coûte de
que par une loi positive. S'ils avaient exami- quitter la maison paternelle. En second lieu,
né la question avec plus de soin, il est pro- l'intérêt de chacune des familles nomades
bable qu'ds auraient pensé différemment, exigeait que le chef eût une multitude
D'abord Dieu en créant l'homme ne lui donna d'enfants et d'esclaves pour garder les trou-
3u'une seule épouse ; et il ajouta, Us seront peaux et se défendre contre les agresseurs ;
eux dans une seule chair ; c'est au mariage le père était souverain de cette petite répu-
ainsl réduit à l'unité que Dieu donna sa bé- blique. De son côté une mère de famille
nédiction (Gen. i, 28 ; h, 24)'. Telle est l'inten- était flattée de régner sur toute cette peuplade
tion et la première institution du Créateur, sous l'autorité de son époux. De là l'anibi-
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tol
tiun dci femmes d'avoir beaucoup d'enfants ; on cas de stérilité , elles adoptaient ceux de (ours esclaves, etlcs élevaientavcc l'attention d'une mère. La polygamie n'était donc alors contraire ni a l'intérêt des femmes, nia celui des enfants, ni à celui de la famille , ni par conséquent au bien général. Comment auraitelle pu paraître opposée a la loi naturelle?
Pour disculper les patriarches polygames, il n'est donc pas nécessaire de recourir à une dispense , ni h une permission particulière de Dieu, ni à l'ignorance dans laquelle ils ont pu être du droit naturel : ils sont suffisamment justifiés | ar les circonstances, il n'y avait encore alors point de société civile ni' de lois positives établies, et ils étaient chefs de peuplades. Lorsque l'Anglais Pinès fut jeté par un naufrage dans une î:c déserte avec quatre femmes, et qu'il en eut des enfants, il se trouvait dans un état semblable à celui des patriarches ; oserait-on décider qu'il pécha contre la loi naturelle ? Quand il aurait été besoin d'unedispensepour Abraham et pour Jacob, on devrait encore présumer que Dieu la leura donnée. En vertu des promesses divines (Gcn. xii, 1), Abraham était destiné à être la tige d'une grande nation, et déjà il avait à ses ordres un grand nombre de domestiques. Sara son épouse était stérile et hors de l'âge d'avoir des enfants ; il avait donc de fortes raisons de penser que dans cette circr>nsta.nce la loi de la monogamie n'avait plus lieu pour lui, et l'invitation que lui fit Sara de prendre Agar dut le confirmer dans cette opinion. Dans tous les temps on a jugé que le bien général d'une nation était un motif légitime de dispenser un souverain de certaines lois civiles ou ecclésiastiques, et il nous paraît que Abraham était un personnage non moins important qu'un souverain. Aucun particulier placé en société civile ne s'est jamais trouvé dans les mêmes circonstances que Abraham, et n'u pu se prévaloir de son exemple. Jacob, héritier des promesses faites à son aïeul , était dans un cas moins favorab'c, puisque Lia, sa première femme, était féconde; mais elle lui avait été donnée par fraude et malgré lui ; dans la rigueur il aurait pu légitimement la renvoyer d'abord. L'espérance bien fondée de devenir le père d'un peuple nombreux l'excusait aussi bien que l'usage des Chaldéens parmi lesquels il habitait pour lors. 11 n'est donc pas étonnant que l'Ecriture ne blâme ni Abraham ni Jacob, et que les Pères de l'Eglise aient conspiré à justifier l'un et l'autre.
IL Lorsque Moïse donna des lois aux Hébreux, il ne lui parut pas possible d'interdire absolument la polygamie; il est trèsprûbable qu'élis élait en usage chez les nations desquelles il était environné, et que les Hébreux s'y étaient accoutumés en Egypte. Mais Moïse ne la permit pas formellement, il la gêna même et en prévint l'abus par plusieurs de ses lois; par la même raison il toléra le divorce par la crainte d'un plus grand mal; c'est ainsi que Jésus-Chr'st a justifié la conduite de ce législateur (Matth.
xix, 8). Le principal objet de Moïse c'ait <'o pourvoir à l'intérêt national ; une preuve de la droiture de sa conduite, c'est qu'il n'usa point lui-môme de la liberté qu'il laissait aux autres. Aussi ne voyons-nous point que la polygamie ait été commune chez les Juifs; depuis Moïse jusqu'à David, l'histuire n'en fournit point d'autre exemple que celui d'Elcana, père de Samuel, qui avait deux femmes, et l'Ecriture nous donne à entendre qu'il avait pris la seconde à cause de la stérilité de la première; cependant, comme il est dit de Jaïr, qu'il avait trente fils tous dans l'Age viril, on ne peut guère présumer qu'il les avait eus d'une seule femme. Dieu avait défendu aux rois des Juifs de prendre un grand nombre de femmes (Dent, xvn, 7). La polygamie de Salomon était donc inexcusable, et l'Ecriture sainte nous en fait remarquer les funestes elfets. De tout temps c'a été une partie du luxe des souverains de l'Asie. Si David n'est pas formellement blâmé dans les livres saints d'avoir eu plusieurs épouses, cette conduite n'y est pas non plus formellement approuvée.
III. Jésus-Christ, en imposant aux hommes une loi -nouvelle et plus parfaite que l'ancienne, ne s'est pas proposé pour objet l'intérêt d'une seule peuplade ou d'une seule nation, mais le bien général de l'humanité. Tous les peuples connus pour lors étaient déjà réunis en autant de sociétés ci\ iles et nationales; le dessein du Sauveur a été de les unir encore en une seule société religieuse, et de leur apprendre à fraterniser les uns avec les autres : J'en ferai, dit -il, un seul bercail sons un même pasteur. Dans cet état de choses, il n'est pas dillici'e de prouver que la polygamie est coutivire au bien général, par conséquent réprouvée par la loi naturelle, que c'était une nécessité de ramener le mariage à son unité primitive. 1° Dans cet état, la fréquentation libre e:tre les deux sexes et entre les peuples rend les alliances beaucoup plus faciles. Les femmes, dont le travail est devenu nécessaire à plusieurs arts et au commerce, ne sont plus sédentaires esclaves, enfermées, victimes do la jalousie de leurs maris, comme elles le sont chez les peuples polygames. Les lois civiles ont réglé leurs droits et ceux de tous les citoyens; le despotisme des pères de famille ne peut plus avoir lieu : le nouveau degré de liberté qu'acquièrent les enfaui? exige qu'ils soient unis plus étroitement par les liens du sang et de la naissance. — 2" La polygamie, loin de faire le bonheur des époux, y met un obstacle invincible; c'est le témoignage que rendent les voyageurs qui ont le mieux examiné les mœurs des Asiatiques. » Chez les Turcs, dit M. Toit, la beauté même des femmes devient insipide aux maris; excepté quelque nouvelle esclave qui peut piquer leur curiosité, le harem ne leur inspire que du dégoût. Le désordre, né de la contrainte et de la réunion de plusieurs femmes, est un effet infaillible de la loi qui en permet la pluralité. La nature , égfileinent contrariée dans les deux
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